Chez les Indiens, ce supplice était plus atroce encore: quand le
prisonnier est condamné à mort, dit un jésuite, ils plantent aussitôt en
terre un gros pieu auquel ils l'attachent par les deux mains. On lui
fait chanter la chanson de mort, et tous les sauvages s'étant assis à
quelques pas du poteau, on allume un grand feu où l'on fait rougir des
haches, des piques, des couteaux; puis, ils viennent les uns après les
autres et appliquent ces fers rougis sur le corps du patient. D'autres
le brûlent avec des tisons ardents; d'autres lui déchirent le corps à
coups de couteau; d'autres encore remplissent ses plaies de poudre et y
mettent le feu.
Ce supplice dure plusieurs heures, quelquefois plusieurs jours.