traveillent et labourent à l'augmentacion et accroissement des histoires
de ce present livre, je vous racompteray en bref une adventure nouvelle
par laquelle l'on me tiendra pour acquitté d'avoir fourny la nouvelle
dont j'ay naguères esté sommé. Il est notoire verité que en la ville
d'Ostellerie, en Casteloigne, naguères arrivèrent pluseurs frères
mineurs, qu'on dit de l'observance, eschassez et deboutez par leur
mauvais gouvernement et faincte devocion du royaume d'Espaigne. Et
trouvèrent fasson d'avoir accès et entrée devers le seigneur de la dicte
ville, qui desjà ancien et chargé d'ans estoit; et tant firent, pour
abreger, qu'il leur fonda et fist une trèsbelle église et couvent, et
les maintint et entretint toute sa vie le mieulx qu'il peut. Régna après
son filz aisné, qui ne leur fist pas mains de bien que son bon père. Et
de fait ilz prosperèrent en peu d'ans, si trèsbien qu'ilz avoient
suffisaument tout ce qu'on saroit demander par raison en ung couvent de
mandians. Et affin que vous sachez qu'ilz ne furent pas oyseux pendant
le temps qu'ilz acquisrent ces biens, ilz se misrent à prescher tant en
la ville que par les villages voisins, et gaignèrent tout le peuple, et
tant firent qu'il n'estoit pas bon crestian qui ne s'estoit à eulx
confessé, tant avoient grand bruyt et bon los de bien savoir remonstrer
aux pecheurs leurs defaultes. Mais qui les loast et eust bien en grace,
les femmes estoient du tout données à eulx, tant les avoienr trouvés
sainctes gens de grant charité et de profunde devotion. Or entendez la
deception mauvaise et horrible traison que ces faulx ypocrites
pourchassèrent à ceulx et celles qui tant de biens de jour en jour leur
faisoient: ilz feirent entendre à toutes les femmes generalement de la
ville qu'elles estoient tenues à Dieu de rendre le disme de tous leurs
biens, «comme au seigneur de telle chose et de telle, à vostre parroisse
et curé de telle chose et telle; et à nous vous devez rendre le disme du
nombre des foiz que vous couchez charnellement avecques voz mariz. Nous
ne prenons sur vous aultre disme, car, comme vous savez, nous ne portons
point d'argent; et si n'en querons point, car il ne nous est rien des
biens temporelz et transitoires de ce monde. Nous querons et demandons
seullement les biens espirtuelz. La disme que nous devez et que nous
vous demandons, elle n'est pas des biens temporelz; elle est à cause du
saint sacrement que vous avez receu, qui est une chose divine et
espirituelle. Et de celuy n'appartient à nul recevoir le disme que à
nous seullement, religieux de l'observance.» Les pouvres simples
femmes, qui mieulx cuidoient ces bons frères estre anges que hommes
terriens, ne refusèrent pas ce disme à paier. Il n'y eust celle qui ne
le paya à son tour, de la plus haulte jusques à la maindre; mesmes la
dame du seigneur n'en fust pas excusée. Ainsi furent toutes les femmes
de la ville appaties à ces vaillans moynes; et n'y avoit celuy d'eulz
qui n'eust à sa part de quinze à seize femmes le disme à recevoir; et à
ceste occasion, Dieu scet les presens qu'ilz avoient d'elles, tout soubz
