«Oh! d'ici en France, il n'y a qu'un saut. Beau et riche pays que

celui-là. La Lombardie n'en vaut pas la moitié.--Quel en est le

gouvernement?--Mais ce sont des choses que je n'entends point.--Les

routes?--Attendez-vous à les voir toutes pareilles à celle que nous

suivons, qui, comme chacun sait, a été faite par le diable. Abîmes,

précipices, ruines, éboulements dans les montagnes, bois, marécages dans

les plaines, des voleurs partout. Mais les mules savent où elles mettent

le pied, et, le plus souvent, le voyage s'accomplit sans qu'une seule

périsse. Et puis, à quoi sert d'avoir peur? S'il faut mourir, bonne

nuit, c'est une corvée qu'il faut faire au moins une fois. Je dis bien:

le pire, ce sont les malandrins. Vous avez vu comme nous l'avons échappé

belle avec ceux de là-bas. En l'an treize cents et je ne sais plus

combien, nous revenions d'Avignon avec soixante mille florins d'or tout

neufs. Je suis hors de moi rien qu'à me rappeler ce beau magot. Le

saint-père me les avait confiés pour les porter au cardinal Poggello,

son neveu, pour payer les troupes chargées de tenir en bride certaines

factions et d'autres choses auxquelles je ne m'entends point. Le

saint-père, parce que ses florins lui tenaient au coeur, me donna cent

cinquante cavaliers pour convoyer mes trente mulets; des cavaliers, je

puis le dire, que l'air en tremblait. On va, nous passons fleuves et

monts sans faire une rencontre, lorsque, engagés dans une vallée du la

Savoie je commençai à remarquer certaines figures qui ne promettaient

rien de bien. «N'ayons pas peur, dirent les cavaliers français; nous ne

faisons qu'une bouchée des Italiens.» Il faut dire qu'ils ne s'étaient

pas bien recommandés à saint Christophe pour avoir un bon voyage, parce

que les Français ont toutes les bonnes qualités, mais peu de dévotion.

Pendant que nous vidions, non pas une bouteille, mais un tonneau, voici

toute la bande, Dieu sait combien ils étaient! qui nous tombe sur le

dos. Ferme, prends, frappe, laisse: ces Français paraissaient autant de

paladins Roland. Mais il faut avouer qu'au jeu des mains, les Italiens

n'ont pas leurs pareils au monde. En somme, ces gens, qui étaient de

Pavie, démontèrent les Français, et après les avoir débarrassés du poids

de leur armure et de leurs bagages de cavaliers, les renvoyèrent à

Avignon à pied, comme des pèlerins; puis il m'enlevèrent juste la moitié

de mon argent et de mes mules, chose qui n'était point encore arrivée

depuis que les pedrocchi vont de Gallarate en France. Et je dus conduire

au cardinal-légat ce qui me restait.»

[Illustration.]

Lorsque Pusterla arriva sur la cime des monts qui séparent les deux

contrées, il s'arrêta, regarda de tous côtés le ciel et la terre. Les

genoux semblaient lui manquer, et Pedrocco lui demanda s'il se trouvait

mal. Il répondit en soupirant: «Ici finit l'Italie!

--L'Italie, s'écria Pedrocco, Votre excellence pourra la trouver dans

Avignon. Là, cardinaux, serfs, camériers, poètes, bouffons, tout est

Italien.

--Et connaissez-vous dans cette ville d'Avignon Guillaume Pusterla?

--Qui? l'archiprêtre de Moura? Je l'ai accompagné, moi-même.

--Et comment se trouve-t-il?

--Très bien; gras, triomphant; il est d'une santé à passer cent ans.

--Je le sais; mais je demande si le pape le favorise, s'il connaît les

disgrâces de sa famille à Milan, s'il est bien vu à la cour.

