Musique de M G Héquet.
[Partition musicale.]
Théâtres.
_Mademoiselle de La Vallière_, drame en cinq actes et en vers, de M.
ADOLPHE DUMAS.--_L'Homme de Paille_.--_Les Cuisines._
On ne reprochera pas à M. Adolphe Dumas de manquer de hardiesse; aucun
fait ne l'a intimidé, aucun nom ne l'a fait reculer: ni les amours, ni
les intrigues de Versailles, ni la cour, ni le ciel, ni Dieu, ni le roi;
Anne d'Autriche, Montespan, Soissons, Henriette d'Orléans, Louis XIV,
Molière, Guise, Condé, Bossuet, Fontainebleau et les Carmélites, la vie
et la mort, M. Adolphe Dumas a tout mis intrépidement dans son drame. Il
a été réprimandé de cette audace par plus d'un critique rigide. Comment
avez-vous pu tenter une telle entreprise? lui a-t-on dit. Comment vous
êtes-vous senti assez de vérité et de puissance, pour faire agir et
parler de tels hommes et de telles femmes? Qui vous a dévoilé le secret
de tant de génies puissants et de tant de coeurs amoureux? Quoi! en même
temps, la tendresse de La Vallière, la fiére passion de Louis XIV, le
regard profond et mélancolique de Molière, la grande voix chrétienne de
Bossuet! y songez-vous? Par quel art donner leur vie propre, leurs
sentiments véritables, leur langage réel à tous ces morts, si
diversement curieux et célèbres?
La réponse de M. Adolphe Dumas est concluante.--On n'a pas besoin de
s'inquiéter si fort: la vérité, il s'en débarrasse comme d'un bagage
inutile, la ressemblance, c'est la chose dont il s'est médiocrement
soucié. Les noms de ses personnages sont réels, il est vrai, mais les
personnages ne le sont pas, ou ne le sont guère. En un mot, M. Adolphe
Dumas a suivi la mode du drame capricieux; il a ouvert un champ libre à
l'imagination. Sous l'enseigne de l'histoire, le poète établit un
magasin de fantaisie; l'histoire, pour M. Adolphe Dumas, est le
prétexte, la fantaisie est la réalité; ou plutôt, comme l'a dit un autre
Dumas, l'histoire est le clou que l'auteur a planté dans la muraille
pour y attacher--son chapeau? Non pas, mais son drame.
Qu'on ne s'étonne donc de rien de la part de M. Adolphe Dumas: Louis XIV
lève sa canne sur un ambassadeur: la fantaisie! Guise se laisse insulter
en pleine cour par un comédien: la fantaisie! Mademoiselle de La
Vallière dit en présence du roi, à madame de Soissons: «Vous en avez
menti!» la fantaisie! Bossuet donne la main à Molière et fraternise
avec lui: la fantaisie! Molière est duelliste, insolent, et rudement de
morale et de vertu: la fantaisie! Que vous dirai-je? de fantaisie en
fantaisie, on arrive, avec M. Adolphe Dumas, a visiter un Versailles et
un siècle de Louis XIV à peu près fantastiques. Si vous en demandez la
raison au poète: «Car tel est notre bon plaisir,» dira-t-il. Que
répondre à cela, sinon que le bon plaisir a mené plus d'un roi et plus
d'un poète à l'abîme?
Le drame de M. Adolphe Dumas commence par une scène charmante, et
celle-là a bien pu se passer en 1660, en plein dix-septième siècle, dans
la cour jeune, galante et amoureuse de Louis XIV. M. Dumas n'est pas
toujours dans la supposition; il a d'agréables lueurs de vérité.--Madame
de Soissons, madame Henriette d'Orléans, Athénaïs de Mortemart, sont
réunies dans une salle voisine de l'appartement de la reine mère. Que
font-elles? eh! que peuvent-elles faire, si ce n'est de parler du roi?
