P. 16. _La troysiesme nouvelle._ Imitée des _Facéties_ de Pogge, p. 64,

édit. de 1798. Ce conte a été reproduit souvent sous différentes formes

par les conteurs des seizième et dix-septième siècles.--_Monseigneur de

la Roche._ Philippe Pot, seigneur de la Roche de Nolay, un des plus

intimes et plus fidèles conseillers de Philippe le Bon et de son fils

Charles le Téméraire, ducs de Bourgogne. En 1449, on le trouve nommé

comme un des échansons du duc Philippe. Plus tard, il avoit l'office de

chambellan dans la maison de Bourgogne, sous lequel titre il est

mentionné dans un compte de l'année 1457, et il le tenoit encore en

1474. En 1466, Charles le Téméraire lui a donné l'office de capitaine de

Lille, et il tenoit en même temps la capitainerie de Douai et d'Orchies.

En 1470, le seigneur de la Roche reçut du duc Charles la charge de grand

maître d'hôtel et chambellan de Bourgogne. Après la mort de son

bienfaiteur, il entra dans la faveur de Louis XI, qui le nomma grand

sénéchal de Bourgogne en 1477. Il est mort vers l'année 1498.

P. 26. _La quarte nouvelle._ Ce conte et les trois suivants se trouvent

pour la première fois dans _Les Cent Nouvelles nouvelles_.

P. 29, l. 15. _Sainct Trignan._ Sainct _Engnan_, Verard.

P. 32. _Philipe de Loan._ Cet individu est mentionné sous le titre

d'écuyer d'écurie du duc Philippe le Bon, en 1461, dans un manuscrit de

la Bibliothèque impériale, ancien fonds, n. 6702. Verard a toujours

changé ce nom en Philippe de _Laon_.

P. 32, l. 1. _Monseigneur Talelot._ _Thalebot_, Verard. C'étoit le

célèbre guerrier, sir John Talbot, créé comte de Shrewsbury en 1441. Ses

beaux faits d'armes faisoient la merveille du quinzième siècle. Il fut

défait et fait prisonnier par Jeanne d'Arc à Patai en 1429, et tué à

Châtillon le 20 juillet 1453, à l'âge de quatre-vingts ans.

P. 32, l. 2. _Si preux, si vaillant, et aux armes._ Ces mots sont omis

dans le texte de Verard, qui n'approuvoit pas, sans doute, l'éloge qu'un

Bourguignon faisoit de l'ennemi de la France.

P. 33, l. 1. _Couroye._ _A sa ceinture_, Verard.

P. 36, ll. 16 et 28. _Ciboire._ _Tabernacle_, Verard. Le dernier mot est

tout simplement une traduction de l'autre. On seroit porté à croire que

le mot _ciboire_ n'étoit plus en usage général à Paris.

P. 38. _Par monseigneur de Launoy._ Le nom de Jean de Launoy (ou Lannoy)

est assez connu dans l'histoire de Bourgogne. En 1451, il fut créé

chevalier de la toison d'or, et nous le trouvons plus tard gouverneur de

Lille. Il paroît avoir secrètement servi les intérêts de Louis XI, et sa

trahison étoit devenue si évidente, qu'en 1464 il fut obligé de se

sauver en France, tandis que le comte de Charolois s'empara de son

château. Durant le règne de Charles le Téméraire, il étoit en complète

disgrâce à la cour de Bourgogne; mais après la mort de ce prince il

reprit une grande influence en Bourgogne. Il n'est mort qu'en 1481.

P. 39, l. 3. _Maistre curé._ Ici et dans la suite, le texte de Verard a

toujours substitué le mot _prieur_ au mot _curé_.

P. 41, l. 7. _Mesmes._ _Au mains_, Verard.

P. 43, l. 4. _Feste._ _Foire_, Verard.

P. 43, l. 4. _Feste de Lendit et d'Envers._ La célèbre foire tenue à

Saint-Denis dans le mois de juin.

P. 46. _La huitiesme nouvelle._ Cette nouvelle, qui est l'origine des

_Aveux indiscrets_, de la Fontaine, est imitée des _Facéties_ de Pogge,

p. 165 de l'édition de 1798.

