de la cérémonie du baptême. -- Diverses circonstances qui dans le
moment attristent la France, et compriment l'essor de la joie
publique. -- Redoublement de défiance à l'égard de la Russie,
accélération des armements, et rigueurs de la conscription. --
Crise commerciale et industrielle amenée par l'excès de la
fabrication et par la complication des lois de douanes. --
Faillites nombreuses dans les industries de la filature et du
tissage du coton, de la draperie, de la soierie, de la
raffinerie, etc. -- Secours donnés par Napoléon au commerce et à
l'industrie. -- À ces causes de malaise se joignent les troubles
religieux. -- Efforts du Pape et d'une partie du clergé pour
rendre impossible l'administration provisoire des diocèses. --
Intrigues auprès des chapitres pour les empêcher de conférer aux
nouveaux prélats la qualité de vicaires capitulaires. -- Brefs du
Pape aux chapitres de Paris, de Florence et d'Asti. -- Hasard qui
fait découvrir ces brefs. -- Arrestation de M. d'Astros;
expulsion violente de M. Portalis du sein du Conseil d'État. --
Rigueurs contre le clergé, et soumission des chapitres
récalcitrants. -- Napoléon, se voyant exposé aux dangers d'un
schisme, projette la réunion d'un concile, dont il espère se
servir pour vaincre la résistance du Pape. -- Examen des
questions que soulève la réunion d'un concile, et convocation de
ce concile pour le mois de juin, le jour du baptême du Roi de
Rome. -- Suite des affaires extérieures en attendant le baptême
et le concile. -- Napoléon retire le portefeuille des affaires
étrangères à M. le duc de Cadore pour le confier à M. le duc de
Bassano. -- Départ de M. de Lauriston pour aller remplacer à
Saint-Pétersbourg M. de Caulaincourt. -- Lenteurs calculées de
son voyage. -- Entretiens de l'empereur Alexandre avec MM. de
Caulaincourt et de Lauriston. -- L'empereur Alexandre sachant que
ses armements ont offusqué Napoléon, en explique avec franchise
l'origine et l'étendue, et s'attache à prouver qu'ils ont suivi
et non précédé ceux de la France. -- Son désir sincère de la
paix, mais sa résolution invariable de s'arrêter à l'égard du
blocus continental aux mesures qu'il a précédemment adoptées. --
Napoléon conclut des explications de l'empereur Alexandre que la
guerre est certaine, mais différée d'une année. -- Il prend dès
lors plus de temps pour ses armements, et leur donne des
proportions plus considérables. -- Il dispose toutes choses pour
entreprendre la guerre au printemps de 1812. -- Vues et direction
de sa diplomatie auprès des différentes puissances de l'Europe.
-- État de la cour de Vienne depuis le mariage de Napoléon avec
Marie-Louise; politique de l'empereur François et de M. de
Metternich. -- Probabilité d'une alliance avec l'Autriche, ses
conditions, son degré de sincérité. -- État de la cour de Prusse.
-- Le roi Frédéric-Guillaume, M. de Hardenberg, leurs inquiétudes
et leur politique. -- Danemark et Suède. -- Zèle du Danemark à
seconder le blocus continental. -- Mauvaise foi de la Suède. --
Cette puissance profite de la paix accordée par la France pour se
constituer l'intermédiaire du commerce interlope. --
Établissement de Gothenbourg destiné à remplacer celui
d'Héligoland. -- Difficultés relatives à la succession au trône.