umbre de devocion. Ceste manière de faire dura beaucop et longuement
sans qu'elle venist à la cognoissance de ceulx qui se fussent bien
passez de ceste disme nouvelle. Elle fut toutesfoiz en la fin
descouverte en la manière qui s'ensuyt: Ung jeune homme nouvellement
marié fut prié de soupper à l'ostel d'un de ses parens, et luy et sa
femme; et comme ilz retournoient de ce couvine, passans par devant
l'église des bons cordeliers dessus ditz, la cloche de l'_Ave Maria_
sonna tout à ce coup, et le bon homme s'enclina sur la terre pour dire
ses devocions, et sa femme luy dist: «S'il vous plaisoit, j'entreroye
voluntiers dedans ceste eglise pour dire ung _Pater noster_ et ung _Ave
Maria_.--Que ferez-vous là dedans à ceste heure? dist le mary; vous y
reviendrez bien quand il sera jour, demain ou une aultre foiz.--Je vous
requier, dit-elle, que je y aille; par ma foy, je retourneray
tantost.--Nostre dame, dist-il, vous n'y entrerez jà maintenant.--Par ma
foy, dit-elle, c'est force, il m'y convient aller; je ne demoureray
rien; si vous avez haste d'aller à l'ostel, allez tousjours devant, je
vous suyvray tout à ceste heure.--Picquez, picquez devant, dit-il, vous
n'y avez pas tant à faire; si vous voulez dire _Pater noster_ ne _Ave
Maria_, il y a assez place à l'ostel, et vous vauldra autant là le dire
que maintenant en ce moustier, où l'en ne voit goute.--A dya! dit-elle,
vous direz ce qu'il vous plaira; mais, par ma foy, il fault
necessairement que j'entre ung petit dedans.--Et pourquoy? dit-il;
voulez-vous aller coucher avecques les frères de léens?» Elle, qui
cuidoit à la vérité que son mary sceust bien qu'elle payoit le disme,
luy respondit: «Nenny, je n'y veil pas aller coucher, mais je veil aller
payer.--Quoy paier? dit-il.--Vous le savez bien, dit-elle, et si le
demandez.--Que scay-je bien? dit-il; je ne me mesle pas de voz
debtes.--Au mains, dit-elle, savez vous bien qu'il me fault paier le
disme.--Quel disme?--Ha hors, dit-elle, c'est ung jamès; et le disme de
nuyt de vous et de moy; vous avez bon temps, il fault que je le paye
pour nous deux.--Et à qui le payez vous? dit-il.--A frère Eustace. Allez
tousjours à l'ostel; si m'y laissez aller que j'en soye quitte: c'est si
grant peché de ne le non point paier que je ne suis jamais aise quand je
luy doy rien.--Il est meshuy trop tard, dit-il, il est couché passé une
heure.--Ma foy, ce dit-elle, je y ay esté ceste année beaucop plus tard;
puis qu'on veult paier on y entre à toutes heures.--Allons, allons,
dit-il, une nuyt n'y fait rien.» Ainsi s'en retournèrent le mary et la
femme mal contens tous deux, la femme qu'on ne l'a pas laissée paier son
disme, et le mary, qui se voit ainsi deceu, estoit tout esprins d'ire et
de maltalent, qui encores luy redoubloit sa peine qu'il ne l'osoit
monstrer. A chef de pièce toutesfoiz, ilz se couchèrent; le mary, qui
estoit subtil, interroga sa femme de longue main, si les aultres de la
ville ne payoient pas aussi bien ce disme qu'elle fait. «Quoy donc?
dit-elle; par ma foy, si font; quel privilége aroyent elles plus que
moy? Nous sommes encores seze ou vingt qui le payons à frère Eustace.