P. 50. _La neufiesme nouvelle._ Ce conte étoit assez populaire dans le

moyen âge, et se trouve dans des ouvrages bien antérieurs à la date des

_Cent Nouvelles nouvelles_, comme le fabliau du _Meunier d'Aleu_ par le

trouvère Enguerrand d'Oisi, le _Décameron_ de Boccace, où il forme la 4e

nouvelle de la 8e journée, et les _Facéties_ de Pogge, p. 248. Les

imitations modernes en sont nombreuses. C'est _Les Quiproquos_ de la

Fontaine.

P. 56. _La dixiesme nouvelle._ Imitée par la Fontaine et par d'autres

conteurs; mais on ne la trouve dans aucun recueil antérieur aux _Cent

Nouvelles nouvelles_.Verard a changé beaucoup le texte de cette nouvelle

et de la suivante.

P. 61. _La onziesme nouvelle._ Imitée d'après Pogge, _Facéties_, p. 141.

C'est le conte bien connu de _L'Anneau d'Hans Carvel_, de Rabelais.

P. 62, l. 21. _Des fantaisies et pensées._ C'est la leçon de Verard. Le

manuscrit ne donne qu'un mot, que je n'ai pas pu déchiffrer d'une

manière satisfaisante, mais qui ressemble à _ermons_.

P. 63. _La douziesme nouvelle._ Ce conte se trouve dans les _Cento

Novelle antiche_ et dans Pogge. Les imitations modernes sont très

nombreuses.

P. 67. _Monseigneur de Castregat._ _Par monseigneur l'amant de

Brucelles_, Verard. Jean d'Enghien, sieur de Kessergat, étoit

maître-d'hôtel de duc de Bourgogne en 1461. Il tenoit en même temps

l'office de chambellan. Il étoit amann (une charge municipale) de

Bruxelles.

P. 67, l. 8. _Procureur en Parlement._ L'auteur des _Cent Nouvelles

nouvelles_ supposoit que le Parlement de Londres étoit une institution

semblable à celui de Paris.

P. 68, l. 14. _Malebouche... Dangier._ Personnages du Roman de la Rose.

P. 73. _La quatorzième nouvelle._ La 2e nouvelle de la 4e journée du

_Décameron_ de Boccace. C'est le conte de _L'Ermite_ de la Fontaine.

P. 73. _Monseigneur de Créquy._ Jean, seigneur de Créquy, de Canaples et

de Tressin, fut élu chevalier de la Toison d'or lors de la fondation de

cet ordre en janvier 1431. A la mort de Philippe le Bon, Jean de Créquy

étoit un des douze seigneurs choisis pour porter son corps. Ce fut lui

qui, en 1469, introduisit auprès du duc Charles le Téméraire les

ambassadeurs de Louis XI.

P. 74, ll. 9 et 13. _Ung soir... se trouva._ _Ung soir, environ la

mynuyt, qu'il faisoit fort et rude temps, il descendit de sa montaigne

et vint à ce village, et tant passa de voyes et sentiers que à l'environ

de la mère et la fille sans estre oiseux se trouva_, Verard. Un bon

exemple des corruptions que Verard introduisit dans le texte de son

édition.

P. 75, l. 11. _Reclusage._ _Hermitaige_, Verard.

P. 76, l. 17. _Et pitié._ Le texte de Verard ajoute: _Et la povre fille

aussi plouroit, quand elle véoit ce bon et sainct hermite en si grande

dévocion prier et ne sçavoit pourquoy._ En comparant les deux textes, on

trouvera plusieurs additions semblables, qu'on y a mises probablement

dans l'idée de rendre le récit plus piquant.

P. 77, l. 15. _Crochette._ _Potense_, Verard.

P. 84. _La seiziesme nouvelle._ Un des contes les plus populaires du

vieux temps, et qui a eu le plus grand nombre d'imitateurs. On le trouve

dans la _Disciplina clericalis_ de Pierre Alfonse, dans les _Gesta

Romanorum_, dans les _Fabulæ Adolphi_ publiées par Leyser, et dans

Boccace. Les imitations modernes sont innombrables.