Louis est jeune, tendre, beau, magnifique. Comment toutes ces âmes
amoureuses, toutes ces têtes ardentes ne songeraient-elles pas d'abord
au roi, c'est-à-dire à la grâce, au plaisir, à la puissance? Elles y
songent donc, elles en rêvent; le nom de Louis est sur leurs lèvres;
l'image de Louis est dans leur coeur. Mais qui aimera-t-il? qui
choisira-t-il? Louis a passé la nuit dans la galerie: pour quels beaux
yeux? Il a ramassé un mouchoir échappé d'une blanche main;... mais de
quelle main?--Cependant là-bas, modestement assise et le front baissé,
voyez-vous cette blonde jeune fille? elle se tait, tandis que les autres
jettent étourdiment leurs espérances et leurs amours au vent; son regard
est plein d'un feu voilé; leurs regards hardis étincellent; elle ne dit
rien, mais que quelqu'un s'écrie:
Si Louis, jeune et roi, n'était pas jeune et roi, Laquelle de fous
quatre, enfin, l'aimerait?
Moi! murmure-t-elle. Vous avez reconnu La Vallière, et c'est La Vallière
en effet.
Nous passerons sur un sermon de la reine Anne d'Autriche. N'attristons
pas nos amours par la rigidité et les regrets des douairières. Le roi
survient; et, pour le coup, tous les yeux et tous les coeurs de ces
demoiselles et de ces dames se tournent de son côté. «Je l'ai vu la
première,» dit La Vallière tout bas. Parmi res belles impatientes et
ambitieuses de plaire, laquelle le regard du Louis cherche-t-il
furtivement? La Vallière. La douce fille, pour cacher son trouble,
dessine un lis.
Un lis?--Le lis royal!--Bien faible, car il plie; On baiserait la main,
tant la fleur est jolie.
Ainsi se passent ces heures galantes, en coups d'oeil furtifs, en
douceurs, en soupirs; puis, on parle de plaisirs et de fêtes. Versailles
sera demain le théâtre enchanté des plus rares merveilles; Benserade est
à l'oeuvre, et M. de Molière achève _la Princesse d'Élide_.
Mais voici Molière en personne; il entre chez le roi, comme s'il était
le roi lui-même. Monsieur d'Orléans, le frère de Sa Majesté, n'avait pas
le même privilège; s'il s'en fût avisé, Louis XIV l'aurait réprimandé
vertement. Quoi qu'il en soit, écoutez Molière:
.... Oui, sire, Poquelin! Ce nom vaut bien le nom d'un bâtard orphelin,
D'un duc dégénéré, d'un bourgeois gentilhomme; Mon père est tapissier,
mon père est un brave homme, Et son fils fera voir un jour, au plus
moqueur, Que la noblesse vient de l'esprit et du coeur.
Que dites-vous de Molière parlant, à Versailles, de ce ton haut et
provoquant? C'en est fait; M. Adolphe Dumas nage en pleine fantaisie, et
nous en verrons bien d'autres. A compter de cette entrée de Molière, il
faut renvoyer l'histoire chez elle; M. Adolphe Dumas n'en veut plus
entendre parler. Il a besoin de l'étrangler et de s'en défaire, pour
satisfaire, à son aise, tous ses caprices; l'histoire est donc morte et
enterrée; n'en parlons plus Molière et Louis XIV s'arrangent à
merveille; deux amis intimes ne feraient pas mieux; deux camarades
n'agiraient pas, l'un envers l'autre, avec plus de laisser-aller.
Molière confie à Louis XIV ses peines et ses jalousies, et les trahisons
de sa femme:
A Toulouse j'ai fait rencontre, par hasard, D'une fille, un enfant qu'on
nommait la Béjard. Je lui donne mon nom, seul bien dont je dispose, Si
le nom de Molière est jamais quelque chose. Enfin, j'aurais donné
l'avenir glorieux Et les siècles futurs pour un amour heureux; Sire, eh
bien! mon bonheur, dans sa robe adultère, Tous les soirs se déchire aux
regards du parterre.
