cordonniers, et contribué à la ruine poétique de plus d'un pauvre
industrieux. Nathaniel Bloomfield et son frère Bobby ont mis tout le
Sommersetshire en train de chanter, et cette maladie ne s'est pas bornée
à envahir un seul comté. Pratt aussi, qui fut jadis plus sage, a été
atteint de la contagion du patronage, et a attiré dans le piége de la
poésie un pauvre diable nommé Blackette; mais il mourut pendant
l'opération, laissant au dépourvu un enfant et deux volumes de fragmens.
La petite fille, si elle n'a pas d'inclinations poétiques et ne se
transforme pas en Sapho cordonnière, s'en tirera peut-être; mais les
tragédies sont aussi rachitiques que si elles étaient la progéniture
d'un comte ou de quelque coureur de prix académiques. Les patrons du
pauvre homme sont certainement responsables de sa fin tragique, et ce
devrait être un délit punissable par les lois. Mais c'est là ce qu'ils
ont fait de moins coupable; car, par un raffinement de barbarie, ils ont
couvert le défunt d'un ridicule posthume, en imprimant ce qu'il aurait
eu le bon sens de ne jamais faire imprimer lui-même. Certes, ces
remneurs de débris sont punissables par le statut contre _les hommes de
la résurrection_. Quelle différence y a-t-il, en effet, entre exposer un
pauvre idiot, après sa mort, dans un amphithéâtre de chirurgie, et
l'étaler dans une boutique de libraire? Est-il plus mal d'exhumer ses os
que ses bévues? Ne vaut-il pas mieux attacher son corps au gibet, sur
une bruyère, que d'emprisonner son ame dans un in-octavo? «Nous savons
ce que nous sommes, mais nous ignorons ce que nous pouvons devenir;» et
il faut espérer que nous ne saurons jamais si un homme qui a traversé la
vie avec une sorte d'éclat, est destiné à n'être qu'un charlatan de
l'autre côté du Styx, et à devenir, comme le pauvre Joe Blackett, le
plastron des railleries du purgatoire. Le prétexte de cette publication
est d'assurer un sort à l'enfant. Mais aucun des amis et des tentateurs
de ce _sutor ultrà crepidam_ ne pouvait-il donc faire une bonne action
sans enferrer Pratt dans une biographie? et lui faire encore diviser sa
dédicace en tant de minces portions? A la duchesse une telle; la
très-honorable celle-ci, et mistress et miss celle-là ; ces volumes sont,
etc., etc. Eh mais, c'est distribuer «le doux lait de la dédicace» par
petits verres. Il n'y en a qu'une chopine, et il le partage entre douze
personnes. Ah! Pratt, n'avais-tu donc pas quelques éloges en réserve?
As-tu pu croire que six familles de distinction se contenteraient de si
peu? Il y a un enfant, un livre et une dédicace: que n'envoies-tu la
petite fille à la duchesse, les volumes à l'épicier, et la dédicace Ã
tous les diables?]
XXXVI.
VERS
SUR LE TRENTE-SIXIÃME ANNIVERSAIRE DE MA NAISSANCE.
Missolonghi, 22 janvier 1824.
Il est tems que ce cÅur devienne insensible, puisqu'il a cessé
d'émouvoir d'autres cÅurs; cependant, quoique je ne puisse plus être
aimé, il faut que j'aime encore.
Mes jours sont dans la feuille desséchée; les fleurs et les fruits de
l'amour sont passés: le ver de terre, le remords rongeur[loc49] et les
regrets, sont mon seul partage!
[Note loc49: _The canker_.]
Le feu qui brûle dans mon sein est solitaire comme une île volcanique;
aucune torche n'étincelle comme sa flamme.--C'est un bûcher funéraire!
L'espérance, la crainte, les soins jaloux, la portion exaltée de la
douleur, et le pouvoir de l'amour; je ne puis les partager; mais j'en
porte encore la chaîne.
