La divine providence a disposé ainsi des choses, que tous ceux qu'il a
envoyé à la conqueste des ames fidelles, ont esté Apostres ou gens
Apostoliques. La doctrine & saincteté desquels il a pleu à Dieu de
confirmer par miracles authentiques & irréprochables & depuis l'an 600,
à peine se trouvera il aucune conversion de peuples infidelles, à qui
n'ait esté entreprise par des Religieux, faisans profession
d'obeissance, pauvreté & chasteté, & si vous prenez la peine de lire les
historiens vous verrez qu'il n'y a coin où l'Evangile ait esté presché
depuis quatre cens ans, que ce n'ait esté des Religieux de sainct
François, qui en ayent faict l'ouverture aux despens de leur propre vie.
Les Religieux ont donc cet advantage, & prerogative, par dessus tous les
Ecclesiastiques seculiers, qu'ils ont par tout esté les premiers à
passer les mers, s'exposer aux perils & porter l'Evangile de nostre
Seigneur en toutes les Nations de la terre habitable, où ils ont exercé
indifféremment toutes les fonctions de Curé ou de Pasteur, administrans
tous les Sacremens, comme il estoit bien necessaire; puis qu'eux seuls
s'estoient employez & s'employent à la conversion des infidelles
barbares, de sorte que l'on peut dire que sans les Religieux, les deux
Indes, & le reste des peuples barbares convertis, seroient encores à
convertir, & que les Eveschés qui y sont à present, y ont esté establies
de l'authorité des Papes par les Religieux qui y ont esté les premiers
Evesques, comme ils y avoient esté les premiers Prédicateurs aprés les
Apostres, & où les Apostres mesmes n'avoient point penetré.
A la vérité le temps qui devoit nous avoir rendu sages, n'a pu qu'après
de longues années faire cognoistre à nos Marchands François, qui avoient
la traicte & le gouvernement du grand fleuve de Canada (descouvert
depuis l'an 1535 par Jacques Cartier) l'ayde de quelque colonies de bons
& vertueux Catholiques, ils n'y pouvoient rien advancer. La seule
avarice leur faisoit passer la mer pour en rapporter des pelleteries, &
les huguenots & heretiques participoient egallement du profit avec les
Catholiques; si les Catholiques avoient un Prestre, les huguenots
avoient un Ministre, & pendant qu'ils s'amusoient à leur dispute, les
Sauvages restoient confirmez dans leur irreligion pour voir se
scandalizer des disputes de religion, car ils ne sont pas bestes jusques
là, qu'ils ne voyent bien nos differents, & ceux qui font, le signe de
la S. Croix ou non, comme ils m'ont eu dit quelquefois.
En ces commencemens que les François furent vers l'Acadie; il arriva
qu'un Prestre & un Ministre moururent presque en mesme temps, les
mattelots qui les enterrerent, les mirent tous deux dans une mesme
fosse, pour veoir si morts, ils demeureroient en paix, puis que vivants
ils ne s'estoient pû accorder, toutes choses se tournoient en risée, les
Catholiques sans devotion s'accommodoient aysement à l'humeur des
huguenots, & ces heretiques malicieux se maintenoient dans leur vie
libertine, point d'obstacle ny d'empeschement à leur tirannie qui
forçoit mesme les Catholiques d'assister à leurs prieres & chants de
Maror, autrement ils n'estoient point admis dans leurs vaisseaux ny
employez en leurs manifactures de quoy je me suis souvente fois plaint,
mais en vain car Dieu n'est pas respecté jusques là, que son Eglise ait
par tout le dessus.
C'estoit une chose digne de compassion de veoir tant de desordres, la
terre ne se cultivoit point, le païs ne s'habituoit pas, & point du tout
de conversion ny d'envie de convertir, & neantmoins à ouyr les Marchands
vous eussiez dit qu'ils n'aspiroient rien tant que la gloire de Dieu, la
conversion des Sauvages & le bien du païs, je veux bien croire qu'ils
eussent quelque bonne volonté & eussent esté bien ayse d'y veoir de
l'advancement, mais toujours sans effect, à cause de leur interest
temporel auquel ils estoient attachez principalement.