A son tour, Louis XIV n'est pas en reste avec Molière; Molière est le
dépositaire de l'amour du roi pour La Vallière; mais, le plus étonnant
de l'aventure, c'est que Poquelin fait de la morale au roi, et, qu'à
part lui, il prend la résolution de soustraire la colombe au vautour
royal. Un allié, sur lequel, certes, vous ne comptez pas, se range du
côté de Molière dans cette entreprise. Bossuet, de moitié avec l'auteur
du _Tartufe_, défend La Vallière contre les attaques de Louis. «Vous
êtes un brave homme, dit Molière à Bossuet.--Donnez-moi la main,» répond
Bossuet à Molière. N'est-ce pas étrange? Et la fantaisie n'est-elle pas
quelquefois une muse par trop singulière?
La Vallière ne joue pas un rôle moins original; qu'elle consulte
Bossuet, rien de mieux; qu'elle écoute sa voix prévoyante, je n'ai rien
à y redire; mais que La Vallière appelle Molière son frère et son ami,
voilà qui dépasse ma tolérance. Quoi qu'il en soit, malgré Bossuet et
malgré Molière, son frère et ami, La Vallière succombe; elle succombe,
non sans excuse! Une tentative de fuite et de violents combats attestent
qu'elle ne s'est pas rendue lâchement. Cette pauvre La Vallière est bien
à plaindre, en vérité, et je suis tenté de l'absoudre; quelle vertu
aurait résisté davantage? et comment se soustraire au regard enivrant de
ce roi de vingt ans et à l'éblouissant éclat de cette cour si pleine
d'ardeurs et de poésie? Molière lui-même, ce Molière dont M. Adolphe
Dumas fait un si rude prédicateur, n'a-t-il pas aidé à cette chute de la
vertu? n'est-ce pas lui qui a dit à mademoiselle de La Vallière, dans le
prologue de la _Princesse d'Élide._
Soupirez librement pour un amour fidèle,
Et bravez ceux qui voudraient vous blâmer:
Un coeur tendre est aimable, et le nom de cruelle
N'est pas un nom à se faire estimer.
Dans le temps où l'on est belle,
Rien n'est si beau que d'aimer.
D'ailleurs La Vallière commence déjà à expier sa faute: elle essuie les
violences de madame de Soissons, et la reine-mère la traite avec dureté.
Louis XIV, à en croire M. Dumas, n'est pas le seul ouvrier de cette
chute: un certain marquis de Santa-Fior, marquis de contrebande, un
drôle, un Scapin, lui a facilité les voies. Ce Santa-Fior, fils original
et fantasque, né du cerveau de M. Adolphe Dumas, ne manque ni de verve
ni d'esprit; mais il devance les temps, et transporte à la cour de 1669
le baron de Wormspire, beau-père de Robert-Macaire de 1835.
Santa-Fior ou Louis, peu importe, La Vallière est vaincue, on ne saurait
plus en douter: voyez-la tendrement suspendue au bras de son royal
amant, et écoutant ses douces paroles:
Blonde comme un soleil, belle comme le jour,
Je passerai ma vie à te parler d'amour.
--Où voulez-vous aller?--Sous ces ombrages silencieux, dit l'amant;
c'est là que mon père, Louis XIII, aimait à s'asseoir:
C'est là qu'il est venu, seul avec La Fayette,
Comme toi toujours tendre et toujours inquiète.
On trouverait encor leurs chiffres amoureux.
--Que voulez-vous?--Chercher.--Quoi chercher?--Des heureux:
Louis XIII gravant des chiffres amoureux sur les arbres peut sembler un
peu bien hasardé, mais les vers sont jolis.
