DU MÊME AUTEUR

ont paru au _MERCURE DE FRANCE_

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LE PROMÉTHÉE MAL ENCHAINÉ 1 vol.

L’IMMORALISTE, récit 1 vol.

LA PORTE ÉTROITE, récit 1 vol.

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NOUVEAUX PRÉTEXTES 1 vol.

_ÉDITIONS DE LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE_

ISABELLE, récit 1 vol.

LE RETOUR DE L’ENFANT PRODIGUE 1 vol.

_TRADUCTION_

RABINDRANATH TAGORE: L’Offrande Lyrique (Gitanjali) 1 vol.

IL A ÉTÉ TIRÉ DE CE VOLUME

70 EXEMPLAIRES NUMÉROTÉS SUR VERGÉ D’ARCHES

(TEXTE INTÉGRAL RÉTABLI)

DONT 20 HORS COMMERCE (A à T)

_A JACQUES RIVIÈRE_

De tout temps les tribunaux ont exercé sur moi une fascination

irrésistible. En voyage, quatre choses surtout m’attirent dans une

ville: le jardin public, le marché, le cimetière et le Palais de

Justice.

Mais à présent je sais par expérience que c’est une tout autre chose

d’écouter rendre la justice, ou d’aider à la rendre soi-même. Quand on

est parmi le public on peut y croire encore. Assis sur le banc des

jurés, on se redit la parole du Christ: _Ne jugez point._

Et certes je ne me persuade point qu’une société puisse se passer de

tribunaux et de juges; mais à quel point la justice humaine est chose

douteuse et précaire, c’est ce que, durant douze jours, j’ai pu sentir

jusqu’à l’angoisse. C’est ce qu’il apparaîtra peut-être encore un peu

dans ces notes.

Pourtant je tiens à dire ici, d’abord, pour tempérer quelque peu les

critiques qui transparaissent dans mes récits, que ce qui m’a peut-être

le plus frappé au cours de ces séances, c’est la conscience avec

laquelle chacun, tant juges qu’avocats et jurés, s’acquittait de ses

fonctions. J’ai vraiment admiré, à plus d’une reprise, la présence

d’esprit du Président et sa connaissance de chaque affaire; l’urgence de

ses interrogatoires; la fermeté et la modération de l’accusation; la

densité des plaidoiries, et l’absence de vaine éloquence; enfin

l’attention des jurés. Tout cela passait mon espérance, je l’avoue; mais

rendait d’autant plus affreux certains grincements de la machine.

Sans doute quelques réformes, peu à peu, pourront être introduites, tant

du côté du juge et de l’interrogatoire, que de celui des jurés...[1] Il

ne m’appartient pas ici d’en proposer.

[1] Voir à ce sujet l’enquête du _Temps_, Nºs du 13 Octobre dernier,

du 14 et sqq. et l’_Opinion_, Nºs du 18 et du 25 Octobre.

I

_Lundi._

On procède à l’appel des jurés. Un notaire, un architecte, un

instituteur retraité; tous les autres sont recrutés parmi les

commerçants, les boutiquiers, les ouvriers, les cultivateurs, et les

petits propriétaires; l’un d’eux sait à peine écrire et sur ses

bulletins de vote il sera malaisé de distinguer le _oui_ du _non_; mais

à part deux je-m’en-foutistes, qui du reste se feront constamment

récuser, chacun semble bien décidé à apporter là toute sa conscience et

toute son attention.

Les cultivateurs, de beaucoup les plus nombreux, sont décidés à se

montrer très sévères; les exploits des bandits tragiques, Bonnot, etc.

viennent d’occuper l’opinion: «Surtout pas d’indulgence», c’est le mot

d’ordre, soufflé par les journaux; ces Messieurs les jurés représentent

la _Société_ et sont bien décidés à la défendre.

