SOTTISE.

La sottise et desreglement de sens, n’est pas chose guerissable par vn

traict d’aduertissement. Ce sont apprentissages, qui ont à estre faicts

auant la main, par longue et constante institution. Nous deuons ce

soing aux nostres, et cette assiduité de correction et d’instruction:

mais d’aller prescher le premier passant, et regenter l’ignorance ou

ineptie du premier rencontré, c’est vn vsage auquel ie veux grand mal,

=III=, 364.

La sottise est vne mauuaise qualité, mais de ne la pouuoir supporter,

et s’en despiter et ronger, c’est vne autre sorte de maladie, qui ne

doit guere à la sottise, en importunité, =III=, 334.

Il est impossible de traitter de bonne foy auec vn sot, =III=, 338.

Essais de Montaigne (self-édition) - Volume IV · 第 330 / 504 题