14, +Lælius+.--Les éd. ant. port.: _Scipion_.
=546=,
16, +Sagos+.--Rétablir cette citation ainsi qu’il suit: _Sinistras
sagis..._--Le _sagum_ était l’habit militaire des Romains; en paix,
ils portaient la toge. Chez les Gaulois, c’était le vêtement de tout
temps; nos paysans le portent encore sous le nom de saye ou blouse.
18, +Respondre+.--CÉSAR, _De Bello Gall._, IV, 5, dit que les Gaulois
arrêtaient ceux qu’ils rencontraient, non pour leur demander qui ils
étaient, mais pour s’enquérir des nouvelles;--on peut ajouter que cela
leur était et est encore commun avec bien d’autres; ce qui l’était
moins et explique cette remarque de César, c’est que chez eux il était
interdit de répandre des nouvelles dans le public, et cependant le
journal n’était pas chose inconnue à ce moment. Il existe trace de
journaux, en quelque sorte officiels, en Égypte, 2000 ans avant notre
ère; ils publiaient également tous les faits intéressants et notamment
les scandales. Les Romains eurent d’abord les Annales tenues par les
pontifes, et qui, du temps de César, firent place aux Actes diurnes ou
Journaux, lesquels comprenaient à peu près tout ce qu’on trouve dans
les feuilles publiques de nos jours, partie officielle et chronique.
Ils prirent fin avec l’empire, pour renaître au quinzième siècle, en
Italie, où ils se vendaient une «gazetta», petite pièce de monnaie,
d’où le nom que Théophile Renaudot donna à sa feuille quand il la créa
en 1631. V. N. =I=, 390: Necessité.
21, +Iambes+.--SÉNÈQUE, _Epist._ 86.
28, +Front+.--Les femmes du temps de Montaigne s’épilaient
probablement le front, afin d’en augmenter la hauteur.
30, +Propres à cela+.--Add. des éd. ant.: _qui seruoyent à cela
de faire tomber le poil_.--L’éd. de 80 aj.: _qu’ils appelloient_
«_psilotrum_».
37, +Caton+.--PLUTARQUE, _Caton d’Utique_, 15.
39, +Assis+.--Les Grecs et les Romains dînaient assis, parce que
ce repas était fort court. Au souper, qu’ils prolongeaient beaucoup,
étant alors débarrassés de leurs affaires, à l’exception des femmes
qui étaient toujours assises, ils mangeaient ordinairement étendus
sur des sortes de divans, lesquels, lorsqu’on était nombreux, étaient
juxtaposés autour de la table, dont un côté demeurait libre pour le
service. Sur chacun de ces lits ou divans, prenaient généralement
place trois personnes; on s’y étendait la tête du côté de la table,
la poitrine surélevée par des coussins, les pieds à l’opposé, en
contrebas. On s’appuyait sur le coude gauche et on se servait avec la
main droite; on pouvait ainsi facilement poser la tête sur la poitrine
de son voisin de gauche, ainsi que fit saint Jean sur le sein de
Jésus-Christ lors de la cène. De nos jours, les Arabes en agissent
encore ainsi, sauf que, les divans n’existant pas, on s’étend à même
le sol sur des tapis ou des nattes et que l’élévation de la table est
réduite en conséquence.
=548=,
8, +L’autre+.--DIOGÈNE LAERCE, VI, 89.
9, +Table+.--_Ab ovo usque ad mala_ (depuis l’œuf jusqu’à la pomme),
dit HORACE, _Sat._, 1.
11, +Obscæne+.--Sale, malpropre, répugnant en raison de l’usage qui
en était fait.
16, +Estouffa+.--SÉNÈQUE, _Epist._ 70.
16, +Catze+.--De l’italien _cazzo_, pénis, membre viril.
20, +Passans+.--Dans toutes les grandes villes, en France, il est
actuellement pourvu à cette nécessité; avant, c’était une servitude
des couloirs d’entrée des maisons, dont nombre comportaient des
aménagements à cet effet. C’est à M. le Préfet de police de Rambuteau,
dont longtemps ils ont gardé le nom, que Paris doit depuis moins
d’un siècle environ les édicules dont certaines de ses rues sont
pourvues pour cet objet; mais c’est à l’empereur Vespasien, dont ils
ont également porté le nom, que l’idée première appartient. En les
établissant, il les avait frappés d’un impôt et son fils Titus l’en
ayant plaisanté, il lui mit, dit-on, sous le nez, le premier argent
en provenant, en lui disant: «Sent-il mauvais?»--A Venise, il n’y a
pas encore longtemps, aucune disposition particulière n’existait à cet
égard et en certains endroits se prêtant le plus à la satisfaction
de ce besoin, était parfois tracée sur le mur une croix noire bien
apparente avec cette inscription: _Rispetto_ (à respecter), que
THÉOPHILE GAUTIER, qui narre le fait, rend plaisamment par cette
traduction du vers d’Horace: «Enfants, allez plus loin; cet endroit
est sacré», ajoutant que la recommandation est loin d’être pieusement
observée.
