[Note loc48: Ce gentleman bien intentionné a gâte quelques excellens

cordonniers, et contribué à la ruine poétique de plus d'un pauvre

industrieux. Nathaniel Bloomfield et son frère Bobby ont mis tout le

Sommersetshire en train de chanter, et cette maladie ne s'est pas bornée

à envahir un seul comté. Pratt aussi, qui fut jadis plus sage, a été

atteint de la contagion du patronage, et a attiré dans le piége de la

poésie un pauvre diable nommé Blackette; mais il mourut pendant

l'opération, laissant au dépourvu un enfant et deux volumes de fragmens.

La petite fille, si elle n'a pas d'inclinations poétiques et ne se

transforme pas en Sapho cordonnière, s'en tirera peut-être; mais les

tragédies sont aussi rachitiques que si elles étaient la progéniture

d'un comte ou de quelque coureur de prix académiques. Les patrons du

pauvre homme sont certainement responsables de sa fin tragique, et ce

devrait être un délit punissable par les lois. Mais c'est là ce qu'ils

ont fait de moins coupable; car, par un raffinement de barbarie, ils ont

couvert le défunt d'un ridicule posthume, en imprimant ce qu'il aurait

eu le bon sens de ne jamais faire imprimer lui-même. Certes, ces

remneurs de débris sont punissables par le statut contre _les hommes de

la résurrection_. Quelle différence y a-t-il, en effet, entre exposer un

pauvre idiot, après sa mort, dans un amphithéâtre de chirurgie, et

l'étaler dans une boutique de libraire? Est-il plus mal d'exhumer ses os

que ses bévues? Ne vaut-il pas mieux attacher son corps au gibet, sur

une bruyère, que d'emprisonner son ame dans un in-octavo? «Nous savons

ce que nous sommes, mais nous ignorons ce que nous pouvons devenir;» et

il faut espérer que nous ne saurons jamais si un homme qui a traversé la

vie avec une sorte d'éclat, est destiné à n'être qu'un charlatan de

l'autre côté du Styx, et à devenir, comme le pauvre Joe Blackett, le

plastron des railleries du purgatoire. Le prétexte de cette publication

est d'assurer un sort à l'enfant. Mais aucun des amis et des tentateurs

de ce _sutor ultrà crepidam_ ne pouvait-il donc faire une bonne action

sans enferrer Pratt dans une biographie? et lui faire encore diviser sa

dédicace en tant de minces portions? A la duchesse une telle; la

très-honorable celle-ci, et mistress et miss celle-là; ces volumes sont,

etc., etc. Eh mais, c'est distribuer «le doux lait de la dédicace» par

petits verres. Il n'y en a qu'une chopine, et il le partage entre douze

personnes. Ah! Pratt, n'avais-tu donc pas quelques éloges en réserve?

As-tu pu croire que six familles de distinction se contenteraient de si

peu? Il y a un enfant, un livre et une dédicace: que n'envoies-tu la

petite fille à la duchesse, les volumes à l'épicier, et la dédicace Ã

tous les diables?]

XXXVI.

VERS

SUR LE TRENTE-SIXIÈME ANNIVERSAIRE DE MA NAISSANCE.

Missolonghi, 22 janvier 1824.

Il est tems que ce cœur devienne insensible, puisqu'il a cessé

d'émouvoir d'autres cœurs; cependant, quoique je ne puisse plus être

aimé, il faut que j'aime encore.

Mes jours sont dans la feuille desséchée; les fleurs et les fruits de

l'amour sont passés: le ver de terre, le remords rongeur[loc49] et les

regrets, sont mon seul partage!

[Note loc49: _The canker_.]

Le feu qui brûle dans mon sein est solitaire comme une île volcanique;

aucune torche n'étincelle comme sa flamme.--C'est un bûcher funéraire!

L'espérance, la crainte, les soins jaloux, la portion exaltée de la

douleur, et le pouvoir de l'amour; je ne puis les partager; mais j'en

porte encore la chaîne.