P. 85, l. 15. _Perusse._ _Prusse_, Verard. Les Chevaliers de l'ordre

Teutonique, en Prusse, étoient toujours en guerre contre les infidèles.

P. 92, l. 13. _Thamisoit de la fleur._ _Buletoit de la farine_, Verard.

P. 101. _La dix-neuviesme nouvelle._ Ce conte se trouve assez souvent

répété dans les manuscrits du moyen âge. Il forme le sujet d'un fabliau

publié par Barbazan, tom. III, p. 215, _De l'enfant qui fu remis au

soleil._

P. 101. _Philipe Vignier._ Philippe Vignier est nommé parmi les valets

de chambre de Philippe le Bon sous la date de 1451. Voyez les _Mémoires

pour servir à l'Histoire de France et de Bourgogne_, p. 225.

P. 106. _La vingtiesme nouvelle._ Ce conte ressemble un peu à une des

_Facéties_ de Pogge, _Priapi vis,_ p. 118 de l'édition de 1798.

P. 114. _La vingt-uniesme nouvelle._ Le conte de _L'Abbesse guérie_ de

la Fontaine, liv. IV, conte 2.

P. 120. _Caron._ G. Chastelain, dans ses _Chroniques de Bourgogne_, 3e

partie, ch. 73, appelle Caron «le clerc de chappelle» de Philippe le

Bon.

P. 121, l. 17. _Sourdantes._ C'est la leçon de Verard. Le manuscrit lit

_soudaines_, une erreur évidente.

P. 125. _La vingt-troisiesme nouvelle._ Imitation du fabliau _De celui

qui vota la pierre_, imprimé dans la collection de Méon, t. I, p. 307.

Ce conte a été souvent reproduit par les conteurs des seizième et

dix-septième siècles.

P. 125. _Monseigneur de Quievrain._ _Monseigneur de Commesuram_, Verard.

P. 125, l. 19. _Le servir de landes, Dieu scet, largement._ _Le servir

d'aubades assez largement_, Verard.

P. 127, ll. 23-25. _E de ce cas... de léans. Or est-il vray que là

present y estoit ung jeune enfant de environ deux ans, filz de léans_,

Verard. J'aurais peut-être dû admettre dans le texte la leçon de Verard.

P. 128, l. 2. _Approucha._ C'est la leçon de Verard. Le manuscrit lit,

_il apperceu de la raye_.

P. 128, l. 2. _Monseigneur de Fiennes._ Thibaut de Luxembourg, seigneur

de Fiennes, étoit un des chevaliers qui accompagnoient le comte de

Charolois à Lille en 1466. Vers la fin de sa vie, il devint

ecclésiastique, et mourut, en 1477, évêque du Mans.

P. 134. _Philipe de Saint Yon._ Peut-être le fils de Garnot de

Saint-Yon, qui étoit un des officiers de la maison du duc Jean

Sans-Peur.

P. 135, l. 13. _Larrier._ _Levrier_, Verard.

P. 136, ll. 10, 12, 22. _Duyere._ _Terrier_, Verard.

P. 137. _Monseigneur de Foquessoles._ G. Chastelain parle d'un bailli de

Fouquerolles, en 1419, qui étoit peut-être le père de notre conteur.

P. 140, l. 24. _L'abbayt._ _Sans passer grans langaiges_. Verard.

P. 151, l. 9. _Mestrier_, leçon de Verard; _mestre_. dans le manuscrit.

P. 154, l. 7. _Tendreur._ J'ai adopté la leçon de Verard; le manuscrit

lit _teneur_.

P. 157. _Monseigneur de Beauvoir._ Jean de Montespedon, seigneur de

Beauvoir, écuyer, conseiller, et premier valet de chambre de Louis XI,

dont il étoit partisan avant son accession au trône.