Ha! il est tant devot! et créez que ce luy est une grand peine et une
bien meritoire pacience. Frère Bertholomeu en a autant ou plus, et,
entre les aultres, madame est de son nombre. Frère Jacques aussi en a
beaucop, et frère Anthoine aussi; il n'y a celuy d'eulx qui n'ayt son
nombre.--Saint Jehan, dit le mary, ils n'ont pas oeuvre laissée; or
cognois je bien qu'ilz sont beaucop plus devotz qu'ilz ne semblent; et
vrayement je les veil avoir céans pour trestous l'un après l'autre les
festoier et oyr leurs bonnes devises. Et pource que frère Eustace reçoit
le disme de céans, faictes que nous ayons demain bien à disner, car je
l'amainray.--Très voluntiers, dit-elle; au mains ne me fauldra-il pas
aller en sa chambre pour payer; il le recevra bien céans.--Vous dictes
bien, dit-il; or dormons.» Mais créez qu'il n'en avoit garde, et si luy
tardoit beaucop qu'il fust jour; et en lieu de dormir il pensa tout à
son aise ce qu'il vouloit à lendemain executer. Ce disner vint, et frère
Eustace, qui ne sçavoit pas l'intencion de son hoste, fist assez bonne
chère dessoubz son chaperon. Et quand il véoit son point, il prestoit
ses yeulx à l'ostesse, sans espargner par dessous la table le gracieux
jeu des piez, de quoy s'apercevoit et donnoit très bien garde l'oste,
sans en faire semblant, combien que ce fust à son prejudice. Après les
graces, il appela frère Eustace, et luy dist qu'il luy vouloit monstrer
une ymage de Nostre Dame et une belle oroison qui estoit en sa chambre;
et il respondit qu'il le verroit voluntiers. Ilz entrèrent dedans, et
l'oste ferma l'huys, et puis saisit une grande hache, et dist à nostre
cordelier: «Par la mort bieu, beau père, vous ne saulterez jamais d'icy
sinon les piez devant, se vous ne confessez verité.--Helas! mon hoste,
dist frère Eustace, je vous cry mercy! et que me demandez-vous?--Je vous
demande, dit-il, le disme de la disme que vous avez prins sur ma femme.»
Quand le cordelier oyt parler du disme, il se pensa bien que ses
besoignes n'estoient pas bonnes; si ne sceut que respondre, sinon de
crier mercy, et de s'excuser le plus beau qu'il povoit: «Or me dictes,
dist l'oste, quel disme est ce que vous prenez sur ma femme et sur les
autres?» Le pouvre cordelier estoit tant efferré qu'il ne savoit parler,
et ne respondoit mot. «Dictes moy, dist l'oste, la chose comment elle
va, par ma foy je vous lairray aller, et ne vous feray jà mal; si non
je vous tueray tout roidde.» Quand l'autre se vit asseuré, il ayma
mieulx confesser verité et son peché et celuy de ses compaignons et
eschapper, que le celer et tenir clos et estre en dangier de perdre sa
vie; si dist: «Mon hoste, je vous cry mercy, je vous diray verité. Il
est vray que mes compaignons et moy avons fait accroire à toutes les
femmes de ceste ville qu'elles doivent le disme des foiz que vous
couchez avec elles; elles nous ont creuz, si le payent et jeunes et
vieilles; puisqu'elles sont mariées, il n'en y a pas une qui en soit
excusée; madame mesmes la paye comme les aultres, ses deux niepces
aussi, et generalement nulle n'en est exemptée.--Ha dya, dist l'oste,
puis que monseigneur et tant de gens de bien le payent, je n'en doy pas
estre quitte, combien que je m'en passasse bien. Or vous en allez, beau
père, par tel fin que vous me quitterez le disme que ma femme vous
doit.» L'autre ne fut oncques si joyeux quand il se fut sauvé dehors, si
dist que jamais n'en demanderoit rien, comme non fist-il, ainsi que vous
orrez. Quand l'oste du cordelier fut bien informé de sa femme et de son
dismeur de ceste nouvelle disme, il s'en vint à son seigneur et luy
compta tout du long le cas du disme, comme il est touché sy dessus.
Pensez qu'il fut bien esbahy et dist: «Oncques ne me pleurent ces
papelars, et si me jugeoit bien le cueur qu'ilz n'estoient pas telz par
dedens qu'ilz se monstroient par dehors. Ha maudictes gens qu'ils sont!
maudicte soit l'heure qu'onques monseigneur mon père, à qui Dieu
pardoint, les accoincta! Or sommes nous par eulx gastez et deshonorez.