--Ce sont des choses auxquelles je n'entends rien.» Après un court

séjour à Paris, Pusterla vint dans cette partie tout italienne de la

France, comme le lui avait dit Pedrocco, c'est-à-dire dans le comtat

Venaissin. A peine arrivé à Avignon, il s'informa de la demeure de

l'archiprêtre de Moura, Guillaume Pusterla, son oncle, et il fut reçu

par le digne, prélat avec toute la joie imaginable. L'argent que

Pusterla avait placé sur les principales maisons de commerce de la

France, et qui s'élevait à des sommes très-considérables, lui permit de

mener, malgré la confiscation de ses biens, un train convenable à son

renom et à sa naissance. Son oncle le mit en rapport avec tous les

dignitaires ecclésiastiques d'Avignon, et aussi avec les hommes qui se

distinguaient le plus par leur science, entre autres avec Pétrarque.

[Illustration.]

Cependant Pusterla avait toujours espéré que le pape se prêterait tôt ou

tard aux desseins qu'il avait formés contre Luchino, lorsqu'un événement

inattendu détruisit tout à coup ses espérances. Des envoyés de Luchino

vinrent à Avignon solliciter le pardon du saint-père; et le naturel

bienveillant de Benoît XII, incapable de chicaner sur les conditions,

rendit la réconciliation plus prompte et plus facile. L'interdit qui

pesait sur les Milanais depuis vingt ans fut levé par le pape, et en

retour Luchino reconnut la suprématie de la papauté sur l'empire, son

droit de nommer au trône vacant, et son indépendance absolue de la

puissance impériale. Il devait en outre payer au saint-siège un tribut

annuel de soixante mille florins. Ce fut l'archiprêtre de Moura qui

annonça cette nouvelle à Pusterla. «Et des exilés, des prisonniers, le

traité n'en a-t-il pas fait mention? demanda celui-ci.

--Aucune, répondit l'archiprêtre. Le pape recommande aux seigneurs de

Milan d'être pieux, généreux, plus prompts à récompenser qu'à punir,

s'ils veulent que le Seigneur en fasse autant avec eux. Mais, mon neveu,

à peine puis-je contenir ma joie en pensant aux contentements des

Milanais et de mes bons habitants de Moura, lorsqu'ils vont apprendre

l'heureuse nouvelle! Les églises ouvertes de nouveau, leurs morts

ensevelis en terre bénite, les chants qui leur seront rendus, le bonheur

de revoir les cérémonies solennelles qu'ils n'avaient pas vues depuis

vingt ans.» En parlant ainsi, les larmes venaient aux yeux du bon

archiprêtre; mais l'heureuse nouvelle, comme il disait, causa bien de

mauvaises nuits à Pusterla, par la perte de ses espérances.

[Illustration.]

Sur ces entrefaites, Ramengo arriva à Avignon et se présenta à Pusterla

comme un ami. En effet, c'était un ancien client de sa famille, et qu'il

s'était lui-même attaché par des bienfaits. Il avait été l'époux de

cette Rosalie qui lui avait inspiré tant de compassion, s'il ne l'avait

point aimée d'amour. Ses crimes énormes, ses tentatives contre l'honneur

de Marguerite, lui étaient inconnus. Quant à sa dernière trahison,

Alpinolo, dans le premier moment, s'était jeté aux pieds de Pusterla

avec l'intention de lui confesser sa propre faiblesse et la criminelle

perfidie de Ramengo. Mais pour courir à la recherche de Marguerite, il

avait interrompu sa confession, et si on ne fait point de tels aveux

dans le premier élan d'un généreux repentir, la réflexion nous en ôte

ensuite le courage.

Aussitôt qu'il vit Ramengo, notre exilé l'aborda avec cordialité, en lui

demandant: «Êtes-vous venu de vous-même ou par contrainte?

--Moitié l'un, moitié l'autre,» répondit Ramengo; et il imagina autant

de mensonges qu'il lui en fallait pour exciter la compassion et gagner

la confiance de son seigneur. Voyant en lui un concitoyen exilé comme

lui, comme lui persécuté et peut-être pour lui, Pusterla trouvait à

Ramengo des titres suffisants pour qu'il l'accueillit à bras ouverts, le

désirât pour son hôte, et se mit à entamer avec lui ces premiers sujets

de la conversation du banni: la patrie et la famille.