P. 160, l. 20. _Queues._ _Traynées_, Verard.

P. 166. _Messire Michault de Changy._ Michault de Changy étoit

conseiller du grand conseil, chambellan, premier écuyer tranchant, puis

premier maître d'hôtel des ducs Philippe le Bon et Charles le Téméraire.

P. 166, l. 22. _Boccace._ L'ouvrage de Boccace auquel il est fait

allusion ici est le livre latin _De Casibus virorum illustrium_, dont il

existoit déjà des traductions françoises.

P. 173, l. 17. _Boulevars, bailles. Bellèvres, baublières_, Verard.

P. 177, l. 12. _La ville de Chambery._ Le nom de la ville manque dans le

texte de Verard.

P. 183. _Monseigneur de la Barre._ Une faute d'impression. Lisez

_Barde._ Jean d'Estecer, seigneur de la Barde, étoit compagnon d'exil du

Dauphin de France, et conserva sa faveur lorsqu'il fut roi. En 1462, il

fut envoyé par Louis XI comme son ambassadeur à la cour d'Angleterre.

P. 184, l. 29. _Courre. Coucher_, Verard.

P. 192. _La trente-deuxiesme nouvelle._ Ce conte se trouve dans Pogge

(_Facetiæ_, p. 163, _decimæ_), et dans La Fontaine, liv. II, conte 3.

L'auteur des _Cent Nouvelles nouvelles_ l'a pris sans doute du premier

de ces conteurs.

P. 192. _Monseigneur de Villiers._ Ce doit être Antoine de Villiers,

premier écuyer du duc de Bourgogne, qui fut, à ce qu'on dit, un des

seigneurs qui formoient la cour du Dauphin à Genappe. En 1475, il fut un

des courtisans de Louis XI chargés de traiter les Anglois au camp devant

Amiens.

P. 192, l. 9. _La ville d'Ostellerie en Casteloigne._ _Hostelerie_,

Verard.

P. 205, l. 29. _Trop mieulx soulier à son pié._ _Trop mieulx garny au

pongnet_, Verard.

P. 218. _La trente-quatriesme nouvelle._ Ce conte est le sujet d'un

fabliau par un trouvère nommé Jean de Condé, publié dans la collection

de Méon, tom. I, p. 165, sous le titre: _Du Clerc qui fut repus deriere

l'escrin_. On en trouve plusieurs imitations aux XVIe et XVIIe siècles.

P. 221, l. 8. _Le survenu._ C'est la leçon de Verard que j'ai adoptée,

en place de celle du manuscrit, _souvenir_.

P. 232. _La trente-septiesme nouvelle._ Imitée par La Fontaine (liv. II,

conte 10), et reproduite assez souvent par les conteurs des seizième et

dix-septième siècles.

P. 232, l. 25. _Les Quinze Joyes de mariage._ Ouvrage célèbre d'Antoine

de la Sale; voyez mon Introduction.

P. 233, l. 6. _Qu'un follastre de sa massue._ _Que ung fol de sa

marote_, Verard.

P. 238. _La trente-huitiesme nouvelle._ On trouve ce conte dans Boccace

(_Décam._, journée VIIe, nov. 8), et dans un fabliau (voy. _Legrand

d'Aussy_, Fabl., tom. II, p. 340). L'origine se trouve dans les

collections de contes indiens.

P. 238. _Monseigneur de Loan._ _Monseigneur de Lau_, Verard.

P. 245. _Monseigneur de Saint Pol._ Louis de Luxembourg, comte de

Saint-Pol, fut créé connétable de France en 1465, et décapité par ordre

de Louis XI en 1475.

P. 254, l. 2. _Dedans la dicte cheminée._ _Dedens le bouhot de la dicte

cheminée_, Verard.

P. 256, l. 20. _Jaserant._ _Haubergon_, Verard. Cette variante, répétée

dans le courant de la nouvelle, nous feroit croire qu'entre la date de

la rédaction des _Cent Nouvelles nouvelles_ et celle de l'édition de

Verard, le _jaserant_, qui étoit une pièce d'armure plus légère que

l'_haubergeon_, avoit cessé d'être en usage.