Mais ce n'est pas _ainsi_, ce n'est pas _ici_ que de telles pensées

pourront ébranler mon ame; ni _maintenant_, quand la gloire décore le

cercueil du héros, ou fait pencher son front vers la terre.

Le glaive, la bannière et le champ de bataille, la gloire et la Grèce

m'environnent! Le Spartiate, porté sur son bouclier, n'était pas plus

libre.

Réveille-toi! (non la Grèce,--elle est réveillée!) réveille-toi, mon

génie!--pense d'où te vient l'étincelle divine, le sang ardent qui bout

dans tes veines, et sois digne de ta haute origine!

Je foule aux pieds les passions renaissantes indignes de l'âge

viril.--Pour toi indifférens soient désormais le sourire ou le dédain de

la beauté.

Si tu regrettes ta jeunesse--pourquoi vivre!--La contrée des trépas

honorables est devant toi.--Vole aux combats et laisse-s-y ton souffle

de vie!

Cherche la tombe d'un héros,--beaucoup la trouvent qui ne la cherchent

pas.--C'est ce qu'il y a de mieux pour toi. Alors regarde

alentour;--choisis ton coin de terre, et repose en paix.

NOTE.

Cette pièce, pour ainsi dire prophétique, de Lord Byron, sur le

trente-sixième et dernier anniversaire de sa naissance, est empreinte

des idées tristes d'une fin prochaine, qui arriva effectivement Ã

Missolonghi moins de quatre mois après qu'il l'eut composée. Sa mort

prématurée et si fatale pour la jeune Grèce, à laquelle il venait de

vouer sa fortune et sa vie, répandit le deuil dans cette contrée, et

même dans les autres nations de l'Europe qui admiraient son génie.

L'auteur de cette nouvelle traduction de ses Poèmes publia alors un

Dithyrambe sur sa mort, dans un volume de poésies intitulé:

_Helléniennes_, ou _Élégies sur la Grèce_. Le lecteur nous permettra

d'en citer ici quelques fragmens:

La brise de la mer Égée

Exhalait dans les airs ses regrets superflus:

Son murmure est sinistre, et sa voix affligée

Appelle son fils qui n'est plus.

Il n'est plus le mortel dont l'étonnant génie

Soumettait l'univers à ses chants solennels;

L'immuable destin qui dominait sa vie

A soumis sa grande ame aux décrets éternels.

Et cependant son front rayonnait de jeunesse!

Et cependant la gloire environnait ses pas!

Sa bienfaisante main prodiguait sa richesse

Aux enfans de Léonidas!...

Et le destin dans sa vitesse

Le livre à la faux du trépas!

Ainsi le torrent des montagnes

Roule avec majesté ses flots dans les déserts.

Comme un géant vainqueur il franchit les campagnes

Et veut conquérir l'univers.

Le monde devant lui n'a pas assez d'espace!

Mais qu'est-il devenu?... Sur le sable poudreux

On suit encore sa trace,

Comme on suit dans le ciel un rayon vaporeux:

Il a passé... l'ombre s'efface!...

Ainsi tu mesurais la terre, enfant des cieux!

Tu jetais loin de toi des torrens de lumière;

Et, dans ton vol audacieux,

Pareil au maître du tonnerre,

Tu dévorais l'espace et t'égalais aux Dieux.

Porté sur l'aile du génie,

Tu parcourais, vainqueur, les âges et les tems,

Et sur les scènes de la vie

Tu jetais par mépris des regards insultans!

Du haut de ces hauteurs sublimes,

Où ton astre brillant prodiguait ses clartés,

Tu descendais dans les abîmes

Du doute et de l'obscurité.

Des peuples disparus pesant la froide cendre,

Ta voix forte évoquait leurs ombres des tombeaux;

Dans leur grandeur passée on te voyait descendre

Pour en tirer de noirs lambeaux.