Le traître avait trop beau jeu. Par un facile mélange du faux et de

vrai, Ramengo sut non-seulement éloigner tout soupçon de l'âme du

lombard, mais encore acquérir entièrement sa confiance. Avec une fougue

d'autant plus grande que depuis longtemps elle n'avait point trouvé à

s'assouvir, Francesco exposa au nouveau venu ses déceptions à cause du

nouveau traité conclu par te saint-père avec Luchino, et du soupçon

qu'il avait conçu que les ambassadeurs de ce prince avaient machiné de

le prendre par violence, et de le traîner à Milan; soupçon, à vrai dire,

fondé sur un trop grand nombre d'exemples d'une semblable déloyauté.

Nos lecteurs doivent se souvenir que Ramengo avait montré aux réfugiés

de Pise certaines lettres de Martino della Scala, qu'il se disait chargé

de remettre à Pusterla. C'était encore une de ses trame». Sachant que

Franciscolo était dans les bonnes grâces de Scaliger, et comment il

avait été excité à la vengeance pendant qu'il était à Vérone, d'accord

avec Luchino, il feignit une lettre dans laquelle Martino annonçait

qu'une rupture définitive allait éclater, par ses soins, entre lui et

Luchino. Il invitait Pusterla à se rendre à sa cour, lui promettant de

larges honoraires et une autorité égale au mérite d'un homme si

généralement cher et révéré, qui entraînerait sous ses drapeaux tous

ceux qui désireraient rendre la liberté à leur patrie et la recouvrer

pour eux-mêmes.

C'était frapper un coup de maître sur une âme ambitieuse et inquiète

comme celle de Pusterla. Ramengo, battant le fer pendant qu'il était

chaud, lui exposa l'état de toute l'Italie, ce qu'il avait pu pénétrer

des desseins des bannis pendant son séjour à Pise. Il raconta comment il

s'était abouché et entendu avec ces derniers, et même qu'il venait de

leur part le solliciter de prendre pitié de la patrie, qui lui demandait

merci; de sortir d'un repos apathique; de se souvenir comment Matteo

Visconti, après neuf années, était revenu au pouvoir, parce que les

fautes des Porrian dépassaient les siennes.

Flottant entre son imagination, qui souriait à un avenir de vengeance et

de tendresse, et les conseils de son oncle et ceux de Buonvicino;

quelquefois résolu de tenter toute chose pour sortir de ce calme

homicide; quelquefois ayant soif de paix, de ce repos dont il se sentait

plus désireux que capable, il était dans la pire des conditions; celle

de l'homme qui ne sait pas prendre un parti.

«Pourquoi ne recourez-vous pas à Pommaso Pezzano?» lui dit Ramengo. Le

Pezzano était un astrologue de ce temps fort renommé dans Avignon; et

c'était alors, et non pas seulement alors, un expédient excellent pour

les esprits faibles et indécis, que de substituer aux calculs de la

prudence les prophéties d'un imposteur. Le conseil plut à Francesco.

L'astrologue, après avoir fait montre d'études et de connaissances

mystérieuses, lorsqu'il eut observé pendant plusieurs jours la main de

Pusterla et les étoiles, formé l'horoscope et trouvé _l'ascendant_, lui

annonça alors que sa vie était en grand danger, et une quelqu'un, sous

de gracieuses apparences, cherchait à le livrer à ses pires ennemis.

Il n'en fallut pas davantage pour confirmer Pusterla dans le doute qu'il

avait déjà conçu que la cour pontificale voulait le livrer, comme une

victime, à Visconti réconcilié. Il fit donc les préparatifs de son

départ. Quelques raisons que lui apportât son oncle, quelques

exhortations qu'il lui fit, les larmes aux yeux, d'écouter la divine

sagesse, qui taxe de folie ceux qui dépensent leur argent à tenter la

ruine des puissants, quelques assurances qu'il lui donnât qu'il n'avait

point à craindre de trahison si noire des prêtres d'un Dieu de justice,

Pusterla se confirmait d'autant plus dans son projet de revenir en

Italie, «Enfin, disait-il, quel mal peut-il m'arriver? Je ne me livre

point aux mains de mon persécuteur; je ne me confie point aveuglement à

une indulgence, à une générosité mensongères. Non: je reverrai

l'Italie.--Italie! qui peut proférer ton nom sans ajouter belle et

infortunée! Je m'approcherai de mes amis, de Marguerite. De là, je

pourrai comprendre et apprécier la situation de ma patrie; et mieux que

dans Avignon, terre de prêtres, je trouverai un sûr et honorable asile

dans Pise: Pise libre, souveraine des mers et ennemie des Visconti!»