Ces belles apparences firent resoudre le sieur Houel Secretaire du Roy,
personnage tres-affectionné au service de nostre Seigneur d'estre de la
partie, & s'associer avec eux, mais comme il estoit homme judicieux &
dans le dessein d'une personne qui ne respiroit rien moins que ses
propres interests, il recognut aussi-tost les deffauts de la Compagnie,
à laquelle il proposa que sans Religieux rien ne se pouvoit advancer ny
esperer, & que leur intention principale devoit estre la gloire de Dieu
& la conversion des Sauvages, autrement Dieu ne beniroit point leur
labeur, car il faut premièrement chercher le Royaume de Dieu & sa
justice, & puis toutes choses nous seront administrées.
Ces Messieurs trouverent ces propositions bonnes, advouerent leur
manquement, & le prierent de faire choix avec eux, des Religieux les
plus utils & de moindre charge à la compagnie pour cette Mission. La
memoire encore toute récente des grands fruicts que les Recollects
avoient opéré dans l'Amerique Orientale & au Royaume du Toxu que
d'autres disent Voxu, qu'ils, avoient depuis n'agueres converty à la
foy, leur fist jetter l'oeil sur eux & s'adresser au R.P. Chapoin
Provincial Recollects de la Province de S. Denis, pour obtenir de luy
quelque Religieux pour une si necessaire & glorieuse Mission.
S'addressant à un Pere si zelé, ils n'en pouvoient esperer que tout
contentement, aussi en receurent ils les fruicts qu'ils esperoient,
j'avois l'honneur pour lors d'estre son compagnon & d'avoir part à ses
soins, aussi me fist-il la faveur de m'en communiquer ses sentimens, &
la bonne volonté qu'il avoit pour le service de nostre Seigneur en ceste
affaire, j'eusse bien desiré deslors d'estre de la partie, si ma bonne
volonté & mon insuffisance eussent mérité cette grâce, mais il en
falloit de meilleurs que moy & capables d'un plus grand service, & par
ainsi il me fallut avoir patience jusqu'en un autre temps, que Dieu
couvrit d'un voile mes imperfections, & furent nommez pour la Mission le
R. Pere Denis Jamet, pour Commissaire le P. Jean Dolbeau, pour
successeur, en cas de mort, le P. Joseph le Caron, & le P. F. Pacifique
du Plessis, qui furent les quatre premiers Religieux qui passerent la
mer pour la conversion des peuples du Canada.
Mais pour ce que la chose estoit d'importance & qu'elle ne pouvoit estre
bien faicte que par les voyes ordinaires & bien seantes aux Religieux de
S. François. Nous eusmes recours à sa Sainteté pour en avoir les
permissions necessaires, lequel agréant nostre zele en escrivit à son
Nonce residant en Cour de France, duquel nosdits Religieux destinez pour
la Mission receurent avec sa benediction, une permission verbale d'aller
dans les terres infidelles & Canadiennes pour travailler à leur
conversion, en attendant le Bref que par négligence on ne receut que
deux ou trois ans aprés nostre entrée au Canada, comme il se verra
cy-apres.
_CUYDO BENTIVOLE, Par la grace de Dieu & du S. Siege
Apostolique Archevesque de Rhodes, de la part de nostre S.
