18, +Sçait+.
«Et si je sais compter,
Il en est jusqu’à trois que je pourrais citer.» BOILEAU.
=664=,
8, +Dolent+.--Citation dont les termes sont légèrement altérés, sans
que le sens soit modifié.
8, +Rechigner+.--Air renfrogné; rechigner, dit NICOT, c’est user de
paroles et de regards mal gracieux et vient de ce que c’est faire en
quelque sorte comme un chien mécontent.
9, +Dispenserons+.--Permettrions, accepterions; dispenser signifiait
autrefois permettre. NICOT.
16, +Voix+.--«Femme rit quand elle peut et pleure quand elle veut.»
_Proverbe._
21, +Payement+.--C.-à-d.: Cette cérémonieuse contenance est bien
moins pour le mort que pour les vivants; elle a plus pour objet
d’acquérir que de payer.
30, +Pline le ieune+.--_Epist._ VI, 24.
=666=,
20, +Faux+.--Le milieu.
26, +Riches+.--Var. des éd. ant.: _de grand lieu_, au lieu de:
«riches».
27, +Arria+.--Le récit qui suit est en entier extrait de PLINE LE
JEUNE, _Epist._ 111, 16.
28, +Consulaire+.--Qui avait été consul.
32, +Plusieurs+.--Cecina Pœtus se tua dans les circonstances que
rapporte ici Montaigne (43); Thraseas Pœtus son gendre, illustre par sa
vertu et son courage, fut un des représentants de la faible opposition
sénatoriale qui osait désapprouver Néron; il sortit du Sénat, pour
ne pas entendre l’apologie du meurtre d’Agrippine faite par Sénèque.
Accusé sous de frivoles prétextes, il fut condamné à mourir et
s’ouvrit les veines; sa femme, imitant l’exemple de sa mère, ne voulait
pas lui survivre. Thraseas la pria instamment de se laisser vivre pour
Fannia leur fille (66).
=668=,
15. +Sçauriez+.--«Ne savez-vous pas, fait dire Martial à Porcie
fille de Caton d’Utique, qu’on ne peut empêcher personne de mourir; je
croyais que mon père vous l’avait appris?» V. N. =II=, 430: Premier.
29, +Instant+.--Var. des éd. ant.: _Cela dit_, au lieu de: «Et en
mesme instant».
39, +Riche+.--Il est incontestable que les trois mots mis par Pline
dans la bouche d’Arria, en disent beaucoup plus, dans leur concise
simplicité, que la phrase étudiée que lui prête Martial.
44, +Crainte+.--Var. des éd. ant.: _en quoy il estoit de suyure son
conseil_, au lieu de: «de la suyure en mourant».
=670=,
2, +Paulina+.--TACITE, _Ann._, XV, 61 et 64.
2, +Ieune+.--L’éd. de 80 porte: _belle, ieune_.
4, +Seneque+.--Fut d’abord orateur, puis s’adonna à la philosophie;
accusé d’intrigues criminelles avec la fille de Germanicus, il fut
exilé en Corse et il y demeura huit ans; rentré en grâce, il fut choisi
comme précepteur de Néron. Lorsque, parvenu à l’empire, celui-ci donna
carrière à sa mauvaise nature, Sénèque essaya de s’y soustraire en
sollicitant sa retraite; l’empereur s’y opposa par hypocrisie, puis
ne voyant en lui qu’un censeur incommode, il feignit de le trouver
compromis dans la conspiration de Pison et lui envoya l’ordre de
se donner la mort, ce qu’il fit en se faisant ouvrir les veines et
témoignant d’un calme absolu, ce dont Montaigne nous donne ici un récit
complet (68). On a reproché à Sénèque les richesses considérables
acquises pendant qu’il était en crédit, l’approbation qu’il a donnée à
l’empoisonnement de Britannicus et l’apologie qu’il a faite du meurtre
d’Agrippine. On a de lui des écrits philosophiques et de nombreuses
lettres à Lucilius; partout il y prêche la morale la plus austère et le
mépris de la mort; Montaigne leur a fait de très fréquents emprunts;
son style est brillant, élégant, quoique un peu affété. Sénèque semble
né à Rome; on le donne parfois comme étant de Cordoue, d’où était son
père venu à l’âge de 15 ans à Rome, où il a vécu et où il est mort.
13, +Estriuoit+.--Refusait de se soumettre.
=672=,
18, +Beauté+.--Var. des éd. ant.: _noblesse_, au lieu de: «beauté».
20, +Vieillesse+.--L’éd. de 80 ajoutait: (_car il auoit lors enuiron
cent quatorze ans_); il en avait en réalité soixante-cinq.
30, +Elle+.--La poison; le mot, du temps de Montaigne, était féminin;
aujourd’hui encore, on le fait tel dans le langage trivial.
37, +Fascheuse+.--Var. des éd. ant. à 88: _lourde_, au lieu de:
«fascheuse».
=674=,
6, +Commun+.--C’est du reste de la réalité, à laquelle n’atteint
jamais la fiction, que les auteurs, se bornant à modifier certains
détails et parant le tout avec plus ou moins de talent, tirent
généralement le fond des ouvrages qui leur font le plus honneur;
l’imagination serait impuissante à concevoir l’infinité des situations
que nécessite la production littéraire qui va sans cesse croissant;
et c’est en serrant au plus près la vie réelle, ses incidents et ses
accidents, qu’ils captivent le plus notre intérêt.
15, +De ce+.--Les éd. ant. portent: _ou comme Arioste a rangé en vne
suite, ce_; au lieu de: «de ce».
22, +Lucilius+.--_Epist._ 104.
[F.591] NOTES.