P. 261. _Racomptée par Mériadech._ Les documents contemporains parlent

de Hervé de Mériadec au nombre des officiers de la maison de Bourgogne.

Selon la chronique de Jacques de La Laing, il avoit accompagné

l'expédition en Ecosse, et s'y étoit fait remarquer par ses exploits. En

1461, Louis XI lui donnoit le gouvernement de Tournai.

P. 283. _Monseigneur de Thieuges_, lisez _Thienges_. Thianges étoit la

seigneurie de Chrestien de Digoine, conseiller et chambellan de Philippe

le Bon. On le retrouvera dans les _Cent Nouvelles nouvelles_, cité comme

le conteur de la nouvelle LXVIII.

P. 286, l. 7. _Sa goune._ _Son manteau_, Verard.

P. 287. _La quarante-septiesme nouvelle._ On a prétendu que cette

aventure étoit arrivée à Grenoble, à Chaffrey Carles, président du

parlement, au commencement du seizième siècle; mais la date de la

nouvelle est évidemment trop ancienne pour que l'aventure de Chaffrey

ait pu en être l'origine.

P. 295. _Pierre David._ Cet individu n'est connu que par un compte de la

maison de Bourgogne, daté du 30 mai 1448, qui le porte aux appointements

de 12 sols par mois.

P. 301. _La cinquantiesme nouvelle._ On trouve l'origine de cette

nouvelle dans les _Facéties_ de Pogge et dans l'ancienne collection

italienne de Sacchetti, nov. XIV.

P. 301. _Monseigneur de la Salle._ Lisez, d'après le manuscrit, _la

Sale_; ce n'est qu'une faute d'impression. Voyez sur Antoine de la Sale

notre Introduction.

P. 301, l. 7. _Au pays de Lannoys._ Lannois, ou Lannoy, dans le

Beauvoisis.

GLOSSAIRE.

A avec.

A TOUT, _atout_, avec.

ABAIZ, abois. II, 47.

ABBAYT, commérages. I, 140.

ABREGEMENT, brièvement. II, 126.

ABSOILLE, absolve. II, 97.

ABSOLU, absous. II, 95.

ABUSION, déception. I, 233.

ABUSTINÉ, distribué, partagé. I, 295.

ACCOINCTE, familier. «Se fist par gracieux et subtilz moyens

_accoincte_ de celuy dont il vouloit estre compaignon.» II, 114.

ACCOINTANCE, connoissance, relations, familiarité. I, 8; II, 152.

ACCORDEMENT, conciliation. II, 69.

ACCOUSTUMANCE, habitude. II, 116.

ACEVÉ, achevé. II, 146.

ACHOISON, occasion, cause. I, 183.

ACHOPÉ, surpris, pris. I, 268.

ACONSUYVIR, rattraper. II, 79.

ACOUCHER, _acoucher malade_, se coucher, se mettre au lit pour

cause de maladie. I, 114; II, 5.

ACQUERRE, acquerir. I, 267.

ADICTE, interdite, accablée. «Elle se trouvera en pou d'espace si

_adicte_ et de mal souprinse.» I, 115. Voyez Du Cange, _Glossarium

mediæ et infimæ latinitatis_, VII, 10, vº _Adis_.

ADNICHILER, annuler. II, 93.

ADOLÉ, triste, chagrin. II, 202.

ADONC, alors. II, 243.

ADOSSER, mettre arrière. I, 154.

ADOUBER, armer. «Dieu, qui ses chevaliers de telles armes scet

adouber.» II, 105.

ADOUBER (S'), s'armer. I, 154.

ADRECIÉ, instruit, dressé. I, 204.

ADVENIR, à venir, futur. I, 80.

ADVISEMENT, avis, conseil. II, 10.

ADVOÉ, adressé, instruit: «La damoiselle de sa maistresse est

escollée et _advoée_ que mieulx on ne pourroit.» I, 52.

AFFAICTIÉ, simulé, dressé. «Le mary se fist mander querir par ung

messagier _affaictié_.» II, 30.--«Certaines matrones _affaictiées_.»

II, 50.

AFFERRÉ, effrayé. I, 93.