L’un des jurés manque à l’appel. On n’a reçu de lui aucune lettre

d’excuses; rien ne motive son absence. Condamné à l’amende

réglementaire: trois cents francs, si je ne me trompe. Déjà l’on tire au

sort les noms de ceux qui sont désignés à siéger dans la première

affaire, quand s’amène tout suant le juré défaillant; c’est un pauvre

vieux paysan sorti de la _Cagnotte_ de Labiche. Il soulève un grand rire

général en expliquant qu’il tourne depuis une demi-heure autour du

Palais de Justice sans parvenir à trouver l’entrée. On lève l’amende.

* * * * *

Par absurde crainte de me faire remarquer, je n’ai pas pris de notes sur

la première affaire; un attentat à la pudeur (nous aurons à en juger

cinq). L’accusé est acquitté; non qu’il reste sur sa culpabilité quelque

doute, mais bien parce que les jurés estiment qu’il n’y a pas lieu de

condamner pour si peu. Je ne suis pas du jury pour cette affaire, mais

dans la suspension de séance j’entends parler ceux qui en furent;

certains s’indignent qu’on occupe la Cour de vétilles comme il s’en

commet, disent-ils, chaque jour de tous les côtés.

Je ne sais comment ils s’y sont pris pour obtenir l’acquittement tout en

reconnaissant l’individu coupable des actes reprochés. La majorité a

donc dû, contre toute vérité, écrire «Non» sur la feuille de vote, en

réponse à la question: «X... est il coupable de... etc.» Nous

retrouverons le cas plus d’une fois et j’attends pour m’y attarder,

telle autre affaire pour laquelle j’aurai fait partie du jury et assisté

à la gêne, à l’angoisse même de certains jurés, devant un questionnaire

ainsi fait qu’il les force de voter contre la vérité, pour obtenir ce

qu’ils estiment la justice.

*

* *

La seconde affaire de cette même journée m’amène sur le banc des jurés,

et place en face de moi les accusés Alphonse et Arthur.

Arthur est un jeune aigrefin à fines moustaches, au front découvert, au

regard un peu ahuri, l’air d’un Daumier. Il se dit garçon de magasin

d’un sieur X...; mais l’information découvre que M. X... n’a pas de

magasin.

Alphonse est «représentant de commerce»; vêtu d’un pardessus noisette à

larges revers de soie plus sombre; cheveux plaqués, châtain sombre;

teint rouge; œil liquoreux, grosses moustaches; air fourbe et arrogant;

trente ans. Il vit au Havre avec la sœur d’Arthur; les deux beaux-frères

sont intimement liés depuis longtemps, l’accusation pèse sur eux

également.

L’affaire est assez embrouillée: il s’agit d’abord d’un vol assez

important de fourrures, puis d’un cambriolage sans autre résultat, en

plus du saccage, que la distraction d’une blague à tabac de 3 francs, et

d’un carnet de chèques inutilisables. On ne parvient pas à recomposer le

premier vol et les charges restent si vagues que l’accusation se reporte

plutôt sur le second; mais ici encore rien de précis; on rapproche de

menus faits, on suppose, on induit...

Dans le doute, l’accusation solidarise les deux accusés; mais leur

système de défense est différent. Alphonse porte beau, a souci de son

attitude, rit spirituellement à certaines remarques du président:

--Vous fumiez de gros cigares.

--Oh! fait-il dédaigneusement, des londrès à 25 centimes!

--Vous ne disiez pas tout à fait cela à l’instruction, dit un peu plus

tard le président. Pourquoi n’avez-vous pas persisté dans vos négations?

--Parce que j’ai vu que ça allait m’attirer des ennuis, répond-il en

riant.

Il est parfaitement maître de lui et dose très habilement ses

protestations. Ses occupations de «placier» restent des plus douteuses.

On le dit «l’amant» d’une vieille fille de 60 ans. Il proteste: «Pour

moi, c’est ma mère».

L’impression sur le jury est déplorable. S’en rend-il compte? Son front,

peu à peu, devient luisant...