Pere le Pape Paul cinquiesme au Tres-Chrestien Roy de France
& de Navarre Louys treiziesme, Nonce Apostolique, &c. &
specialement choisi, commis & deputé de par nostre S. Pere
Paul cinq, pour juge ou Commissaire en ces quartiers. A N.
bien aimé le Venerable Pere Joseph le Caron prestre,
Religieux profez Recollect de l'Ordre de S. François,
Province de Paris, ou S. Denis, & à tous autres Peres &
Freres Recollects profez dudit Ordre de S. François &
constituez en l'ordre sacré de Prestrise & Confesseurs
approuvez par l'ordinaire, lesquels sont sur le point de
recevoir Mission & obedience de leur Pere Provincial, pour
s'acheminer avec vous en quelques contrées des Payens &
infidelles pour moienner leur conversion à la vraye-foy &
Religion Catholique, où que vous pouvez prendre avec la
permission & licence du susdit Père Provincial, salut &
sincère dilection en nostre Seigneur. Vous pourrez sçavoir
qu'autrefois le Reverendissime Archevesque comte de Lyon,
Ambassadeur de sa Majesté Tres-Chrestienne vers Nostre S.
Pere, ayant requis le S. Siege Apostolique & supplié sa
Saincteté, que sous le bon plaisir de sadite Saincteté, &
avec les conditions cy-dessous escrites, il fut loisible au
Reverent Pere Provincial des Religieux Recollects du susdit
Ordre S. François, d'envoyer quelques Religieux du mesme
Ordre & de sa Province de S. Denis en France, lesquels
fussent suffisans & idoines pour prescher & estendre la foy
Catholique dans les terres & regions infidelles & dautant
que cest oeuvre estoit de soy meritoire, & qu'il avoit pleu
à sadite Saincteté de nous donner plein pouvoir de conceder
les moyens competens & necessaires pour l'execution de tout
ce que dessus par les causes et raisons sus alleguées, par
authorité & commission Apostolique, nous avons donné &
accordé, donnons & accordons à vostre R. P. Provincial, & à
vous qui avez esté nommez, choisis & deputez par luy, les
facultez & privileges suivants, desquels vous pourrez vous
servir & prevaloir au cas que dans ces lieux, il ne se
trouve personne qui en aye de semblables & dont le temps ne
soit encore expiré, pour le temps seulement que vous, frère
Joseph Caron & vos associez demeurerez dans ces pays de
payens & infidelles, & sont les susdit Privileges de la
teneur vertu & pouvoir qui s'enfuit, sçavoir est, de
recevoir tous les enfans nais de parens fidelles &
infidelles & tous autres de quelque condition qui soyent,
lesquels aprés avoir promis de garder, & observer tout ce
qui doit estre gardé & observé par les fidelles, voudront
embrasser la verité de la foy Chrestienne & Catholique de
baptizer mesmes hors les Eglises en cas de necessité,
d'entendre les confessions des penitens, & icelles
diligemment entenduës, aprés leur avoir imposé une pénitence
salutaire selon leurs fautes, & enjoint ce qui doit estre
enjoint en conscience, les deslier & absoudre de toutes
sentences d'excommunication & autres censures & peines
Ecclesiastiques, comme aussi de toutes sortes de crimes,
excez, & delicts, mesmes des reservez au Siege Apostolique,
& de ceux qui sont contenus dans les lettres lesquelles ont
accoustumé d'estre leües le jour du Jeudi sainct,
d'administrer les Sacremens d'Eucharistie, Mariage & extrême
Onction, de bénir toutes sortes de paremens, vases &
ornemens où l'onction sacrée n'est pas necessaire, de
dispenser gratuitement les nouveaux convertis qui auroient
contracté ou voudroient contracter Mariage en quelque degré
de consanguinité & affinité que ce soit, sauf au premier &
second, ou entre ascendans & descendans, pourveu que les
femmes n'ayent point esté ravies, que les deux parties qui
auroient contracté ou voudroient, contracter soient