Tandis que La Vallière soupire, Molière est insulté par les marquis; que
dis-je, par les marquis, non point seulement par les Acaste et les
Clitandre, mais par un Guise en personne. C'est ici,--le
croiriez-vous?--que Molière met le poing sur la hanche, se pose en
bretteur, et provoque M. de Guise: M. de Guise consent à se battre, pour
surcroît de merveille; mais le roi survient, et dérange le combat:
La royauté, ce soir, soupe avec le génie.
Voyons, monsieur, soyez de notre compagnie.
A ces mots, le roi s'assied à une table magnifiquement servie, et donne
près de lui place à Molière: le banquet est splendide et splendidement
illuminé: princes et ducs, duchesses et marquises y prennent part, sur
l'ordre de Louis.
M. Adolphe Dumas agrandit et orne singulièrement le petit _en cas de
nuit_ que le roi fit partager, dit-on, à Molière au nez des courtisans.
Louis boit à Molière et à Corneille; Molière riposte en buvant au roi.
Soit, Mais que dites-vous de ce qui suit? Louis XIV oblige Guise de
choquer le verre avec Molière et que fait Molière? Molière se levant, le
verre à la main, porte à Guise et à la noblesse assise à cette table, le
_toast_ incroyable que voici:
A votre oncle Mayenne, assassin d'Henri Trois!
Et, comme si j'étais encore sur mon théâtre,
A sa soeur, votre tante, assassin d'Henri Quatre!
Sire, permettez-moi, c'est un duel entre nous;
Il faut que tout ceci se passe devant vous.
Nous autres gens de coeur, nous autres gens de lettres,
Nous sommes las des beaux, sire, et des petits-maîtres.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Mais qui donc êtes-vous? C'est une raillerie.
Des danseurs!... O héros de la chevalerie:
Charlemagne et Roland, voilà les héritiers
De ceux de Roncevaux et de ceux de Poitiers.
Mais, n'allons pas si haut, ombres chères et vaines!
Votre sang est trop vieux et n'est plus dans leurs veines,
Mais qui donc êtes-vous? un frondeur, un ligueur;
Des Guises balafrés sur un front sans rougeur,
Les hommes avilis de nos guerres civiles,
Les restes écumés des troubles de nos villes,
Qui s'en vont, quand Paris n'est plus à ravager,
Avec Condé, porter la France à l'étranger!
[Illustration: Théâtre de la Porte-Saint-Martin.--Mademoiselle de La
Vallière.--Scène du troisième acte: Molière portant un toast aux
nobles.]
Et Guise ne s'indigne que médiocrement à ces apostrophes fanfaronnes; et
Louis XIV d'applaudir et d'encourager Molière. Mais, en vérité, où
sommes-nous? où allons-nous? Quoi! c'est là Versailles? quoi! c'est le
roi? quoi! c'est Molière? Il serait si facile de répondre à cette
déclamation de ce Poquelin sans pareil, qu'après tout il se trompe, que
la noblesse de Louis XIV n'était pas encore la noblesse honteuse et
énervée de la Régence et de Louis XV, et que les hommes qui se faisaient
tuer bravement dans les fossés de Strasbourg ou de Dôle, ajoutant
l'Alsace et la Franche-Comté à la France, n'étaient pas de si indignes
héritiers de ceux de Poitiers et de Roncevaux.
Mais déjà tout est dit: l'amour de Louis XIV pour La Vallière s'éteint
peu à peu et s'en va; la possession a produit la satiété. La Vallière
aime toujours, aimera toujours; Louis n'aime déjà plus. En vain il
cherche à dissimuler cet abandon par un semblant de tendresse, La
Vallière a lu dans cette âme rassasiée. La galanterie contrainte, la
froideur, les impatiences du roi ne font que confirmer son infidélité;
Montespan a pris la place de La Vallière.
La pauvre victime abandonnée ne songe plus qu'à la retraite et à la
pénitence. Appuyée d'un côté sur Bossuet et de l'autre sur Molière, elle
se décide à rompre avec le monde et à cacher sa douleur et son repentir
dans quelque pieux asile; La Vallière ira aux Carmélites.--En même temps
qu'il nous montre La Vallière brisée par la trahison d'un homme, M.