Le sort des nations réveillait dans ton ame

De profondes douleurs et de grands souvenirs

Ainsi que le roi des forêts,

C'était dans le trépas que tu trouvais ta joie:

Comme lui, sans frémir, tu contemplais ta proie

Qu'environnaient de noirs cyprès...

D'un demi-dieu débris toi-même,

Quelque chose restait de ton premier destin.

Ainsi l'aigle tombé de sa hauteur suprême,

Montre encore un regard divin.

Dans tes vastes pensers tu dominais le monde,

Tu marchais à pas de géant:

Les mortels admiraient ta course vagabonde.

Tu n'étais pas un dieu, mais ton ame féconde

Tenait dans sa chute profonde

De l'immortel et du néant!

Comment s'est éteint cette flamme

Qui, semblable à ces feux, fiers enfans de la nuit,

Embrasait, consumait ton ame?

Comme une ombre sans nom l'être s'évanouit;

Mais de sa fragile poussière,

L'homme, l'essence de l'esprit,

Brisant de ses liens l'enveloppe grossière,

Monte vers l'éternel en rayons de lumière:

Tout change sous les cieux, tout, et rien ne périt.

Gloire à toi, noble fils de l'altière Albion!

Tes chants ont ranimé les cendres d'Aristide;

Les Grecs ont ressenti cette ardeur intrépide

Qui les fit vaincre à Marathon.

Par toi de ses tombeaux ce peuple entier se lève;

Il rappelle sa gloire et veut briser ses fers;

Toi-même avec transports tu saisissais le glaive

Que tu réveillais dans tes vers.

Victime du destin qui pesait sur sa vie,

Il meurt en combattant pour un peuple opprimé.

Son cœur lui rappelait son ingrate patrie,

L'objet qu'il avait tant aimé.

Son ame, avec douleur, vers sa fille chérie,

Comme un rayon du soir porte un dernier adieu.

Il pleura... mais ses pleurs disaient toute sa vie;

Ses pleurs lui révélaient un dieu.

On dit que sa grande ombre échappée à la terre,

Passant sur le tombeau du fier Léonidas,

De ses trois cents héros réveilla la poussière

Dans le sein même du trépas.

Leurs mânes, ranimés par son souffle rapide,

Ont applaudi soudain comme au jour solennel,

Et le glaive près d'eux qui dormait intrépide,

A tressailli pâle et cruel...

Adieu, fils d'Albion, fils de la Grèce entière:

Ta patrie adoptive a consacré tes droits;

Elle implorait les rois, le front dans la poussière,

Et tu fus plus grand que les rois.

Leur suprême grandeur, par la terreur frappée,

Plaignait, sans nul secours, leur triste abaissement;

Près de ton luth divin s'agitait ton épée,

Sans couronne et sans ornement...

Que le ciel ait pour lui de propices étoiles;

Soufflez plus doucement, vents qui gonflez les voiles;

Guidez les nautonniers aux rives d'Albion;

Emportez sa dépouille à sa noble patrie.

Peut-être à son aspect la bassesse et l'envie

Retiendront dans leur sein leur venimeux poison,

Tandis qu'avec orgueil une autre nation

Décore de son nom l'autel de la patrie!...

... .... ... ... ...

15 juillet 1824.

Il a aussi publié depuis une traduction en vers français de

_Childe-Harold_, le plus beau poème de Byron, en un volume in-18. Paris,

1829.

(_N. du Tr._)

FIN DES POÉSIES INÉDITES.

POÉSIES ATTRIBUÉES

A LORD BYRON.

I.

AU LIS DE FRANCE.

Avant que de disperser tes feuilles au vent, faux emblème d'innocence,

arrête un instant,--et donne, à mesure que tu te flétris, pour

l'avantage du genre humain, la leçon qui ressort de ta chute.

