Regardez pourquoy celuy-là s’en va courre fortune de son honneur et de
sa vie, à tout son espée et son poignard; qu’il vous die d’où vient la
source de ce debat, il ne le peut faire sans rougir; tant l’occasion
en est vaine et friuole, =III=, 512.
Qu’est-ce qui faict en ce temps, nos querelles toutes mortelles? et que
là où nos peres auoyent quelque degré de vengeance, nous commençons
à cette heure par le dernier: et ne se parle d’arriuée que de tuer?
Qu’est-ce, si ce n’est coüardie, =II=, 570.
Qui entre legerement en querelle, est subiect d’en sortir aussi
legerement. C’est une mauuaise façon. Depuis qu’on y est, il faut
aller ou creuer. Entreprenez froidement, mais poursuiuez ardamment. De
faute de prudence, on retombe en faute de cœur; qui est encore moins
supportable, =III=, 514.
Les excuses et reparations, que ie voy faire tous les iours, pour
purger l’indiscretion, me semblent plus laides que l’indiscretion
mesme, =III=, 516.
Vn homme d’honneur, qui doit sentir vn desmenti, et vne offence iusques
au cœur, qui n’est pour prendre vne mauuaise excuse en payement et
consolation, qu’il euite le progrez des altercations contentieuses,
=III=, 506.
Aucun dire n’est si vicieux, comme le desdire est honteux, quand c’est
vn desdire, arraché par authorité, =III=, 516.
La plus part des accords de noz querelles du iourd’hui, sont honteux et
menteurs. Nous ne cherchons qu’à sauuer les apparences et trahissons
cependant, et desaduouons noz vrayes intentions aux despens de nostre
franchise, et de l’honneur de nostre courage, et cherchons des
conillieres en la fauceté, pour nous accorder. Il ne faut pas regarder
si vostre action ou vostre parole, peut auoir autre interpretation,
c’est vostre vraye et sincere interpretation, qu’il faut mes-huy
maintenir, quoy qu’il vous couste, =III=, 514.