-- La mort du prince royal adopté par le nouveau roi Charles XIII
laisse la succession vacante. -- Plusieurs partis en Suède, et
leurs vues diverses sur le choix d'un successeur au trône. --
Dans leur embarras, les différents partis se jettent brusquement
sur le prince de Ponte-Corvo (maréchal Bernadotte), espérant se
concilier la faveur de la France. -- Napoléon, étranger à
l'élection, permet au prince de Ponte-Corvo d'accepter. -- À
peine arrivé en Suède, le nouvel élu, pour flatter l'ambition de
ses futurs sujets, convoite la Norvége, et propose à Napoléon de
lui en ménager la conquête. -- Napoléon, fidèle au Danemark,
repousse cette proposition. -- Dispositions générales de
l'Allemagne dans le moment où semble se préparer une guerre
générale au Nord. -- Tout en préparant ses armées et ses
alliances, Napoléon s'occupe activement de ses affaires
intérieures. -- Baptême du Roi de Rome. -- Grandes fêtes à cette
occasion. -- Préparatifs du concile. -- Motifs qui ont fait
préférer un concile national à un concile général. -- Questions
qui lui seront posées. -- On les renferme toutes dans une seule,
celle de l'institution canonique des évêques. -- Avant de réunir
le concile on envoie trois prélats à Savone pour essayer de
s'entendre avec Pie VII, et ne faire au concile que des
propositions concertées avec le Saint-Siége. -- Ces prélats sont
l'archevêque de Tours, les évêques de Nantes et de Trèves. --
Leur voyage à Savone. -- Accueil qu'ils reçoivent du Pape. -- Pie
VII donne un consentement indirect au système proposé pour
l'institution canonique, et renvoie l'arrangement général des
affaires de l'Église au moment où on lui aura rendu sa liberté et
un conseil. -- Retour des trois prélats à Paris. -- Réunion du
concile le 17 juin. -- Dispositions des divers partis composant
le concile. -- Cérémonial, discours d'ouverture, et serment de
fidélité au Saint-Siége. -- Les prélats à peine réunis sont
dominés par un sentiment commun de sympathie pour les malheurs de
Pie VII et d'aversion secrète pour le despotisme de Napoléon. --
La crainte les contient. -- Premières séances du concile. --
Projet d'adresse en réponse au message impérial. -- Difficultés
de la rédaction. -- À la séance où l'on discute cette adresse les
esprits s'enflamment, et un membre propose de se rendre en corps
à Saint-Cloud pour demander la liberté du Pape. -- Le président
arrête ce mouvement en suspendant la séance. -- Adoption de
l'adresse après de nombreux retranchements, et refus de Napoléon
de la recevoir. -- Rôle modérateur de M. Duvoisin, évêque de
Nantes, et de M. de Barral, archevêque de Tours. -- Maladresse et
orgueil du cardinal Fesch. -- La question principale, celle de
l'institution canonique, soumise à une commission. -- Avis divers
dans le sein de cette commission. -- Malgré les efforts de M.
Duvoisin, la majorité de ses membres se prononce contre la
compétence du concile. -- Napoléon irrité veut dissoudre le
concile. -- On l'exhorte à attendre le résultat définitif. -- M.
Duvoisin engage la commission à prendre pour base les
propositions admises par le Pape à Savone. -- Cet avis, adopté
d'abord, n'est accepté définitivement qu'avec un nouveau renvoi
au Pape, qui suppose l'incompétence du concile. -- Le rapport,
présenté par l'évêque de Tournay, excite une scène orageuse dans
le concile, et des manifestations presque factieuses. -- Napoléon
dissout le concile et envoie à Vincennes les évêques de Gand, de
Troyes et de Tournay. -- Les prélats épouvantés offrent de
transiger. -- On recueille individuellement leurs avis, et quand
on est assuré d'une majorité, on réunit de nouveau le concile le
5 août. -- Cette assemblée rend un décret conforme à peu près à
celui qu'on désirait d'elle, mais avec un recours au Pape qui
n'emporte cependant pas l'incompétence du concile. -- Nouvelle
députation de quelques cardinaux et prélats à Savone, pour
obtenir l'adhésion du Pape aux actes du concile. -- Napoléon,
fatigué de cette querelle religieuse, ne vise plus qu'à se
débarrasser des prélats réunis à Paris, et à profiter de la
députation envoyée à Savone pour obtenir l'institution des
vingt-sept évêques nommés et non institués. -- L'esprit toujours
dirigé vers la prochaine guerre du Nord, il se flatte que
victorieux encore une fois, le monde entier cédera à son
ascendant. -- Nouvelles explications avec la Russie. --
Conversation de Napoléon avec le prince Kourakin, le soir du 15
août. -- Cette conversation laisse peu d'espoir de paix, et porte
Napoléon à continuer ses préparatifs avec encore plus d'activité.
-- Départ des quatrièmes et sixièmes bataillons. -- Emploi de
soixante mille réfractaires qu'on a obligés de rejoindre. --
Manière de les plier au service militaire. -- Composition de
quatre armées pour la guerre de Russie, et préparation d'une
réserve pour l'Espagne. -- Voyage de Napoléon en Hollande et dans
les provinces du Rhin. -- Plan de défense de la Hollande. -- La
présence de Napoléon sert de prétexte pour réunir la grosse
cavalerie et l'acheminer sur l'Elbe. -- Création des lanciers. --
Inspection des troupes destinées à la guerre de Russie. --
Séjour à Wesel, à Cologne et dans les villes du Rhin. -- Affaires
diverses dont Napoléon s'occupe chemin faisant. -- Arrangement
avec la Prusse. -- Le ministre de France est rappelé de
Stockholm. -- Suite et fin apparente de la querelle religieuse.