Catholiques & qu'il y ait juste cause tant pour les mariages
desja contractez, que pour ceux que l'on desire contracter,
declarer & prononcer les enfans nais & issus de tels
Mariages legitimes. D'avoir un Autel que vous puissiez
porter avec bienseance, & sur iceluy celebrer és lieux
decens & honestes où la commodité des Eglises vous manquera._
_En foy & tesmoignage de tout ce que dessus, nous avons
commandé les presentes lettres soubscrittes & soubsignées de
nostre main, estre faites signées & seellées de nostre sceau
par nos aimez Louys Savanutius, nostre Auditeur & Docteur en
l'un & l'autre droict, & Messire Thomas Gallot Clerc à Paris
licencié és droits canon & civil Notaire public & juré tant
de l'authorité Apostolique que de la venerable Cour
Episcopale de Paris, & suivant l'Edit du Roy de sorte &
comme articulé és registres de l'Evesché & cour de Parlement
de Paris, demeurant ausdit Paris rue-neuve Nostre-Dame &
Notaire en ce quartier. Donné à Paris l'an de Nostre
Seigneur, mille six cens dix-huict le vingtiesme du mois
Mars. Ainsi signé & Archevesque de Rhodes Nonce Apostolique,
& plus bas par commandement du susdit illustrissime &
Reverendissime Seigneur, Nonce Apostolique & Commissaire
delegué, Th. Gallot Notaire public comme dessus & Louis
Savamitotius Auditeur._
En suitte de la permission de sa Saincteté donnée à nos Peres, j'ay
trouvé coppie d'une lettre patente du Roy, par laquelle sa Majesté donne
la mesme permission à nostre R. P. Provincial de la Province de S.
Denis, privativement à tous autres, de pouvoir envoier des Religieux
Mineurs Recollects dans les terres du Canada pour la conversion des
Sauvages, & qu'aucun autre du mesme ordre n'y puisse aller qu'avec sa
permission & sous son obédience, pour eviter aux desordres & confusions
que la diversité des commissions & superiorité pourroit apporter, dont
voicy la teneur de la patente.
_LOUIS.--PAR LA GRACE DE DIEU Roy de France et de Navarre. A
tous ceux qui ces presentes lettres verront, salut. Les feux
Roys nos predecesseurs se sont acquis le tiltre & qualité de
Tres-Chrestien en procurant l'exaltation de la saincte foy
Catholique, Apostolique & Romaine, & en la deffendant de
toutes oppressions, maintenant les Ecclesiastiques en leurs
droits, & recevans en leur Royaume tous les Ordres de
Religieux, qui avec une pureté de vie se mettoient à
enseigner les peuples & les endoctriner tant de vive voix
que par exemple. Et soit ainsi que nous soyons remplis d'un
extreme desir de nous maintenir & conserver ledit tiltre de
Tres-Chrestien, comme le plus riche fleuron de nostre
couronne, & avec lequel nous esperons que toutes nos actions
prospereront, voulans non seulement imiter en tout ce qui
nous sera possible nosdits predecesseurs, mais mesmes les
surpasser en desir d'establir ladite foy Catholique, &
icelle faire anoncer és terres loingtaines, barbares &
estrangeres où le S. Nom de Dieu n'est point invoqué. Nostre
cher & devot Orateur, le Pere Provincial de la Province de
S. Denis en France, des Religieux de S. François de
l'estroicte observance vulgairement appellez Recollects, se
soit cy-devant, & en secondant nos desirs, offert d'envoyer
és païs de Canada, des Religieux dudit Ordre, pour y
prescher le sainct Evangile & amener à la saincte foy, les
ames des habitans dudit pays, qui sont errantes & vagabondes
dans leurs fantasies, n'ayans aucune cognoissance de vray
Dieu, & à cest effect y en ayant envoyé nombre leur labeur
(par la grace de Dieu) n'auroit point esté inutil, au
contraire quelqu'uns desdits habitans de Canada
recognoissans leur vieil erreur ont embrassé avec ardeur la
saincte foy, & y ont receu le sainct Baptesme, nouvelle qui