Arthur n’est guère plus sympathique. L’opinion du jury est que, après

tout, s’il n’est pas bien certain qu’ils aient commis _ces vols-ci_, ils

ont dû en commettre d’autres; ou qu’ils en commettront; que, donc, ils

sont bons à coffrer.

Cependant c’est pour _ce_ vol uniquement que nous pouvons les condamner.

--Comment aurais-je pu le commettre? dit Arthur, je n’étais pas au Havre

ce jour-là.

Mais on a recueilli, dans la chambre de sa maîtresse les morceaux d’une

carte postale de son écriture, qui porte le timbre du Havre du 30

octobre, jour où le vol a été commis.

Or voici comment se défend Arthur:

--J’ai, dit-il en substance, envoyé ce jour-là à ma maîtresse non pas

une carte, mais _deux_; et comme les photographies qu’elles portaient

étaient «un peu lestes» (elles représentaient en fait l’Adam et l’Ève de

la cathédrale de Rouen), je les avais glissées, image contre image, dans

une seule enveloppe transparente, après y avoir mis double adresse, les

avoir affranchies toutes les deux et avoir percé l’enveloppe aux

endroits des timbres, pour en permettre la double oblitération. Au

départ, un seul des timbres aura sans doute été oblitéré. A l’arrivée au

Havre l’employé de la poste a oblitéré l’autre; c’est ainsi qu’il porte

la marque du Havre.

C’est du moins ce que j’arrivais à démêler au travers de ses

protestations confuses, bousculées par un Président dont l’opinion est

formée et qui paraît bien décidé à ne rien écouter de neuf. J’ai le plus

grand mal à comprendre, à entendre même ce que dit Arthur, sans cesse

interrompu et qui finit par bredouiller; le jury, qu’il ne parvient pas

à intéresser, renonce à l’écouter.

Son système pourtant se tient d’autant mieux qu’il est peu vraisemblable

qu’un aigrefin aussi habile que semble être Arthur, ait laissé derrière

lui--que dis-je? créé, le soir d’un crime, une telle pièce à conviction?

De plus, s’il était au Havre lui-même, quel besoin avait-il d’écrire à

sa maîtresse, au Havre, quand il pouvait aussi bien aller la trouver?

Je sais que les jurés ont droit, sans précisément intervenir dans les

débats, de s’adresser au Président pour le prier de poser aux accusés ou

aux témoins telle question qu’ils jugent propre à éclairer les débats ou

leur conviction personnelle, que toutefois ils ne doivent point laisser

paraître... Vais-je oser user de ce droit?... On n’imagine pas ce que

c’est troublant, de se lever et de prendre la parole devant la Cour...

S’il me faut jamais «déposer», certainement je perdrai contenance: et

que serait-ce sur le banc des prévenus! Les débats vont être clos; il ne

reste plus qu’un instant. Je fais appel à tout mon courage, sentant bien

que, si je ne triomphe pas de ma timidité cette fois-ci, c’en sera fait

pour toute la durée de la session--et d’une voix trébuchante:

--Monsieur le Président pourrait-il demander à l’employé de la poste qui

était tout à l’heure à la barre, si le timbrage du départ est toujours

différent de celui de l’arrivée?

Car enfin, s’il était possible de reconnaître que le timbre a bien été

oblitéré à l’arrivée comme le prétend Arthur et non au départ, comme le

prétend l’accusation, que resterait-il de celle-ci?

Le Président, n’ayant pas suivi l’argumentation embrouillée d’Arthur, ne

comprend visiblement pas à quoi rime ma question; pourtant il rappelle

obligeamment le témoin:

--Vous avez entendu la question de Monsieur le juré. Veuillez y

répondre.