[Illustration.]

[Illustration.]

Modes.

La fourrure et le velours commencent à dominer dans toutes les

toilettes, et les plus merveilleux pardessus, paletots et même twines

seront bordés de martre. La forme qui semble vouloir être adoptée par

les femmes élégantes est celle dit kazadaveka, dont nous donnons

aujourd'hui le modèle, pour la promenade, il doit être plus long. En

velours garni de fourrure, il est charmant.

L'autre figurine porte un pardessus en satin avec collet et des manches

qui s'ajustent à volonté; c'est presque l'ancien witchoura serrant la

taille.

Pour les sorties de bal on fait de très-grands mantelets à capuchon

bordé de cygne ou d'hermine.

Quant aux twines, puisque cette mode anglaise, déjà acceptée par les

hommes, semble prendre aussi une place importante dans nos toilettes, et

qu'ainsi elle devient française, disons que ces vêtements se font en

drap-cachemire brodé en soutache et doublé en fourrures on en satin; le

collet, fait a peu près comme le collet des habits, est recouvert de

fourrures, et peut se dresser pour garantir le cou du froid; les manches

sont aussi comme celles des homme, mais plus larges du haut, afin de

laisser libre le passage de la robe; les parements en fourrures

permettent aux mains de se cacher dessous en l'absence du manchon, qui

souvent est gênant par un temps pluvieux.

Les jupes des robes conservent beaucoup d'ampleur, mais on a supprimé

les tournures et les jupes crinolines. La taille gagne beaucoup de grâce

à être entourée seulement des plis de la robe. Les manches des robes de

sortie se finit plus souvent justes; la variété est dans l'arrangement

des ornements; c'est une affaire de goût et d'intelligence.

Pour le matin, nous recommandons une redingote en satin, avec des

chevrons en velours posés sur le devant de la jupe, et au bout de chaque

chevron, un noeud en passementerie terminé par des glands;--le corsage

montant est orné de la même garniture répétée en s'élargissant vers le

haut.

Un chapeau de velours avec un grand voile en dentelle est simple, mais

distingué.

Bientôt nous aurons à raconter les élégances du soir, car voici qu'on a

quitté la vie de château pour la vie de salon. On se retrouve, on

s'assemble, et la première, la plus importante affaire, c'est la

toilette; il faut donc s'en occuper; ainsi ferons-nous.

Amusements de sciences

SOLUTION DES QUESTIONS PROPOSÉES DANS LE DERNIER

NUMÉRO.

I. Cette épitaphe est celle du célèbre Diophante, la voici en vers

latins, telle qu'elle a été donnée dans l'anthologie grecque:

Hic Diophantus habet tumulum, qui tempora vitæ

Illius mira denotat arte tibi:

Egit sextantem juvenis; lanugine mala

Vestire hinc coepit parte duodecima;

Septante uxori post haec sociatur, et anno

Formosus quinto nascitur inde puer.

Semissem ætatis postquam attigit ille paternæ

Infelix subita morte peremptus obit

Quatuor æstates, genitor lugere superstes

Cogitur, hinc annos illius assequere.

Pour trouver l'âge de Diophante à sa mort, il faut trouver un nombre

dont le sixième, le douzième, le septième et la moitié, en y ajoutant 5

et 4, fassent le nombre lui-même. Ce nombre est 84.

II. La solution de ce problème est des plus faciles. La première

personne a eu 160 fr.; la seconde, 125 fr.; la troisième, 95 fr., et la

quatrième, 120 fr.

