=554=,
11, +Atletes+.--En dehors de l’entraînement continu auquel de nos
jours sont soumis les jockeys qui prennent part aux courses, on leur
fait suivre un régime spécial et, entre autres choses, on provoque
pareillement, chez eux, d’abondantes transpirations pour les rendre
plus légers, avant qu’ils ne montent à cheval pour courir.
20, +Marée+.--Foule; comme on dit «les flots de la multitude».
22, +Grece+.--Les Turcs; mais cette situation a pris fin en 1830,
époque à laquelle une insurrection datant de 1821 et la bataille
navale de Navarin, gagnée en 1827 par les flottes combinées de France,
d’Angleterre et de Russie, rendirent à la Grèce son indépendance.
32, +Inconuenient+.--C’est actuellement encore, en Europe, une des
causes de guerre des plus à redouter que de servir de palliatif à des
difficultés économiques, ou de dérivatif à des difficultés de politique
intérieure, qui vont croissant sans cesse par suite de l’aveuglement,
de l’inertie et de la division des conservateurs et, d’autre part, de
l’esprit de plus en plus entreprenant et des exigences de plus en plus
grandes des socialistes.
39, +Carthaginois+.--Carthage, située non loin de l’emplacement où
se trouve actuellement Tunis, devenue la capitale d’une république
maritime très puissante, et la rivale de Rome, eut à soutenir contre
celle-ci de longues luttes connues sous le nom de «guerres puniques»,
qui se terminèrent par la prise et la destruction de la cité africaine
(=146=).
39, +Bretigny+.--FROISSART, I, 213.--Le traité de Brétigny (1359),
par lequel le roi Jean le Bon, fait prisonnier à la bataille de
Poitiers, abandonnait à l’Angleterre, pour racheter sa liberté, toutes
les conquêtes faites par ses prédécesseurs, ne fut pas reconnu par les
États généraux convoqués à cet effet par le Dauphin. La guerre reprit
alors de plus belle, pour ne se terminer qu’en 1453, par la bataille de
Castillon; elle avait duré cent quinze ans.
=556=,
2, +Outre-mer+.--Allusion à une expédition en Angleterre, méditée
vers 1338 par Philippe IV de Valois, pour laquelle il avait réuni vingt
à trente mille hommes, et que devait commander son fils Jean, duc de
Normandie, depuis Jean le Bon, alors âgé de 20 ans; cette expédition
n’eut pas lieu, le roi d’Angleterre ayant pris lui-même l’offensive et
envahi la France.
10, +Ruine+.--C’était l’avis de l’amiral de Coligny; et, s’il se
trouvait à Paris lors de la S.-Barthélemy, c’est qu’il était question,
à ce moment, entre le roi et lui, d’une guerre dans les Pays-Bas devant
servir de dérivatif à nos troubles intérieurs d’alors, guerre dans
laquelle il eût exercé un commandement.
13, +Commodité+.--«La guerre n’est qu’un instrument de la politique.»
CLAUSEWITZ.
14, +Virgo+.--Némésis, déesse de la vengeance, chargée de punir le
crime et de renverser une insolente prospérité; surnommée _Rhamnusia_,
de ce qu’elle avait un temple à Rhamnus, bourg de l’Attique.
20, +Elotes+.--PLUTARQUE, _Lycurgue_, 21.--Elotes ou Ilotes; à
l’origine ce nom désignait les habitants d’Hélos, ville de Laconie
(Grèce anc.), prise et détruite en =1059= par les Lacédémoniens qui
les réduisirent en esclavage. Il fut ensuite étendu à tous leurs
esclaves indistinctement, qu’ils traitaient avec une extrême dureté,
les entretenant soigneusement dans l’état le plus abject.
27, +Art+.--CELSE dit à cet égard: «Ceux qui pratiquent la médecine
rationnelle, estiment qu’Hérophile et Erasistrate agissaient bien,
en obtenant des rois que les criminels leur fussent livrés pour être
disséqués vivants, et qu’on pût observer, alors qu’ils étaient encore
pleins de vie et avant qu’ils eussent rendu l’âme, la disposition,
la couleur, la forme, les dimensions des organes»; mais il ajoute:
«disséquer ainsi des hommes vivants, est aussi cruel qu’inutile».
35, +L’empereur+.--Ce ne fut qu’en 403 que les combats de gladiateurs
furent abolis par l’empereur Honorius, après que les spectateurs eurent
tué à coups de pierre un anachorète, nommé Télémaque, qui, venu exprès
de l’Orient à Rome, s’était jeté entre les combattants pour les séparer.
=558=,
17, +Rumpi+.--Dans les combats de gladiateurs, le vaincu devait
mettre bas les armes et était égorgé, à moins que les spectateurs ne
voulussent lui sauver la vie; le vainqueur les consultait du regard: le
bras étendu, le poing fermé, le pouce détaché et en dessus, marquait
qu’il eût à achever son adversaire; le poing renversé, le pouce en
dessous, qu’on faisait grâce.
30, +Interest+.--Le fait était assez fréquent jadis: le landgrave
de Hesse, le duc de Brunswick en Allemagne vendaient leurs sujets aux
recruteurs anglais; le prince de Waldeck, aux Hollandais; les Suisses
se vendaient eux-mêmes. A la bataille de S.-Quentin, il y avait des
Allemands des deux côtés; de même des Suisses, à la bataille de
Fontenoy, etc.