PASSIONS.

L’ame en ses passions se pipe plustost elle mesme, se dressant vn faux

subiect et fantastique, voire contre sa propre creance, que de n’agir

contre quelque chose, =I=, 42.

Qui ne sçait leur fermer la porte, ne les chassera pas entrées,

=III=, 510.

Les passions qui sont toutes en l’ame, comme l’ambition, l’auarice, et

autres, donnent bien plus à faire à la raison: que celles qui tiennent

au corps et à l’ame, laquelle n’y peut estre secourue, que de ses

propres moyens: ny ne sont ces appetits là, capables de satieté: voire

ils s’esguisent et augmentent par la iouyssance, =II=, 634.

Toutes passions qui se laissent gouster, et digerer, ne sont que

mediocres, =I=, 26.

Essais de Montaigne (self-édition) - Volume IV · 第 289 / 504 题