AFFIERT, appartient, concerne. II, 138.

AFFOLER, blesser. II, 159.

AFFRES, peur, effroi. II, 128.

AFFULÉ, coiffé. II, 181. Se dit au figuré: «Je vous feroie

_affuler_ la prison.» II, 199.

AGGRESSER, attaquer. I, 11, 40.

AGU, aigu. I, 7.

AGUET (D'), de dessein prémédité. I, 163.

AGUILLETTE, _aiguillette_. _Courre l'aiguillette._ (I, 52), courir

après les filles.

AGYOS, façons, cérémonies. I, 77.

AHURTER (S'), s'arrêter obstinément à une détermination. I, 95; II,

174. Voy. _Enhurter_.

AINÇOIS, avant, plutôt. I, 67, 224.

AINS, mais au contraire. I, 209.

AITRE, cimetiere. II, 206.

ALIBIZ _forains_, mauvaises excuses. II, 236.

AMANT. Voy. t. II, p. 255, l. 33.

AMATIR, flétrir, ternir, devenir languissant. II, 243.

AMENDER, réparer, expier une faute. II, 50.

AMIS. Etre de _nos amis_, est dit souvent pour désigner un mari

trompé. Voy. I, 103, 260.

AMMIRACIONS, exclamations. II, 51.

AMMONESTEMENS, réprimandes. II, 185.

ANGAIGNE, chagrin, peine. «Et Dangier, sa meschine, qui enrageoit

d'angaigne...» I, 237.

ANUYT, aujourd'hui, ou plutôt «cette nuit.» I, 83. Voy. _Ennuyt_.

APAROIR, paroître. I, 100, 144; II, 117.

APERTEMENT, ouvertement, clairement. I, 13.

APERTISES, tours d'adresse. «Faire souplesses et _apertises_.» II,

225.

APIERT (S'), s'attaque. II, 158.

APPATI, abandonné par suite d'un arrangement, d'un pacte: «Ainsi

furent toutes les femmes de la ville _appaties_ à ces vaillans

moynes.» I, 194.

APPEAU, appel. I, 179.

APPENSER (S'), s'imaginer, se figurer, se mettre en tête. I, 122;

II, 90.

ARAISONNER, parler à quelqu'un, lui expliquer ses raisons, I, 96.

ARAY, aurai, II, 175.

ARBALESTE. Proverb.: «Ne tenir serre non plus qu'une vieille

_arbaleste_.» (I, 296.) Faire peu de résistance, être d'un caractère

foible.

ARDRE, bruler.

ASPRY, âpre, aigri. I, 8.

ASSEULÉ, isolé. I, 130.

ASSEUR, assuré, certain. II, 164.

ASSIETE. Proverb.: «Et pour _assiete_ en lieu de cresson, elle lui

dist...» I, 212.

ASSIMPLY, affoibli, chancelant. «Tout espoenté et _assimply_.» I,

40.

ASSOVIR, accomplir, achever. II, 138.

ASSOVI, pourvu, ayant assez. II, 38, 233.

ATELÉE, attelage, union naturelle de l'homme et de la femme. II,

107.

ATOUR, coiffure. I, 216.

ATREMPÉ, ferme, solide, bien trempé. «_Atrempé_ cueur et vertueux

courage.» I, 101.

ATTAINCTES, visées, but. «Parvenir à ses _attainctes_.» II, 201.

ATTINTÉ, arrangé, disposé. I, 154.

ATTROTTER, arriver en trottant. I, 285.

AULTIER, autel. II, 16, 122.

AULTRHIER (L'), l'autre jour, dernièrement. II, 205.

AUMOSNIER, libéral, faisant de riches aumônes. I, 74.

AURFAVERESSE, femme d'un orfévre. I, 44.

AUTANT. «Boire d'autant et d'autel» (I, 43, 175), faire raison à

tout le monde, le verre à la main.

AUTEL. «Boire d'autant et d'_autel_.» Voy. _Autant_.

AUTRETANT, autant, encore autant. I, 271.