Adolphe Dumas nous fait voir Molière tué par l'infidélité d'une femme:
ici Louis XIV ensevelissant dans une retraite austère La Vallière
vivante; là, la Béjart ouvrant à Molière, mort de chagrin, une tombe
prématurée. Et ainsi, tous deux s'acheminent en même temps vers la
sépulture: l'une aux Carmélites, l'autre au cimetière Montmartre. Voici
La Vallière sur la route du couvent; voilà les restes inanimés de
Molière qui passent, et le peuple s'émeut et s'agite autour d'eux.--Par
un dernier retour de tendresse, Louis XIV veut arrêter La Vallière; mais
Bossuet l'empêche de retenir aux corruptions du monde cette âme, qui
court se racheter vers Dieu.--Le roi obéit à Bossuet, et cependant salue
le cercueil de Molière:
Bénissez ce cercueil, Molière est un grand homme,
Aussi grand que tous ceux de la Grèce et de Rome.
Il était au théâtre, il était comédien,
Mais après tout, Molière était homme de bien.
Et la toile tombe.
Si vous pouvez vous isoler de toute préoccupation historique; si vous ne
faites cas ni de la vérité des caractères, ni de la vérité des moeurs et
du temps, le drame de M. Adolphe Dumas pourra se faire absoudre; il est
semé de jolis vers, de vers élégants, de vers tendres, de sentiments
énergiques; mais si vous croyez à Molière, à Bossuet, à la
vraisemblance, au bon sens de l'histoire, le drame court le risque d'un
jugement sévère. Il paraît que le public ne croit à rien de tout cela,
car il a beaucoup applaudi M. Dumas, et court avec curiosité à la
Porte-Saint-Martin.
M. Adelphe Dumas répondra aux critiques par le grand et terrible
argument du succès. Le succès est quelque chose en effet, mais le succès
n'est pas tout. M. Adolphe Dumas est un homme de trop d'esprit et de
trop de talent pour ne pas vouloir mettre complètement d'accord, dans un
prochain drame, et ceux qui ne voient que le fait du succès, et ceux
qui, dans le succès même, demandent et regrettent quelque chose.
La semaine a été pauvre en vaudevilles: le théâtre du Palais-Royal et le
théâtre des Variétés ont seuls donné signe de vie: l'un a mis au monde
_L'Homme de Paille_, l'autre a saupoudré de gros mots cinq petits actes
intitules: _Les Cuisines_ L'homme de paille, cela se devine, est une
espèce de paravent qui sert à cacher les peccadilles d'un vaurien. M. de
Champvilliers a des vices et des maîtresses: il craint que cette vie
désordonnée lui enlève une veuve et une dot qu'il veut épouser; il prend
M. Gambriac pour éditeur responsable. Tout ce qui lui tombe sur le dos,
duels, dettes, intrigues, c'est de Gambriac qui en est cause. Gambriac
cependant s'aperçoit du rôle de dupe qu'un lui fait jouer, et comme il
n'est pas niais, il prend sa revanche et enlève au mystificateur la dot
et la veuve. De la gaieté et quelque traits d'esprit, que faut-il
davantage à un vaudeville?
Le théâtre des Variétés nous mené, comme Colletel, de cuisine en
cuisine: cuisine de la grisette, cuisine du portier, cuisine des
Invalides, cuisine à 32 sous, cuisine du Pont-Neuf, cuisine
millionnaire; par-ci, par-là le sel manque; mais le public avait faim il
a pris ce repas en cinq services, d'assez bonne grâce: l'appétit rend
indulgent Les auteurs sont, d'une part. MM. Marc Michel et Labiche: de
l'autre, MM. Cormon et Dupeuty. Le tout forme un quadrille.