ENFANTS.

Vne vraye affection et bien reglée pour nos enfants deuroit naistre, et

s’augmenter auec la cognoissance qu’ils nous donnent d’eux, =II=, 22.

Ie n’ay iamais estimé qu’estre sans enfans, fust vn defaut qui deust

rendre la vie moins complete, et moins contente. La vacation sterile,

a bien aussi ses commoditez. Les enfans sont du nombre des choses, qui

n’ont pas fort dequoy estre desirées. Et si ont iustement dequoy estre

regrettées, à qui les perd, apres les auoir acquises, =III=, 478.

Il faut colloquer les enfans, non selon les facultez de leur pere, mais

selon les facultez de leur ame, =I=, 262.

Essais de Montaigne (self-édition) - Volume IV · 第 215 / 504 题