PAROLE.

La parole est moitié à celuy qui parle, moitié à celuy qui l’escoute,

=III=, 646.

Il n’est aucun sens ny visage, ou droict, ou amer, ou doux, ou courbe,

que l’esprit humain ne trouue aux escrits, qu’il entreprend de

fouïller. En la parole la plus nette, pure et parfaicte, qui puisse

estre, combien de fauceté et de mensonge a lon faict naistre?

=III=, 386.

Essais de Montaigne (self-édition) - Volume IV · 第 287 / 504 题