Le criminel condamné à la potence devait avoir trois cordes au cou: les
deux premières, de la grosseur du petit doigt et appelées tortouses,
avaient chacune un noeud coulant et servaient à étrangler le patient; la
troisième, appelée le jet, ne servait qu'à jeter le patient hors de
l'échelle.
Arrivé à la potence où était appuyée et liée une échelle, le bourreau
montait le premier à reculons, et aidait au moyen d'une corde le
criminel à monter de la même façon.
Puis le bourreau, se tenant des mains aux branches de la potence, à
force de secousses et de coups de genoux dans l'estomac, terminait le
supplice par la mort.