-- Acceptation par Pie VII du décret du concile, avec des motifs
qui ne conviennent pas entièrement à Napoléon. -- Celui-ci
accepte le dispositif sans les motifs, et renvoie dans leurs
diocèses les prélats qui avaient composé le concile. -- Son
retour à Paris en novembre, et son application à expédier toutes
les affaires intérieures, afin de ne rien laisser en souffrance
en partant pour la Russie. 1 à 226
LIVRE QUARANTE-DEUXIÈME.
TARRAGONE.
Suite des événements dans la Péninsule. -- Retour de Joseph à
Madrid, et conditions auxquelles il y retourne. -- État de
l'Espagne, fatigue des esprits, possibilité de les soumettre en
accordant quelques secours d'argent à Joseph, et en lui envoyant
de nouvelles forces. -- Situation critique de Badajoz depuis la
bataille d'Albuera. -- Empressement du maréchal Marmont,
successeur de Masséna, à courir au secours de cette place. --
Marche de ce maréchal, sa jonction avec le maréchal Soult, et
délivrance de Badajoz après une courageuse résistance de la part
de la garnison. -- Réunion de ces deux maréchaux, suivie de leur
séparation presque immédiate. -- Le maréchal Soult va réprimer
les bandes insurgées de l'Andalousie, et le maréchal Marmont
vient s'établir sur le Tage, de manière à pouvoir secourir ou
Ciudad-Rodrigo ou Badajoz, selon les circonstances. -- Lord
Wellington, après avoir échoué devant Badajoz, est forcé par les
maladies de prendre des quartiers d'été, mais il se dispose à
attaquer Badajoz ou Ciudad-Rodrigo au premier faux mouvement des
armées françaises. -- Opérations en Aragon et en Catalogne. -- Le
général Suchet, chargé du commandement de la basse Catalogne et
d'une partie des forces de cette province, se transporte devant
Tarragone. -- Mémorable siége et prise de cette place importante.
-- Le général Suchet élevé à la dignité de maréchal. -- Reprise
de Figuères un moment occupée par les Espagnols. -- Lord
Wellington ayant fait des préparatifs pour assiéger
Ciudad-Rodrigo, et s'étant approché de cette place, le maréchal
Marmont quitte les bords du Tage en septembre, et réuni au
général Dorsenne qui avait remplacé le maréchal Bessières en
Castille, marche sur Ciudad-Rodrigo et parvient à le ravitailler.
-- Extrême péril de l'armée anglaise. -- Les deux généraux
français, plus unis, auraient pu lui faire essuyer un grave
échec. -- Fin paisible de l'été en Espagne, et résolution prise
par Napoléon de conquérir Valence avant l'hiver. -- Départ du
maréchal Suchet le 15 septembre, et sa marche à travers le
royaume de Valence. -- Résistance de Sagonte, et vains efforts
pour enlever d'assaut cette forteresse. -- Le général Blake
voulant secourir Sagonte vient offrir la bataille à l'armée
française. -- Victoire de Sagonte gagnée le 25 octobre 1811. --
Reddition de Sagonte. -- Le maréchal Suchet quoique vainqueur n'a
pas des forces suffisantes pour prendre Valence et demande du
renfort. -- Napoléon fait converger vers lui toutes les troupes
disponibles en Espagne, sous les généraux Caffarelli, Reille et
Montbrun. -- Investissement et prise de Valence le 9 janvier 1812
avec le secours de deux divisions amenées par le général Reille.
-- Inutilité du mouvement ordonné au général Montbrun, et course
de celui-ci jusqu'à Alicante. -- Lord Wellington profitant de la
concentration autour de Valence de toutes les forces disponibles
des Français, se hâte d'investir Ciudad-Rodrigo. -- Il prend
cette place le 19 janvier 1812, avant que le maréchal Marmont ait
pu la secourir. -- Injustes reproches adressés au maréchal
Marmont. -- Dans ce moment Napoléon, au lieu d'envoyer de
nouvelles troupes en Espagne, en retire sa garde, les Polonais,
la moitié des dragons et un certain nombre de quatrièmes
bataillons. -- Il ramène le maréchal Marmont du Tage sur le
Douro, en lui assignant exclusivement la tâche de défendre le
nord de la Péninsule contre les Anglais. -- Profitant de ces
circonstances, lord Wellington court à Badajoz, et prend cette
place d'assaut le 7 avril 1812, malgré une conduite héroïque de
la part de la garnison. -- Avec Ciudad-Rodrigo et Badajoz tombent
les deux boulevards de la frontière d'Espagne contre les Anglais.