Et encore feront-ilz pis s'ils durent longuement. Qu'est-il de
faire?--Par ma foy, monseigneur, dit l'autre, s'il vous plaist et semble
bon, vous assemblerez tous vos subjects de cette ville: la chose leur
touche comme à vous; si leur declarez ceste adventure, et puis arez
advis avec eulx de pourveoir au remède, combien que ce soit tard.»
Monseigneur le voult; si manda tous ses subjectz mariez tant seullement,
et ilz vindrent vers luy; et en la grand sale de son hostel, il leur
declara tout au long la cause pourquoy il les avoit assemblez. Si
monseigneur fut bien esbahy de prinsault, quand il sceut premier ces
nouvelles, aussi furent toutes ces bonnes gens qui là estoient. Les uns
disoient: Il les faut tuer; les aultres: Il les fault pendre; les
aultres: noyer. Les aultres disoient qu'ilz ne pourroient croire que ce
fust verité, et qu'ilz sont trop devotz et de saincte vie. Ainsi dirent
longuement les unz d'un et les aultres d'aultre. «Je vous diray, dist le
seigneur: nous manderons icy noz femmes, et ung tel maistre Jehan, etc.,
lequel fera une petite collacion, laquelle enfin cherra à parler des
dismes, et leur demandera au nom de nous tous s'elles s'en acquictent,
car nous voulons qu'elles soient paiées; nous orrons leur response.» Et
après advis sur cela, ilz s'accordèrent tous au conseil et à l'oppinion
de monseigneur. Si furent toutes les femmes mariées de la ville
mandées; si vindrent en la sale où tous leurs mariz estoient.
Monseigneur mesme fist venir madame, qui fut toute esbahie de voir
l'assemblée de ce peuple. Ung sergent de par monseigneur commenda faire
silence. Et maistre Jehan se mist ung peu au dessus des aultres, et
commença sa petite collacion comme il s'ensuyt: «Mesdames et
mesdamoiselles, j'ay la charge de par monseigneur qui cy est et ceulx de
son conseil vous dire en bref la cause pourquoy vous estes icy mandées.
Il est vray que monseigneur, son conseil et son peuple qui cy est, ont
tenu à ceste heure ung petit chapitre du fait de leurs consciences; la
cause si est qu'ilz ont volunté, Dieu devant, dedans bref temps de faire
une belle procession et devote à la loange de Nostre Seigneur Jhesu
Crist et de sa glorieuse mère, et à icelluy jour se mettre trestous en
bon estat, affin qu'ilz soient mieulx exaulsiez en leurs plus devotes
prières et que les oeuvres qu'ils feront soient à celuy jour à Dieu plus
agréables. Vous savez assez que, la mercy Dieu, nous n'avons eu nulles
guerres de nostre temps, et noz voisins en ont esté terriblement
persecutez, et de pestilence et de famine. Quand les aultres en ont esté
examinez, nous avons peu dire et encores disons que Dieu nous en a
preservez. C'est bien raison que nous cognoissons que ce vient non pas
de noz propres vertuz, mais de la seulle large et liberale grace de
nostre benoist redempteur, qui huche, appelle, et invite au son des
devotes prières qui se font en nostre eglise parochiale, et où nous
adjoustons très grand foy et tenons ferme devocion. Le devot couvent des
cordeliers de ceste ville nous a beaucop valu et vault à la conservacion
des biens dessus dictz. Au surplus nous voulons savoir de vous si vous
acquictez à faire ce à quoy vous estez tenues; et combien que nous
tenons assez estre en vostre memoire l'obligacion qu'avez à l'église, il
ne vous desplaira pas pour plus grand seureté si je vous en touche
aucuns des plus gros poincts. Quatre foiz l'an, c'est assavoir à quatre
nataulx, vous devez confesser du mains à quelque ung prestre ou
religieux ayant sa puissance; et si à chaqu'une foiz receviez vostre
créateur, ce seroit trèsbien fait; deux foiz ou une foiz l'an du mains
le devez-vous faire. Allez à l'offrande tous les dimanches, et à chacune
messe; celles qui en ont la puissance, paiez loyaument les dismes à
Dieu, comme de fruiz, de poules, d'aigneaulx, de cochons, et aultres
telz usages accoustumez. Vous devez aussi ung aultre disme aux devotz
religieux du couvent de saint Françoys, que non voulons expressement
qu'il soit payé; c'est celuy qui plus nous touche au cueur, et dont nous
desirons plus l'entretenance; et pourtant s'il y a nulles de vous qui en
ait fait son devoir aultrement que bien, soit ou par sa negligence ou
par faulte de le demander, de le payer s'avance. Vous savez que ces bons
religieux ne peuvent venir en voz hostelz querir leur disme, ce leur
seroit trop grand peine et trop grand destourbier; il doit bien suffire
s'ilz prenent la peine de le recevoir. Véezla partie de ce que je vous
ay à dire; reste à savoir celles qui ont paié et celles qui doivent.»