Il faut remarquer que, sans la dernière condition, ou une quatrième

quelconque, le problème serait indéterminé, c'est-à-dire qu'on pourrait

y satisfaire d'une infinité de manières. C'est cette dernière condition

qui limite la solution à une seule.

III. Placez sur le tapis d'un billard une bille, et frappez-la, sur le

côté, d'un coup perpendiculaire au billard et avec le tranchant de la

main; vous la verrez, marcher quelques centimètres du côté où doit la

porter ce coup; puis rétrograder en roulant, sans avoir remontré aucun

obstacle et comme d'elle-même.

Cet effet n'est pas contraire à ce principe de mécanique si connu qu'un

corps mis une fois en mouvement dans une direction, continue de s'y

mouvoir tant qu'aucune cause étrangère ne l'en détourne; car, dans le

cas proposé, voici comment les choses se passent:

Le coup imprimé, comme on vient de dire, à la bille, lui donne deux

mouvements, un de rotation autour de son centre, et un autre direct, par

lequel son centre se meut parallèlement au tapis, dans la direction du

coup. Ce dernier mouvement ne s'exécute qu'en frottant le tapis, ce qui

l'anéantit bientôt. Mais le mouvement de rotation autour du centre

subsiste, et, le premier une fois cessé, il fait rouler la bille comme

pour revenir sur elle-même. Ainsi il n'y a dans cet effet rien que de

très-conforme aux lois connues de la mécanique.

[Illustration.]

IV. Il est aisé de voir que si le poids C était précisément au milieu de

la barre AH, les deux personnes en porteraient chacune la moitié; mais

si le poids n'est pas au milieu, on démontre, et il est aisé de le

démontrer, que les parties du poids soutenu par les deux personnes sont

en raison inverse de leur distance au poids. Il est donc question de le

diviser en raison des distances, et la plus grande portion sera celle

que soutiendra la personne la plus voisine du poids, et la moindre sera

celle que soutiendra la plus éloignée. Le calcul se fera par la

proportion suivante;

La longueur totale du levier AB est à la longueur AE comme le poids

total est au poids soutenu par la puissance qui est à l'autre extrémité

B; on AB est à BE comme le poids total est à la partie soutenue par la

puissance placée en A.

Soient, par exemple, AB de trois mètres, le poids C de 150 k., AE de 2

m, et BE de 1 m.; vous aurez cette proportion: 3 est à 2 comme 150 est à

un quatrième terme, qui sera 100. Ainsi, le porteur place à l'extrémité

B portera 100 kilog.; conséquemment la puissance placée en A ne sera

chargée que de 50 kilog.

La solution de ce problème donne le moyen de repartir un poids

proportionnellement à la force des agents qu'on emploie à le soulever:

car, si l'un des deux est, par exemple, de la moitié moins fort que

l'autre, il n'y aura qu'à le placer à une distante du poids double de

l'autre.

NOUVELLES QUESTIONS À RÉSOUDRE.

I. Quinze chrétiens et quinze Turcs se trouvent sur mer dans un même

vaisseau; il survient une furieuse tempête. Après avoir jeté dans l'eau

toutes les marchandises, le pilote annonce qu'il n'y a de moyen de se

sauver que de jeter encore à la mer la moitié des personnes. Il les

l'ait ranger de suite, et, en comptant de 9 en 9, on jette le neuvième à

la mer, en recommençant à compter le premier du rang quand il est fini.

Il se trouve qu'après avoir jeté quinze personnes, les quinze chrétiens

sont restés. Comment le pilote a-t-il disposé les trente personnes pour

sauver les chrétiens?

II. Comment peut-on distribuer commodément 4, 8, 16, 32 hommes pour

porter un fardeau considérable sans s'embarrasser?

EXPLICATION DU DERNIER RÉBUS.

Ainsi que la vertu, le crime a ses degrés.

TYPES DE L'ANCIENNE COMÉDIE [Nouveau rébus.]

RÉBUS COMMUNIQUÉ PAR UN JEUNE ABONNÉ A L'ILLUSTRATION [Nouveau rébus.]

L'Illustration, No. 0036, 4 Novembre 1843 · 第 5 / 5 段