nous a esté aussi aggreable qu'aucune qui nous peust
arriver, & ne reste à present qu'à affermir ce qui a esté
commencé par lesdits Religieux, ce qui ne peut mieux estre
qu'en permettant ausdits Religieux de continuer, ensemble de
s'habituer audit pays & y bastir autant de Convents qu'ils
jugeront estre necessaires selon les temps & lieux, tous
lesquels Convents, Monasteres & Religieux seront soubs
l'obedience dudit Pere Provincial de la Province de sainct
Denis en France & non d'autre, & ce pour empescher toute
confusion qui pourroit survenir si chaque Religieux à son
premier mouvement se portoit de passer audit pays de Canada,
à quoy desirans remedier pour l'advenir nous avons dit &
declaré, disons & déclarons par ces presentes signées de
nostre main, nostre intention & volonté estre que le Père
Provincial de ladite Province de sainct Denis en France
seul, puisse & luy soit loisible d'envoyer audit pays de
Canada, autant de ses Religieux Recollects qu'il jugera
estre necessaire, & quand bon luy semblera ausquels
Religieux Recollects nous avons permis & permettons par
cesdites presentes de soy habituer audit, pays de Canada, &
y faire construire, & bastir, un ou plusieurs Convents &
Monasteres, selon, & ainsi qu'ils jugeront estre à faire, &
auquel pays de Canada aucuns autres Religieux Recollects ne
pourront aller, si ce n'est par l'obédience qui leur sera
donnée par ledit Provincial de laditte Province de sainct
Denis en France, & ce afin d'eviter toute dissention qui
pourroit survenir faisant deffence à tous les Maistres des
ports & havres de permettre qu'aucuns Religieux de l'Ordre
de S. François s'embarquent pour passer & aller audit pays
de Canada sinon soubs l'obedience audit Provincial & de
celuy qu'il commettra pour superieur. Et en tesmoignant plus
particulièrement nostre affection envers lesdits Religieux,
nous avons iceux, ensemble leurs Convents & Monasteres pris
en nostre protection & sauvegarde. SI DONNONS en mandement à
nostre très-cher & aymé cousin le sieur de Montmorency
Admiral de France ou ses Lieutenants sur tous les ports &
havres de cestuy nostre Royaume, & à tous nos autres
justiciers & officiers qu'il appartiendra, que le contenu
cy-dessus ils ayent à faire garder & observer de point en
point selon sa forme & teneur, & faire publier ces presentes
par tous, les ports & havres, & lieux, de leurs
jurisdictions, sans permettre qu'il y soit contrevenu.
Mandons en outre à nostre Viceroy de Canada, les Lieutenans
ou autres nos Officiers des lieux, qu'ils ayent à maintenir
lesdits Religieux Recollects de ladite Province de sainct
Denis en France audit pays sans qu'ils y en puissent
recevoir aucuns qui n'ayent l'obédience du dit Provincial de
la Province de France, tenant au surplus la main à
l'exécution de ceste nostre volonté, nonobstant quelconque
lettres à ce contraires, ausquelles nous avons desrogé &
desrogeons par cesdites presentes. Car tel est nostre
plaisir. En tesmoing dequoy nous avons faict mettre nostre
seel à cesdites presentes. DONNE._
Voilà toutes les pieces principales & necessaires, que l'on pouvoit
desirer des puissances souveraines jointes à l'authorité de nostre R. P.
Provincial, pour pouvoir affermir & rendre asseurée une si glorieuse &
meritoire Mission, de laquelle le S. Esprit avoit esté le premier
autheur & inspirateur comme d'une oeuvre qui estoit toute de luy & non
des hommes, car qui peut aller à JESUS si Dieu ne l'attire.
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_De l'embarquement des quatre premiers
Recollects, qui annoncerent la parolle de Dieu en
Canada. La maniere de cabaner des Montagnais, où
le P. Dolbeau hyverna & le P. Joseph aux Hurons._