Les bas-reliefs et les statues qui décoraient les temples ou les
tombeaux étaient peints pour la plupart. Le granit, le basalte, le
diorite, la serpentine, l'albâtre, les pierres colorées naturellement,
échappaient parfois à cette loi de polychromie: le grès, le calcaire, le
bois y étaient soumis rigoureusement, et, si on rencontre quelques
monuments de ces matières qui ne sont pas enluminés, la couleur a
disparu par accident, ou la pièce est inachevée. Le peintre et le
sculpteur étaient donc presque inséparables l'un de l'autre. Le premier
avait à peine achevé son oeuvre que le second s'en emparait, et souvent
le même artisan s'entendait à manier le pinceau aussi bien que la
pointe.