26, +Trenchans+.--Eschançons et trenchans étaient des esclaves dont
l’office était, celui des premiers, de verser à boire; celui des
seconds, de découper les viandes.
=550=,
1, +Nous+.--Montaigne estimait ses contemporains inférieurs aux
anciens, en vices et en vertus; était-ce exact? Les hommes semblent à
cet égard avoir été, être et devoir être toujours à peu près les mêmes
dans tous les siècles; et, pour un observateur consciencieux qui ne
se laisse pas arrêter par les apparences et va au fond des choses, la
somme des vertus et des vices dans un siècle est sensiblement la même
comparée à ce qu’elle est dans un autre siècle. NAIGEON.
3, +Mal+.--LA ROCHEFOUCAULT a exprimé cette même pensée de la sorte:
«Un sot n’a pas assez d’étoffe pour être bon».
14, +Estuues+.--Les Romains, du moins dans le courant de la vie
ordinaire, ne prenaient que des bains de vapeur, comme cela se pratique
encore dans les pays orientaux; mais ces bains étaient d’usage
journalier, ce qu’explique le climat, la vie passée continuellement
au grand air et les loisirs de leur existence. Le confort moderne
n’avait pas encore introduit chez eux l’eau et le feu à domicile, d’où,
à peu d’exceptions près, la nécessité de thermes ou établissements
de bains publics dont les ruines attestent les immenses proportions
et la magnificence; entre autres, aux Thermes de Caracalla, à Rome,
trois mille personnes pouvaient se baigner à la fois; il y avait
seize cents sièges de marbre et de porphyre, et des baignoires de
granit. On y accédait par des portiques somptueux; à l’intérieur se
trouvaient des salles de conversation, des bibliothèques, des jardins
décorés de statues et d’œuvres d’art, c’était quelque chose comme les
établissements thermaux de nos jours dans certaines villes d’eaux,
mais ils étaient publics, à Rome, du moins pendant l’empire; tout le
monde y avait accès et il en existait dans la plupart des villes.--Les
bains sont bien loin d’être aussi en faveur en France; Louis XIV, dit
Saint-Simon, n’en prit jamais que sur ordonnance de médecin, et en ces
derniers temps, il nous a été donné d’entendre une femme d’âge, venue à
Lourdes y chercher la guérison, justifier son appréhension à descendre
dans la piscine de la grotte, en disant qu’elle n’avait jamais pris
de bain de sa vie. Actuellement on a tendance à y venir; bains et
bains-douches, déjà d’usage courant dans l’armée, s’introduisent dans
les populations, du moins dans celles de quelques grandes villes; des
piscines municipales ont même été créées dans quelques-unes où pour
quinze ou vingt centimes chacun peut se baigner; mais de fait, ce ne
sont encore que de rares exceptions.
14, +Hommes+.--Jusque sous l’empereur Adrien, les bains des femmes
n’étaient pas séparés de ceux des hommes.
19, +Apollinaris+.--_Carm._ IV, 239.
23, +Naulage+.--Les éd. ant. port.: _voiture_.--La question est de
peu d’importance; actuellement on opère de deux façons: généralement
on paie d’avance quand le prix est élevé ou qu’il peut y avoir grande
affluence (chemins de fer, paquebots à destination lointaine, etc.), en
cours de route ou à l’arrivée dans le cas contraire (omnibus, petites
voitures, etc.).
28, +Nicomedis+.--Concubine; littéralement «la ruelle de Nicomède».
SUÉTONE, _César_, 49.--César, dans sa jeunesse, avait vécu quelque
temps à la cour de ce prince, roi de Bithynie (Asie Mineure), et
passait pour avoir été de la plus grande intimité avec lui, ce qui,
en ce temps, était fréquent et admis; et c’est pourquoi il avait été
gratifié de cette épithète dont l’origine provient de ce que, chez
les Romains, la femme au lit couchait d’ordinaire, ainsi que le dit
Montaigne, du côté de la ruelle. V. N. =II=, 634: Nicomedes.
33, +Champisses+.--Malignes, goguenardes; viendrait de «champis» qui,
en Poitou, signifie enfant naturel, comme qui dirait procréé dans les
champs, auquel on attribuait plus de malice qu’aux autres.
34, +Iane+.--Janus, le plus ancien roi d’Italie, =XVe= siècle. Établi
dans le Latium, il y fit régner la paix. Il avait, à Rome, un temple
dont les portes étaient ouvertes en temps de guerre et fermées en temps
de paix et avant Auguste, elles ne furent closes que deux fois, l’une
sous Numa, l’autre après la première guerre punique. C’est de Janus que
le mois de Janvier passe pour avoir pris son nom.
37, +Romaines+.--HÉRODIEN, IV, 2, 6.
39, +Creu+.--Les reines de France portaient jadis le deuil en blanc;
Anne de Bretagne fut la première qui, à la mort de Charles VIII, le
porta en noir. Les Chinois le portent également en blanc et, par
exception, en rouge éclatant, pendant le premier mois, après la mort
d’un père ou d’une mère; les Égyptiens le portaient en jaune; les
Éthiopiens, en gris.