Mais ce n'est pas _ainsi_, ce n'est pas _ici_ que de telles pensées
pourront ébranler mon ame; ni _maintenant_, quand la gloire décore le
cercueil du héros, ou fait pencher son front vers la terre.
Le glaive, la bannière et le champ de bataille, la gloire et la Grèce
m'environnent! Le Spartiate, porté sur son bouclier, n'était pas plus
libre.
Réveille-toi! (non la Grèce,--elle est réveillée!) réveille-toi, mon
génie!--pense d'où te vient l'étincelle divine, le sang ardent qui bout
dans tes veines, et sois digne de ta haute origine!
Je foule aux pieds les passions renaissantes indignes de l'âge
viril.--Pour toi indifférens soient désormais le sourire ou le dédain de
la beauté.
Si tu regrettes ta jeunesse--pourquoi vivre!--La contrée des trépas
honorables est devant toi.--Vole aux combats et laisse-s-y ton souffle
de vie!
Cherche la tombe d'un héros,--beaucoup la trouvent qui ne la cherchent
pas.--C'est ce qu'il y a de mieux pour toi. Alors regarde
alentour;--choisis ton coin de terre, et repose en paix.
NOTE.
Cette pièce, pour ainsi dire prophétique, de Lord Byron, sur le
trente-sixième et dernier anniversaire de sa naissance, est empreinte
des idées tristes d'une fin prochaine, qui arriva effectivement Ã
Missolonghi moins de quatre mois après qu'il l'eut composée. Sa mort
prématurée et si fatale pour la jeune Grèce, à laquelle il venait de
vouer sa fortune et sa vie, répandit le deuil dans cette contrée, et
même dans les autres nations de l'Europe qui admiraient son génie.
L'auteur de cette nouvelle traduction de ses Poèmes publia alors un
Dithyrambe sur sa mort, dans un volume de poésies intitulé:
_Helléniennes_, ou _Ãlégies sur la Grèce_. Le lecteur nous permettra
d'en citer ici quelques fragmens:
La brise de la mer Ãgée
Exhalait dans les airs ses regrets superflus:
Son murmure est sinistre, et sa voix affligée
Appelle son fils qui n'est plus.
Il n'est plus le mortel dont l'étonnant génie
Soumettait l'univers à ses chants solennels;
L'immuable destin qui dominait sa vie
A soumis sa grande ame aux décrets éternels.
Et cependant son front rayonnait de jeunesse!
Et cependant la gloire environnait ses pas!
Sa bienfaisante main prodiguait sa richesse
Aux enfans de Léonidas!...
Et le destin dans sa vitesse
Le livre à la faux du trépas!
Ainsi le torrent des montagnes
Roule avec majesté ses flots dans les déserts.
Comme un géant vainqueur il franchit les campagnes
Et veut conquérir l'univers.
Le monde devant lui n'a pas assez d'espace!
Mais qu'est-il devenu?... Sur le sable poudreux
On suit encore sa trace,
Comme on suit dans le ciel un rayon vaporeux:
Il a passé... l'ombre s'efface!...
Ainsi tu mesurais la terre, enfant des cieux!
Tu jetais loin de toi des torrens de lumière;
Et, dans ton vol audacieux,
Pareil au maître du tonnerre,
Tu dévorais l'espace et t'égalais aux Dieux.
Porté sur l'aile du génie,
Tu parcourais, vainqueur, les âges et les tems,
Et sur les scènes de la vie
Tu jetais par mépris des regards insultans!
Du haut de ces hauteurs sublimes,
Où ton astre brillant prodiguait ses clartés,
Tu descendais dans les abîmes
Du doute et de l'obscurité.
Des peuples disparus pesant la froide cendre,
Ta voix forte évoquait leurs ombres des tombeaux;
Dans leur grandeur passée on te voyait descendre
Pour en tirer de noirs lambeaux.