Tu étais beau comme le rayon du matin, et riche comme l'orgueil des

mines précieuses: tous tes charmes sont maintenant fanés; et haï et

méprisé, les malédictions de la liberté retombent sur toi.

Tu étais rayonnant au milieu des sourires du monde, ton ombre protégeait

de sa puissance; mais maintenant ta fleur brillante est ridée et

flétrie,--tu n'es plus l'ornement de ta patrie régénérée[loc50].

[Note loc50: Ces accusations prophétiques de Lord Byron semblent être

écrites d'hier, tant elles ont un caractère frappant de spécialité.

(_N. du Tr._)]

Car la corruption s'est repue sur tes feuilles, et la bigotterie a rongé

ta tige; maintenant ceux qui te craignaient se rient de tes malheurs, et

ceux qui t'adoraient te condamnent à l'exil.

La vallée qui t'a donné naissance pleurera sur l'espérance de son sol;

les légions qui ont combattu pour ta beauté et ta valeur se hâteront de

partager tes dépouilles.

Devenue symbolique, ta fleur sera un sujet de moquerie et un jouet parmi

les hommes; dans les cités, dans les montagnes et dans les plaines, ce

sera le proverbe des esclaves, le mépris des hommes libres.

Oh! c'était le souffle pestilentiel de la tyrannie qui dispersa tes

tiges sur la terre, qui jeta une tache de sang sur le voile blanc et

virginal, et te perça de plus d'une blessure!

Alors le vent emporta ta feuille desséchée, il flétrit ta tige mourante,

ta fleur épanouie résigna les promesses de son avenir, et elle est

tombée emportée par l'orage.

Car nulle vigueur patriotique ne la soutenait; il ne s'est trouvé aucun

bras pour protéger la faible fleur; la destruction suivait son terrible

héraut--le désespoir, et flétrit toute sa beauté dans une heure!

Cependant il y eut des hommes qui prétendirent la plaindre; il y eut des

hommes qui prétendirent la sauver: purs niais empiriques qui arrivèrent

pleins de déception--pour se réjouir et s'enivrer sur sa tombe.

O toi! terre des lis! en vain tu t'efforces de relever sa tête pâle! le

bouton fané ne refleurira plus de nouveau,--la violette brillera à sa

place!

Comme tu disperses tes feuilles au vent--faux emblème de l'innocence,

arrête un instant,--et donne, à mesure que tu te flétris, pour

l'avantage du genre humain, cette leçon qui ressort de ta chute!

II.

L'ADIEU.

A UNE DAME.

Quand l'homme, chassé des bosquets d'Éden, s'arrêta quelques instans sur

le seuil de la porte, chaque pas lui rappelait des heures évanouies, et

lui faisait maudire son avenir.

Mais errant à travers de lointains climats, il apprit à porter le poids

de son chagrin; il ne fit plus que donner un soupir aux souvenirs du

tems passé, et trouva du soulagement au milieu de scènes plus agitées.

Ainsi, madame, doit-il en être de moi; je ne dois plus revoir tes

charmes: car quand je m'arrête près de toi, je soupire pour tout ce que

j'ai connu autrefois.

En te fuyant, je serai sûrement sage; car j'échapperai aux piéges de la

tentation: je ne puis pas voir mon paradis sans désirer d'y entrer.

III.

A LADY CAROLINE LAMB.

Et tu dis que je n'ai pas de sentiment, que je ne ressens rien pendant

que tu es éloignée de moi? Tu ne sais donc pas avec quelles délices je

me suis abandonné à un rêve non interrompu de toi? Mais l'amour ne doit

jamais nous ressembler, et j'apprendrai à t'estimer moins. Comme tu as

fui, ainsi permets-moi de fuir, et change le cœur que tu ne peux rendre

heureux.

On te dira, Clara! que j'ai paru, tout récemment, courtiser les charmes

d'une autre; que je n'ai pas soupiré, que je n'ai pas eu d'humeur, comme

si tu avais déjà été bannie de mon cœur. Clara! cette lutte--pour

défaire ce que tu as fait si bien pour moi,--ce masque porté devant la

foule niaise,--cette trahison--était une fidélité pour toi!