Maistre Jehan n'eut pas sitost finé son dire que plus de vingt femmes,
toutes à une voix, commencèrent à crier: «J'ay paié, moy; j'ay paié,
moy; je ne doy rien; ne moy, ne moy!» D'aultre costé dirent ung cent
d'aultres, et generalement toutes, qu'elles ne devoient rien; mesmes
saillirent avant quatre ou six belles jeunes femmes qui dirent qu'elles
avoient si bien payé qu'on leur devoit sur le temps advenir, à l'une
quatre foiz, à l'autre six, à l'autre dix. Il y avoit aussi d'autre
costé je ne scay quantes veilles qui ne disoient mot; et maistre Jehan
leur demanda s'elles avoient bien payé leur disme, et elles respondirent
qu'elles avoient faict traicté avec les cordeliers. «Comment, dit-il, ne
paiez vous pas? vous devriez semondre et contraindre les aultres de ce
faire, et vous mesmes faictes la faulte!--Dya, ce dit l'une, ce n'est
pas par moy; je me suis plusieurs foiz presentée de faire mon devoir,
mais mon confesseur n'y veult jamais entendre; il dist tousjours qu'il
n'a loisir.--Saint Jehan, dirent les aultres veilles, nous avons
converty par traicté fait avec eulx la disme que devons en toille, en
drap, en coussins, en bancquiers, en oreilliers, et en aultres telles
bagues; et ce par leur conseil et advertissement, car nous amerions
mieulx à paier comme les aultres.--Nostre Dame, dist maistre Jehan, il
n'y a point de mal, c'est trèsbien fait.--Elles s'en peuvent bien aller
quand leur plaira, monseigneur, dist maistre Jehan; ne font pas?--Oy,
dit-il; mais quoy que soit, que ce disme ne soye pas oublyé.» Quand
elles furent toutes hors de la sale, l'huis fut serré; si n'y eut celuy
des demourez qui ne regardast son compaignon. «Or ça, dist monseigneur,
qu'est-il de faire? Nous sommes acertenez de la traïson que ces ribaulx
moynes nous ont faicte par l'un d'eulx et par noz femmes; il ne nous
fault plus de tesmoings.» Après pluseurs et diverses opinions, la finale
et derrenière resolucion si fut, qu'ils yront bouter le feu ou couvent,
et brulleront et moynes et moustier. Si descendirent en bas en la ville,
et vindrent au monastère; et ostèrent hors le _Corpus Domini_, et aucuns
aultres reliquiaires, et l'envoyèrent en la parroisse; et puis, sans
plus enquerre, boutèrent le feu en divers lieux léens, et ne s'en
partirent tant que tout fut consumé, et moynes, et convers, et eglise,
et dortoir, et le surplus des edifices, dont il avoit foison léens.
Ainsi achetèrent bien chèrement les pouvres cordeliers le disme non
accoustumé qu'ilz misrent sus. Dieu mesmes, qui n'en povoit mais, en eut
bien sa maison brullée.
LA XXXIIIe NOUVELLE.
PAR MONSEIGNEUR.