Le sort des nations réveillait dans ton ame
De profondes douleurs et de grands souvenirs
Ainsi que le roi des forêts,
C'était dans le trépas que tu trouvais ta joie:
Comme lui, sans frémir, tu contemplais ta proie
Qu'environnaient de noirs cyprès...
D'un demi-dieu débris toi-même,
Quelque chose restait de ton premier destin.
Ainsi l'aigle tombé de sa hauteur suprême,
Montre encore un regard divin.
Dans tes vastes pensers tu dominais le monde,
Tu marchais à pas de géant:
Les mortels admiraient ta course vagabonde.
Tu n'étais pas un dieu, mais ton ame féconde
Tenait dans sa chute profonde
De l'immortel et du néant!
Comment s'est éteint cette flamme
Qui, semblable à ces feux, fiers enfans de la nuit,
Embrasait, consumait ton ame?
Comme une ombre sans nom l'être s'évanouit;
Mais de sa fragile poussière,
L'homme, l'essence de l'esprit,
Brisant de ses liens l'enveloppe grossière,
Monte vers l'éternel en rayons de lumière:
Tout change sous les cieux, tout, et rien ne périt.
Gloire à toi, noble fils de l'altière Albion!
Tes chants ont ranimé les cendres d'Aristide;
Les Grecs ont ressenti cette ardeur intrépide
Qui les fit vaincre à Marathon.
Par toi de ses tombeaux ce peuple entier se lève;
Il rappelle sa gloire et veut briser ses fers;
Toi-même avec transports tu saisissais le glaive
Que tu réveillais dans tes vers.
Victime du destin qui pesait sur sa vie,
Il meurt en combattant pour un peuple opprimé.
Son cÅur lui rappelait son ingrate patrie,
L'objet qu'il avait tant aimé.
Son ame, avec douleur, vers sa fille chérie,
Comme un rayon du soir porte un dernier adieu.
Il pleura... mais ses pleurs disaient toute sa vie;
Ses pleurs lui révélaient un dieu.
On dit que sa grande ombre échappée à la terre,
Passant sur le tombeau du fier Léonidas,
De ses trois cents héros réveilla la poussière
Dans le sein même du trépas.
Leurs mânes, ranimés par son souffle rapide,
Ont applaudi soudain comme au jour solennel,
Et le glaive près d'eux qui dormait intrépide,
A tressailli pâle et cruel...
Adieu, fils d'Albion, fils de la Grèce entière:
Ta patrie adoptive a consacré tes droits;
Elle implorait les rois, le front dans la poussière,
Et tu fus plus grand que les rois.
Leur suprême grandeur, par la terreur frappée,
Plaignait, sans nul secours, leur triste abaissement;
Près de ton luth divin s'agitait ton épée,
Sans couronne et sans ornement...
Que le ciel ait pour lui de propices étoiles;
Soufflez plus doucement, vents qui gonflez les voiles;
Guidez les nautonniers aux rives d'Albion;
Emportez sa dépouille à sa noble patrie.
Peut-être à son aspect la bassesse et l'envie
Retiendront dans leur sein leur venimeux poison,
Tandis qu'avec orgueil une autre nation
Décore de son nom l'autel de la patrie!...
... .... ... ... ...
15 juillet 1824.
Il a aussi publié depuis une traduction en vers français de
_Childe-Harold_, le plus beau poème de Byron, en un volume in-18. Paris,
1829.
(_N. du Tr._)
FIN DES POÃSIES INÃDITES.
POÃSIES ATTRIBUÃES
A LORD BYRON.
I.
AU LIS DE FRANCE.
Avant que de disperser tes feuilles au vent, faux emblème d'innocence,
arrête un instant,--et donne, à mesure que tu te flétris, pour
l'avantage du genre humain, la leçon qui ressort de ta chute.