AVAL, parmi, en long et en large de: «_Aval_ la chambre.» II,

131.--«_Aval_ Paris.» II, 92.

AVALER, descendre, aller ou mettre _à val_, en bas. I, 254.

AVERER, vérifier. II, 119.

AVERTIN, vertige, accès de mauvaise humeur. II, 137.

AVOLENTER (S'), prendre la détermination. II, 135.

AVOYÉ, en voie, en train. I, 249.

BACULER, bâtonner, II, 104.

BAGUER, pourvoir de bijoux, linge, meubles. II, 139.

_Bagué_, garni de bijoux, de linge, etc. II, 92.

BAGUES, bijoux, hardes, bagages. I, 10, 202.

BAILLER, donner.

BAILLE, lieu fermé de palissades, première défense d'une ville.

«Force luy fut de gaigner et emporter boulevars, _bailles_, et

aultres plusieurs fors dont la place estoit bien garnie.» I, 173.

BALME, baume; au figuré, merveilles. II, 207.

BALOCHOIT, se balançoit. II, 156.

BALOCHOUERE, balançoire. II, 156.

BALOIZ, balais. «Elle fist _baloiz_ courre partout.» Elle fit

nettoyer avec soin. II, 241.

BANCQ. «S'en aller sur le _bancq_», aller au cabaret, aller

_banqueter_. II, 196.

BANCQUIERS, coussins, housses pour mettre sur les bancs. I, 202.

BANDON (A), à discrétion. II, 91.

BAPTISEMENT, baptême. II, 102.

BARBAIER, raser, faire la barbe. II, 200.

BARGUIGNER, marchander. «Et quiconque la _barguignoit_, il l'avoit

aussi bien à créance que à argent sec.» II, 187.

BARRES. «Comment il avoit prins le galant à ses _barres_.» II, 57.

BAS, parties naturelles de la femme. II, 135.

BAS _instrumens_, parties naturelles. II, 201.

BASSET (_En_) à voix basse, secrètement. I, 155.

BASTON. «Le baston de quoy on plante les hommes», le membre viril.

II, 144.

BATERIE, action de battre. I, 245.

BATURE, action d'être battu. I, 181.

BAUDEMENT, gaiement, hardiment. II, 172, 214.

BEC, bouche. «Jouer bien du _bec_» (I, 96), faire des discours

captieux.

BEDON, instrument de musique. Ce mot est employé pour désigner les

parties naturelles de la femme. II, 131.

BÉE, passage, route, voie. I, 146. «Payer a bée» (II, 150).

BELLE. «Trouver en belle» (I, 282), avoir l'occasion favorable.

BENEISSON, bénédiction. II, 184.

BESOIGNER, travailler, s'occuper de... I, 48.

BESTE. «Le mestier de la beste à deux dos» (I, 107), l'amour.

BEURRE. Prov.: «Ravoir _beurre_ pour oeufs» (I, 21), être payé avec

usure d'un tour qu'on a joué à quelqu'un.

BIENVIENGNER, donner la bienvenue, recevoir joyeusement. II, 106.

BIHÈS, _byhès_, biais. I, 132.

BLASONNER, blâmer, critiquer, décrier, «Vous blasonnez très bien

mes armes.» I, 188, 218.

BLEU, «Craindoit trèsfort estre du reng des _bleuz vestuz_, qu'on

appelle communement noz amis.» II, 118. Voy. _Amis_.

BOESTE _aux cailloux_, prison. II, 207.

BOUCHONS (A), sens dessus dessous, à l'envers. «Fut à _bouchons_

couchée et son derrière descouvert.» I, 13.

BOUL, bouleau. I, 241.

BOURDELOIS (Le roi de), souverain imaginaire des mauvais lieux. II,

193.

BOURDES, mensonges.

BOURDON, _bourdon joustouer_, membre viril. I, 84; II, 172.

BOURSER, enfler, s'arrondir comme une bourse pleine. «Le ventre luy

commença à _bourser_.» I, 80.

BOUT (_Bailler le_) (?). I, 253, BOUTER, mettre.

BRAYES, culotte, II, 12.

