XVIII

Tel est ce livre de politique divine autant qu'humaine. Cela est écrit,

comme cela est pensé, _divinement_. On dirait que la lumière d'une belle

âme y découle sans ombre sur le plus _bel esprit_ de tous les temps.

Cicéron, après ce traité de haute politique, voulut écrire sur la

législation, qui dérive de la politique; il écrivit le _Livre des Lois_;

il devait bientôt écrire le _Livre des Devoirs_, afin que la

civilisation tout entière eût pour ainsi dire son catéchisme dans ses

oeuvres, comme elle l'avait dans son âme et dans sa vie. La législation,

selon lui, n'était que la nature morale de l'homme bien interrogée, bien

écoutée, bien rédigée selon les circonstances spéciales et les vrais

intérêts du peuple romain.

Nous ne vous analyserons pas ce livre: ce commentaire des lois romaines

appartient plus à la jurisprudence qu'à la littérature. Admirez

seulement avec quel art d'écrivain Cicéron embellit l'aridité de son

sujet par les charmants péristyles du premier et du second discours sur

les _Lois_:

Cours familier de Littérature - Volume 11 · 第 134 / 209 题