=Des noms=, =I=, 509.--Il est des noms qui sont pris en mauvaise
part; certains sont, par tradition, plus particulièrement usités
dans telle ou telle famille de souverains, d’autres plus ou moins
répandus chez tel ou tel peuple (NOBLESSE répartie en un festin suivant
la ressemblance des noms; METS servis dans l’ordre alphabétique),
509.--Il est avantageux de porter un nom aisé à prononcer et qui
se retient facilement, 509.--Influence des noms (un JEUNE HOMME de
Poitiers; PYTHAGORE, les CALVINISTES), 511.--Il serait bon de ne
jamais traduire les noms propres et de les laisser tels qu’ils sont
écrits et se prononcent dans leur langue d’origine (JACQUES AMYOT),
511.--Inconvénient qu’il y a à prendre, comme cela se fait en France,
des noms de terre; la tendance à falsifier les généalogies s’en trouve
favorisée, 513.--Les armoiries passent également des uns aux autres
(Armoiries de MONTAIGNE), 515.--On se donne bien de la peine pour
illustrer un nom qui souvent sera altéré par la postérité; un nom,
après nous, n’est en fin de compte qu’un mot et un assemblage de traits
sans objet (DUGUESCLIN), 515.--Parfois, de notre vivant même, ce n’est
qu’un pseudonyme (NICOLAS DENOIST, SUÉTONE, BAYARD, ESCALIN), 515.--A
qui le souvenir que les noms consacrent, s’applique-t-il parmi le grand
nombre d’êtres connus et inconnus de l’histoire, qui ne sont plus et
qui ont porté le même nom? 517.--Qu’importe après eux aux grands hommes
la gloire de leur nom (ÉPAMINONDAS, SCIPION L’AFRICAIN)? 547.