BREFMENT, bientôt, brièvement. II, 6.

BREFTÉ, brièveté. II, 53.

BRICHOUART, membre viril. II, 87.

BROCHES, hémorroïdes, I, 10.

BROUET, soupe, sauce. II, 45.

BRUYT, renommée. I, 193.

BRUYT, victoire, triomphe. I, 215.

BUFFE, soufflet. II, 58.

BULETEAU, blutoir. «Tenez ce buleteau sur vostre teste.» I, 94.

BUREAU, bure, étoffe grossière. I, 299.

BUROYE, boirois. II, 208.

BUVRAIGES, breuvages. II, 141.

BYHÈS. Voy. _Bihès_.

CALENGER, demander, reclamer, contester. II, 129.

CALONGE (?). II, 207.

CAMUS, désappointé. II, 81.

CAPITULÉ, grondé, chapitré. I, 217.

CAR, presque toujours employé dans le sens de _parce que_: «Ou

_car_ Dieu le permist, ou _car_ Fortune le voult et commenda.» I,

10.

CASSE, cassé.

CASTILLE, querelle, lutte. I, 126.

CAUTELLES, ruses. I, 77.

CE, se.

CÉANS, _céens_, ici dedans.

CEL, ce, cet. I, 291; II, 248.

CELÉEMENT, en cachette. I, 92.

CELER, cacher, dissimuler. I, 69.

CES, ses.

CEST, ce.

CESTES (?). «Mais le juger fut differé jusques à la fasson de

_cestes_.» I, 16.

CHAILLOIT, soucioit. II, 130.

CHALLUT, soucioit. I, 268.

CHAMBERIÈRE, servante, femme de chambre. II, 85.

CHAMBRE A PARER, chambre de toilette. I, 227.

CHANDELLE. «Allumer sa chandelle», prétexte honnête pour

s'introduire chez quelqu'un. Nous n'ayons pas besoin de signaler

l'allusion qui se trouve dans ce passage: «Veezcy maistre curé qui

vient pour allumer sa chandelle, ou pour mieux dire pour

l'estaindre.» II, 117.

CHAPPERON, sorte de coiffure que portoient les femmes. I, 216.

CHAPERON FOURRÉ, officier de justice. II, 90.

CHAR, chair. Voy. _Poisson_.

CHARETON, _charreton_, charretier, voiturier. I, 43; II, 120.

CHARRUYER, laboureur, bouvier. II, 214.

CHARTRE, prison. II, 97.

CHASTOY, direction, gouvernement. I, 136.

CHAUFFER _la cire_, attendre longuement une chose qu'on désire; on

dit aujourd'hui dans le même sens: «Se voir passer quelque chose

devant le nez.» II, 190.

CHAULD _sur potage_, enclin à l'amour. I, 108; II, 187.

CHAULT, soucie. «Il ne vous _chault_ guères de moy.» I, 49.

CHÉANCE, chute. I, 159.

CHEF, tête. _A chef de peche_, au bout de quelque temps, de _pièce_

de temps. I, 2.

CHEF, bout. «Venir à chef», venir à bout. I, 21.

CHÈRE, visage. I, 7; II, 244.

CHEVANCE, biens, fortune. I, 101, 267.

CHEVAULCHER, faire l'amour. I, 276.

CHEVIR, venir à bout de. I, 74.

CHICHETÉ, avarice. I, 97.

CHIÈGE, choie, tombe. I, 17.

CHOISIR, regarder, voir, apercevoir. I, 13. «Et avoient torches et

flambeaulx pour mieulx choisir partout.» II, 58.

CHRESTIENNER, baptiser. I, 123.

CHULA, celui-là. II, 127.

CICANEUR, homme de chicane, sergent. II, 206.

CIMBALES (_Jouer des_), faire l'acte amoureux. II, 107.

CIRE (_Chauffer la_). II, 190. Voy. _Chauffer_.

CLAMER, déclarer, proclamer. II, 76.

CLERGIE, science. II, 238.

Les Cent Nouvelles Nouvelles, tome I · 第 20 / 22 段