=Du pédantisme=, =I=, 203.--Les pédants sont et ont été de tous temps
méprisés et ridiculisés malgré leur savoir (DU BELLAY, PLUTARQUE,
RABELAIS, MARGUERITE DE VALOIS), 203.--Les philosophes de l’antiquité
étaient au contraire généralement estimés, parce que sous leur
originalité et leur dédain pour les fonctions publiques, existait une
science profonde; différence essentielle entre eux et les pédants de
nos jours (ARCHIMÈDE, CRATÈS, HÉRACLITE; EMPÉDOCLE, THALÈS, ANAXAGORE),
205.--Les pédants ne s’occupent que de meubler leur mémoire et à en
faire parade, sans que bénéficient de ce qu’ils apprennent ni leur
jugement, ni leur conscience, 209.--Exemple de ce Romain qui se
croyait savant, parce qu’il avait des savants à ses gages, 211.--La
science n’est utile qu’autant qu’elle nous devient propre. Caractères
distinctifs des vrais et des faux savants (LUCULLUS, PROTAGORAS, ADRIEN
TURNEBUS), 213.--La science sans le jugement ne saurait porter fruit,
peut-être est-ce là le motif pour lequel nous la tenons comme une
superfétation chez la femme (FRANÇOIS duc de Bretagne), 217.--Nos pères
n’en faisaient pas grand cas; et, chez ceux auxquels les dispositions
naturelles pour en bénéficier font défaut, elle est plus dangereuse
qu’utile; la plupart des pédants de notre époque est dans ce cas, parce
qu’ils ne s’y sont adonnés que pour en tirer profit (ARISTON de Chio),
217.--Les Perses s’appliquaient à apprendre la vertu à leurs enfants
(ASTYAGE et CYRUS); les Lacédémoniens à les mettre en présence de la
réalité, les instruisant par l’exemple de ce qu’ils auraient à faire
quand ils seraient devenus des hommes (AGÉSILAS), 221.--Différence
entre l’éducation que recevaient les Spartiates et celle que recevaient
les Athéniens (les LACÉDÉMONIENS et ANTIPATER, AGÉSILAS et XÉNOPHON),
223.--Comment Socrate se joue d’un sophiste se plaignant de n’avoir
rien gagné à Sparte, 223.--Les sciences amollissent et efféminent les
courages (les TURCS, les SCYTHES, les PARTHES, TAMERLAN, les GOTHS en
Grèce, CHARLES VIII en Italie), 225.