Le lendemain l’escadron quittait le village. Les officiers partirent
sans avoir fait leurs adieux aux maîtres du logis. Ils ne se parlaient
pas. A la première halte, on décida de se battre; mais le capitaine
Schultz, un bon camarade, un excellent cavalier, aimé de tout le
régiment, choisi par le comte comme témoin, arrangea cette affaire de
telle façon que non seulement on ne se battit pas et que tout le monde
au régiment ignora ce qui s’était passé, mais qu’encore Tourbine et
Polozov, sans continuer d’avoir entre eux les mêmes rapports amicaux, se
tutoyèrent comme par le passé et se virent aussi fréquemment
qu’auparavant à table et au jeu.