L’employé se lance alors dans une profuse explication qui tend à prouver

que les heures des départs n’étant pas les mêmes que les heures

d’arrivée, il n’y a pas de confusion possible; que du reste les lettres

arrivantes et les lettres partantes ne se timbrent même pas dans le même

local, etc. Cependant il ne répond pas à cela seul qui m’importe, et

nous ne savons pas plus qu’auparavant si l’on a pu reconnaître sur le

fragment de carte si le timbre est effectivement et sûrement un timbre

de départ et non d’arrivée. Le témoin cependant a achevé son

_explication_.

--Monsieur le juré, êtes-vous satisfait?...

Je tâche de formuler une question nouvelle plus pressante que la

première; puis-je dire pourtant que non, que je ne suis pas satisfait;

que le témoin n’a pas du tout répondu à ma question; du reste, cette

question, je sens bien que, non plus que le président, aucun des jurés

ne l’a comprise; du moins aucun des jurés n’a compris pourquoi je la

posais. Aucun n’a pu suivre l’argumentation d’Arthur, que moi-même je

n’ai suivie qu’avec beaucoup de peine. Il a une sale tête, un physique

ingrat, une voix déplaisante; il n’a pas su se faire écouter. L’opinion

est faite, et quand bien même on viendrait à découvrir à présent que la

carte n’est pas de lui...

--Les débats sont clos.

* * * * *

Un peu plus tard, dans la salle de délibération.

Les jurés sont unanimes; résolument tournés contre les deux accusés sans

nuancer ni consentir à distinguer l’un de l’autre: aigrefins à n’en pas

douter et malandrins en espérance, qui n’attendent qu’une occasion pour

jouer du revolver ou du casse-tête (trop distingués pour user du

couteau, peut-être). Néanmoins, pour les deux vols, desquels ils avaient

à répondre, on n’était point parvenu à prouver leur culpabilité mieux

que par quelques rapprochements--qu’eux traitaient de coïncidences; et

dans le réquisitoire, rien d’absolument décisif n’emportait la

conviction des jurés. Coupables à n’en pas douter, mais peut-être pas

précisément de _ces_ crimes. Était-il vraisemblable, admissible même,

qu’Alphonse, à Trouville où il était fort connu, dans la rue de Paris si

fréquentée, et à une heure point tardive, ait pu, sans être remarqué de

personne, trimballer un ballot énorme qu’on estime avoir eu un mètre de

large et deux de haut!--Il s’agit ici du premier vol, celui des

fourrures.

Enfin, pour aigrefins qu’ils fussent, ce n’étaient tout de même pas des

_bandits_; je veux dire qu’ils _profitaient_ de la société, mais

n’étaient pas insurgés contre elle. Ils cherchaient à se faire du bien,

non à faire du mal à autrui... etc. Voici ce que se disaient les jurés,

désireux d’une sévérité pondérée. Bref, ils se mirent d’accord pour

condamner, mais sans excès; pour reconnaître la culpabilité, sans

circonstances atténuantes, mais dépouillée également des circonstances

aggravantes. Celles-ci pendaient au bout de ces questions: Le vol a-t-il

été _commis la nuit?... à plusieurs?... dans un édifice habité?... avec

fausses-clefs ou effraction?_

Et comme il était de toute évidence que le vol avait été commis, et ne

l’avait pu être autrement, les jurés, tout naturellement, _et malgré ce

qu’ils s’étaient promis_, se trouvèrent entraînés à répondre: _oui_ à

toutes les questions.

--Mais, Messieurs, disait un des jurés (le plus jeune et qui paraissait

seul avoir quelques rudiments de culture), répondre _non_ à ces

questions ne veut point dire que vous croyez qu’il n’y a pas eu

d’effraction, que cela ne se passait pas la nuit, etc.; cela veut dire

simplement que vous ne voulez pas retenir ce chef d’accusation.

Le raisonnement les dépassait.

--Nous n’avons pas à entrer là-dedans, ripostait l’un. Nous devons

simplement répondre à la question. Monsieur le chef du jury, veuillez la

relire.