Tu étais beau comme le rayon du matin, et riche comme l'orgueil des
mines précieuses: tous tes charmes sont maintenant fanés; et haï et
méprisé, les malédictions de la liberté retombent sur toi.
Tu étais rayonnant au milieu des sourires du monde, ton ombre protégeait
de sa puissance; mais maintenant ta fleur brillante est ridée et
flétrie,--tu n'es plus l'ornement de ta patrie régénérée[loc50].
[Note loc50: Ces accusations prophétiques de Lord Byron semblent être
écrites d'hier, tant elles ont un caractère frappant de spécialité.
(_N. du Tr._)]
Car la corruption s'est repue sur tes feuilles, et la bigotterie a rongé
ta tige; maintenant ceux qui te craignaient se rient de tes malheurs, et
ceux qui t'adoraient te condamnent à l'exil.
La vallée qui t'a donné naissance pleurera sur l'espérance de son sol;
les légions qui ont combattu pour ta beauté et ta valeur se hâteront de
partager tes dépouilles.
Devenue symbolique, ta fleur sera un sujet de moquerie et un jouet parmi
les hommes; dans les cités, dans les montagnes et dans les plaines, ce
sera le proverbe des esclaves, le mépris des hommes libres.
Oh! c'était le souffle pestilentiel de la tyrannie qui dispersa tes
tiges sur la terre, qui jeta une tache de sang sur le voile blanc et
virginal, et te perça de plus d'une blessure!
Alors le vent emporta ta feuille desséchée, il flétrit ta tige mourante,
ta fleur épanouie résigna les promesses de son avenir, et elle est
tombée emportée par l'orage.
Car nulle vigueur patriotique ne la soutenait; il ne s'est trouvé aucun
bras pour protéger la faible fleur; la destruction suivait son terrible
héraut--le désespoir, et flétrit toute sa beauté dans une heure!
Cependant il y eut des hommes qui prétendirent la plaindre; il y eut des
hommes qui prétendirent la sauver: purs niais empiriques qui arrivèrent
pleins de déception--pour se réjouir et s'enivrer sur sa tombe.
O toi! terre des lis! en vain tu t'efforces de relever sa tête pâle! le
bouton fané ne refleurira plus de nouveau,--la violette brillera à sa
place!
Comme tu disperses tes feuilles au vent--faux emblème de l'innocence,
arrête un instant,--et donne, à mesure que tu te flétris, pour
l'avantage du genre humain, cette leçon qui ressort de ta chute!
II.
L'ADIEU.
A UNE DAME.
Quand l'homme, chassé des bosquets d'Ãden, s'arrêta quelques instans sur
le seuil de la porte, chaque pas lui rappelait des heures évanouies, et
lui faisait maudire son avenir.
Mais errant à travers de lointains climats, il apprit à porter le poids
de son chagrin; il ne fit plus que donner un soupir aux souvenirs du
tems passé, et trouva du soulagement au milieu de scènes plus agitées.
Ainsi, madame, doit-il en être de moi; je ne dois plus revoir tes
charmes: car quand je m'arrête près de toi, je soupire pour tout ce que
j'ai connu autrefois.
En te fuyant, je serai sûrement sage; car j'échapperai aux piéges de la
tentation: je ne puis pas voir mon paradis sans désirer d'y entrer.
III.
A LADY CAROLINE LAMB.
Et tu dis que je n'ai pas de sentiment, que je ne ressens rien pendant
que tu es éloignée de moi? Tu ne sais donc pas avec quelles délices je
me suis abandonné à un rêve non interrompu de toi? Mais l'amour ne doit
jamais nous ressembler, et j'apprendrai à t'estimer moins. Comme tu as
fui, ainsi permets-moi de fuir, et change le cÅur que tu ne peux rendre
heureux.