-- Napoléon, se préparant à partir pour la Russie, nomme enfin
Joseph commandant en chef de toutes les armées de la Péninsule,
en lui laissant des forces insuffisantes et dispersées. -- Résumé
des événements d'Espagne pendant les années 1810 et 1811, et les
premiers mois de l'année 1812. 227 à 384
LIVRE QUARANTE-TROISIÈME.
PASSAGE DU NIÉMEN.
Suite des événements du Nord. -- Un succès des Russes sur le
Danube, écartant toute apparence de faiblesse de leur part,
dispose l'empereur Alexandre à envoyer M. de Nesselrode à Paris,
afin d'arranger à l'amiable les différends survenus avec la
France. -- À cette nouvelle, Napoléon, ne voulant pas de cette
mission pacifique, traite le prince Kourakin avec une extrême
froideur, et montre à l'égard de la mission de M. de Nesselrode
des dispositions qui obligent la Russie à y renoncer. -- Derniers
et vastes préparatifs de guerre. -- Immensité et distribution des
forces réunies par Napoléon. -- Mouvement de toutes ses armées
s'ébranlant sur une ligne qui s'étend des Alpes aux bouches du
Rhin, et s'avance sur la Vistule. -- Ses précautions pour arriver
insensiblement jusqu'au Niémen sans provoquer les Russes à
envahir la Pologne et la Vieille-Prusse. -- Ordre donné à M. de
Lauriston de tenir un langage pacifique, et envoi de M. de
Czernicheff pour persuader à l'empereur Alexandre qu'il s'agit
uniquement d'une négociation appuyée par une démonstration
armée. -- Alliances politiques de Napoléon. -- Traités de
coopération avec la Prusse et l'Autriche. -- Négociations pour
nouer une alliance avec la Suède et avec la Porte. -- Efforts
pour amener une guerre de l'Amérique avec l'Angleterre, et
probabilité d'y réussir. -- Dernières dispositions de Napoléon
avant de quitter Paris. -- Situation intérieure de l'Empire;
disette, finances, état des esprits. -- Situation à
Saint-Pétersbourg. -- Accueil fait par Alexandre à la mission de
M. de Czernicheff. -- Éclairé par les mouvements de l'armée
française, par les traités d'alliance conclus avec la Prusse et
l'Autriche, l'empereur Alexandre se décide à partir pour son
quartier général, en affirmant toujours qu'il est prêt à
négocier. -- En apprenant ce départ, Napoléon ordonne un nouveau
mouvement à ses troupes, envoie M. de Narbonne à Wilna pour
atténuer l'effet que ce mouvement doit produire, et quitte Paris
le 9 mai 1812, accompagné de l'Impératrice et de toute sa cour.
-- Arrivée de Napoléon à Dresde. -- Réunion dans cette capitale
de presque tous les souverains du continent. -- Spectacle
prodigieux de puissance. -- Napoléon, averti que le prince
Kourakin a demandé ses passe-ports, charge M. de Lauriston d'une
nouvelle démarche auprès de l'empereur Alexandre, afin de
prévenir des hostilités prématurées. -- Fausses espérances à
l'égard de la Suède et de la Turquie. -- Vues relativement à la
Pologne. -- Chances de sa reconstitution. -- Envoi de M. de Pradt
comme ambassadeur de France à Varsovie. -- Retour de M. de
Narbonne à Dresde, après avoir rempli sa mission à Wilna. --
Résultat de cette mission. -- Le mois de mai étant écoulé,
Napoléon quitte Dresde pour se rendre à son quartier général. --
Horribles souffrances des peuples foulés par nos troupes. --
Napoléon à Thorn. -- Immense attirail de l'armée, et
développement excessif des états-majors. -- Mesures de Napoléon
pour y porter remède. -- Son accueil au maréchal Davout et au roi
Murat. -- Son séjour à Dantzig. -- Vaste système de navigation
intérieure pour transporter nos convois jusqu'au milieu de la
Lithuanie. -- Arrivée à Koenigsberg. -- Rupture définitive avec
Bernadotte sur des nouvelles reçues de Suède. -- Déclaration de
guerre à la Russie fondée sur un faux prétexte. -- Plan de
campagne. -- Arrivée au bord du Niémen. -- Passage de ce fleuve
le 24 juin. -- Contraste des projets de Napoléon en 1810, avec
ses entreprises en 1812. -- Funestes pressentiments. 385 à 577
FIN DE LA TABLE DU TOME TREIZIÈME.
[Notes au lecteur de ce fichier numérique:
Seules les erreurs clairement introduites par le typographe ont été
corrigées. L'orthographe de l'auteur a été conservée.
Les lettres supérieures inhabituelles ont été entourées de
parenthèses.]