--«Le vol a-t-il été commis la nuit?»

--J’pouvons tout de même pas répondre: non, disaient les autres.

Et malgré que quelques: _non_ furent trouvés dans l’urne, l’affirmative

l’emporta de beaucoup.

De sorte que tous ceux qui s’étaient promis de voter simplement:

_coupable_, mais sans circonstances non plus atténuantes qu’aggravantes,

se trouvèrent entraînés à voter les «atténuantes» pour _compenser_

l’excès des «aggravantes», que les questions les avaient contraints

d’accepter.

Et sitôt après, en chœur:

--Ah! nous avons fait de la jolie besogne! C’est honteux! On ne va pas

les punir assez! Circonstances atténuantes! S’il est possible! Si

seulement on nous avait laissés voter _coupables_ tout simplement!...

Au grand soulagement de chacun, le tribunal décida la peine assez forte

(6 ans de prison et 10 ans d’interdiction de séjour) en tenant le moins

de compte possible de la décision des jurés.

* * * * *

J’ai noté avec quelque détail la perplexité, la gêne qui règnent dans la

salle du jury; je les retrouverai bien à peu près les mêmes à chaque

délibération. Les questions sont ainsi posées qu’elles laissent rarement

le juré voter comme il l’eût voulu, et selon ce qu’il estimait juste. Je

reviendrai là-dessus.

Je sors peu satisfait de cette première séance. J’en suis presque à me

réjouir qu’Arthur me reste si peu sympathique, sinon je ne pourrais

m’endormir là-dessus. N’importe! il me paraît monstrueux qu’on n’ait pas

prêté l’oreille à sa défense. Et plus j’y réfléchis, plus elle me paraît

plausible... C’est alors que me vint l’idée (comment ne m’était-elle pas

venue plutôt?) que si la carte postale d’Arthur, ou du moins, suivant

ses dires, que si les deux cartes accouplées portaient affranchissement

des deux côtés de l’enveloppe, il suffisait que chacun des timbres fût

de cinq centimes; et que, réciproquement, si le timbre sur le morceau de

carte retrouvé était un timbre de cinq centimes, il fallait qu’il ne fût

pas seul. Le timbre de dix centimes ne prouverait peut-être pas

qu’Arthur eût tort; car peut-être n’a-t-il mis sous la même enveloppe

les deux cartes qu’après les avoir affranchies... mais le timbre de cinq

centimes prouverait sûrement qu’il a raison. Je me promets de demander

demain au procureur général, que j’ai le bonheur de connaître, la

permission d’examiner dans le dossier d’Arthur le petit morceau de

papier.

*

* *

_Mardi._

Comme je passe devant la loge du concierge, celui-ci m’arrête et me

remet une lettre. Elle est datée de la prison. Elle est d’Arthur.

Comment a-t-il eu mon nom? Par son avocat sans doute.

Cette question que j’ai posée au cours de l’interrogatoire, l’a laissé

croire sans doute que je m’intéressais à lui, que je doutais s’il était

coupable, que peut-être je l’aiderais...

Il me supplie d’user de mon droit, de demander à l’aller voir dans sa

cellule: il a d’importantes explications à me donner, etc.

Je regarderai d’abord son dossier; si le morceau de carte postale est

insuffisamment affranchi, je ferai part de mon doute au Procureur.

J’ai pu voir, après la séance, le dossier: la carte postale porte un

timbre de dix centimes. Je renonce.

Et pourtant je me dis aujourd’hui que, si chaque timbre avait été de

cinq centimes, l’employé de la poste, au départ, les aurait oblitérés

tous les deux; et que c’est, au contraire, dans le cas où

l’affranchissement d’un des côtés aurait été déjà par lui-même

suffisant, que l’autre timbre aurait pu lui échapper et n’être oblitéré

qu’à l’arrivée...

Souvenirs de la Cour d'Assises · 第 2 / 15 题