Je n'ai pas dormi depuis que tu es partie; mais j'ai cherché dans

plusieurs tout ce qu'une seule (ah! ai-je besoin de la nommer?) pouvait

m'accorder. C'est un devoir que je dois au tien--à toi--à l'homme--Ã

Dieu, de modérer, d'éteindre ce feu coupable, avant que le chemin du

crime soit parcouru.

Mais puisque mon sein n'est pas si pur, puisque le vautour déchire

encore mon cœur, que j'endure cette agonie, et non toi--oh! la plus

chérie des femmes! Par pitié, Clara! séparons-nous; et je chercherai Ã

éviter, je ne sais comment, le dard menaçant:--le vice ne doit pas

prendre pour but un objet tel que toi.

Mais tu dois m'aider dans cette tâche, et exercer ainsi noblement ton

pouvoir. Alors dédaigne-moi,--c'est tout ce que je demande--avant que le

tems ne mûrisse une heure plus coupable; avant que la coupe de la colère

ne verse des remords redoublés sur ma tête; avant que des feux

inextinguibles ne dévorent mon cœur, dont les espérances sont mortes

depuis long-tems.

Ne t'abuse pas plus long-tems, ainsi que moi; n'abuse pas des cœurs

meilleurs que le mien; ah! ne peux-tu pas, ne veux-tu pas fuir des

malheurs comme le nôtre,--une honte comme la tienne? S'il y a une colère

divine, une torture au-delà de ce souffle de vie passagère,

renonce--même maintenant, à toute espérance future; de telles pensées

sont un crime,--un tel crime est la mort.

IV.

STANCES.

J'ai appris ton sort sans verser une larme; ta perte m'a à peine arraché

un soupir, et cependant tu me fus extrêmement chère.--Je ne sais pas ce

qui a desséché mes yeux, les larmes refusent de couler; mais chacune

d'elles que mes paupières empêchent de s'échapper, retombe horrible sur

mon cœur..

Oui,--profondes et pesantes, une à une, elles s'y pressent et le

torturent, comme les eaux renfermées dans le rocher l'usent en tombant

et s'y durcissent. Elles ne peuvent se pétrifier plus durement que les

sentimens qui retombent et restent sur mon cœur, lesquels, froidement

fixés, regardent le passé sans jamais se fondre à un soleil nouveau.

V.

A MARIE.

Ne te souviens pas de moi, ni de ces heures bien-aimées, de ces heures

évanouies, où toute mon ame était à toi,--heures qui ne peuvent jamais

être oubliées, avant que le tems n'énerve nos puissances vitales, et que

toi et moi ayons cessé d'être.

Puis-je oublier, peux-tu oublier toi-même ce tems où, jouant avec tes

cheveux dorés, ton cœur, avec vivacité, répondait à mes jeux? Oh! par

mon ame! je te vois encore, avec des yeux si languissans,--un sein si

beau, et des lèvres, quoique silencieuses, qui murmuraient l'amour.

Lorsqu'ainsi tu te penchais sur mon cœur, ces yeux laissaient échapper

un éclat si doux, que, quoiqu'à moitié réprobateur, il inspirait le

désir; et alors nous nous serrions plus près, et encore plus près,--et

nos lèvres frémissantes s'efforçaient de se rencontrer comme pour

expirer dans leurs baisers.

Et alors ces yeux pensifs voulaient se fermer, et leurs deux paupières

se rapprochaient en voilant leurs orbites d'azur,--tandis que leurs

longs et humides regards semblaient fuir sur ta joue brillante d'amour.

FIN DES POÉSIES ATTRIBUÉES A LORD BYRON.

Œuvres complètes de lord Byron, Tome 05 comprenant ses mémoires publiés par Thomas Moore · 第 24 / 24 段