=Du jugement à porter sur la mort d’autrui=, =II=, 421.--Peu d’hommes
témoignent à leur mort d’une réelle fermeté d’âme; il en est peu qui
croient à ce moment que leur dernière heure est venue, 421.--Quand nous
en sommes là, nous sommes portés d’ordinaire à croire la nature entière
intéressée à notre conservation et que nous ne pouvons périr sans que
le monde en soit bouleversé (CÉSAR), 421.--Pour juger du courage de
qui s’est donné la mort, il faut examiner dans quelles circonstances
il se trouvait; la fermeté que nous admirons ne vient souvent que
de la crainte de souffrir une mort lente ou honteuse (CALIGULA,
TIBÈRE, HÉLIOGABALE), 423.--Exemples de faiblesse chez des gens qui
avaient décidé de se tuer (L. DOMITIUS, PLAUTIUS SYLVANUS, ALBUCILLA,
DÉMOSTHÈNE, G. CIMBRIA, OSTORIUS), 425.--Une mort prompte et inattendue
est la plus désirable (l’empereur ADRIEN, CÉSAR), 425.--Noble constance
de SOCRATE dans l’attente de la mort, 427.--Exemples (POMPONIUS
ATTICUS, le philosophe CLÉANTHE, TULLIUS MARCELLINUS), 427.--Courage de
CATON aidant, en pareille circonstance, la mort à accomplir son œuvre,
429.