On te dira, Clara! que j'ai paru, tout récemment, courtiser les charmes
d'une autre; que je n'ai pas soupiré, que je n'ai pas eu d'humeur, comme
si tu avais déjà été bannie de mon cÅur. Clara! cette lutte--pour
défaire ce que tu as fait si bien pour moi,--ce masque porté devant la
foule niaise,--cette trahison--était une fidélité pour toi!
Je n'ai pas dormi depuis que tu es partie; mais j'ai cherché dans
plusieurs tout ce qu'une seule (ah! ai-je besoin de la nommer?) pouvait
m'accorder. C'est un devoir que je dois au tien--Ã toi--Ã l'homme--Ã
Dieu, de modérer, d'éteindre ce feu coupable, avant que le chemin du
crime soit parcouru.
Mais puisque mon sein n'est pas si pur, puisque le vautour déchire
encore mon cÅur, que j'endure cette agonie, et non toi--oh! la plus
chérie des femmes! Par pitié, Clara! séparons-nous; et je chercherai Ã
éviter, je ne sais comment, le dard menaçant:--le vice ne doit pas
prendre pour but un objet tel que toi.
Mais tu dois m'aider dans cette tâche, et exercer ainsi noblement ton
pouvoir. Alors dédaigne-moi,--c'est tout ce que je demande--avant que le
tems ne mûrisse une heure plus coupable; avant que la coupe de la colère
ne verse des remords redoublés sur ma tête; avant que des feux
inextinguibles ne dévorent mon cÅur, dont les espérances sont mortes
depuis long-tems.
Ne t'abuse pas plus long-tems, ainsi que moi; n'abuse pas des cÅurs
meilleurs que le mien; ah! ne peux-tu pas, ne veux-tu pas fuir des
malheurs comme le nôtre,--une honte comme la tienne? S'il y a une colère
divine, une torture au-delà de ce souffle de vie passagère,
renonce--même maintenant, à toute espérance future; de telles pensées
sont un crime,--un tel crime est la mort.
IV.
STANCES.
J'ai appris ton sort sans verser une larme; ta perte m'a à peine arraché
un soupir, et cependant tu me fus extrêmement chère.--Je ne sais pas ce
qui a desséché mes yeux, les larmes refusent de couler; mais chacune
d'elles que mes paupières empêchent de s'échapper, retombe horrible sur
mon cÅur..
Oui,--profondes et pesantes, une à une, elles s'y pressent et le
torturent, comme les eaux renfermées dans le rocher l'usent en tombant
et s'y durcissent. Elles ne peuvent se pétrifier plus durement que les
sentimens qui retombent et restent sur mon cÅur, lesquels, froidement
fixés, regardent le passé sans jamais se fondre à un soleil nouveau.
V.
A MARIE.
Ne te souviens pas de moi, ni de ces heures bien-aimées, de ces heures
évanouies, où toute mon ame était à toi,--heures qui ne peuvent jamais
être oubliées, avant que le tems n'énerve nos puissances vitales, et que
toi et moi ayons cessé d'être.
Puis-je oublier, peux-tu oublier toi-même ce tems où, jouant avec tes
cheveux dorés, ton cÅur, avec vivacité, répondait à mes jeux? Oh! par
mon ame! je te vois encore, avec des yeux si languissans,--un sein si
beau, et des lèvres, quoique silencieuses, qui murmuraient l'amour.
Lorsqu'ainsi tu te penchais sur mon cÅur, ces yeux laissaient échapper
un éclat si doux, que, quoiqu'à moitié réprobateur, il inspirait le
désir; et alors nous nous serrions plus près, et encore plus près,--et
nos lèvres frémissantes s'efforçaient de se rencontrer comme pour
expirer dans leurs baisers.
Et alors ces yeux pensifs voulaient se fermer, et leurs deux paupières
se rapprochaient en voilant leurs orbites d'azur,--tandis que leurs
longs et humides regards semblaient fuir sur ta joue brillante d'amour.
FIN DES POÃSIES ATTRIBUÃES A LORD BYRON.