On a parlé, lors de la révolution dans l'Inde, du supplice que les
Anglais infligeaient aux rebelles. Ils étaient attachés à la gueule d'un
canon, et le boulet dispersait les membres du malheureux condamné. En
Perse, le même supplice est en usage, et nous empruntons à un récit de
voyage une description détaillée de cette horrible exécution:
«Pendant mon séjour à Téhéran, je fus témoin d'un spectacle horrible.
Une femme du harem avait été condamnée à mort.
«Une curiosité bien excusable chez un voyageur triompha de mes
sentiments d'humanité et me porta à assister au supplice de cette
malheureuse. La foule des spectateurs était si grande, que j'eus
beaucoup de difficulté à me procurer une place d'où je pus bien voir.
«Devant le harem, sur un tertre élevé à cet effet, on avait établi un
gros mortier en bronze, auprès duquel était un boute-feu avec la mèche
allumée. Bientôt je vis les officiers de justice percer la foule en se
faisant place à grands coups de bâton.
«Derrière eux s'avançait la victime entourée de gardes; elle était
enveloppée de la tête aux pieds d'une pièce d'étoffe noire qui lui
cachait le visage; elle marchait d'un pas ferme, et son port était
majestueux. De temps à autre elle adressait quelques mots à un eunuque
qui l'accompagnait; mais le bruit que faisait le peuple m'empêcha
d'entendre ce qu'elle disait. À mesure qu'elle approchait le bruit
diminua, et quand elle fut arrivée près de la fatale machine, il cessa
tout à fait.
«Profitant du silence, elle se mit à haranguer le peuple avec un calme
qui surprit tout le monde, et d'une voix si nettement articulée, qu'on
ne perdait pas une seule de ses paroles.
«Les officiers de justice voyant que son discours faisait impression sur
la multitude, l'interrompirent. Elle ne chercha pas à continuer, et elle
se remit entre leurs mains. Ils la conduisirent devant le mortier.
«Arrivée là, elle demeura ferme et calme, n'adressa à ses bourreaux
aucune supplication et ne versa pas même une larme. On lui dit de
s'agenouiller et de placer sa poitrine contre la bouche du mortier, et
elle le fit sans hésiter. On lui étendit les bras, et on lia ses
poignets à deux poteaux qui avaient été plantés à droite et à gauche du
mortier, et elle ne donna aucun signe d'émotion.
«Elle posa la tête sur le mortier et demeura quelques instants dans
cette position, attendant son sort avec un héroïsme digne du guerrier le
plus intrépide.
«Enfin le signal fut donné, et le boute-feu, élevé en l'air, descendit
lentement vers la lumière du mortier.
«Au moment où la mèche embrasée allait toucher la poudre, un
frémissement général éclata dans l'assemblée. L'amorce s'enflamma mais
ne communiqua pas le feu à la charge, et la victime leva la tête pour
voir ce qui était arrivé.
«Une lueur d'espérance entra dans mon âme; je pensai que les choses
n'iraient pas plus loin, et qu'on avait résolu d'épargner cette
malheureuse. Je ne fus pas longtemps dans cette douce erreur.
«On renouvela l'amorce, et le boute-feu fut levé encore. La victime
avait replacé sa tête sur le mortier, et cette fois en poussant un
gémissement sourd. Au même instant l'explosion eut lieu, et la fumée
déroba tout à mes regards.
«Quand elle se dissipa, on aperçut les deux bras noirs et grillés qui
pendaient aux poteaux où on les avait attachés; à quelque distance en
avant du mortier, gîsaient épars un pied, une jambe et quelques lambeaux
du voile noir qui avait couvert la victime; tout le reste avait disparu.
«Au bruit de l'explosion, deux femmes s'élancèrent du portail du harem,
vinrent détacher les bras, les cachèrent sous leurs voiles et rentrèrent
précipitamment au harem avec ces épouvantables preuves que la justice
avait eu son cours.»
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Dans une peuplade indienne, on punit les débauchés par un supplice
effrayant, qui consiste à leur enfoncer _in urethro_ un petit bâton
hérissé d'épines. On l'y tourne longtemps et à plusieurs reprises.
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Les Anglais condamnaient autrefois les empoisonneurs à être bouillis.
En 1347, deux faux monnayeurs furent bouillis à Paris, au marché aux
pourceaux.
On bouillait les criminels dans de l'eau ou de l'huile.
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En Chine, la femme adultère est écrasée sous les pieds des éléphants.
Les Égyptiens coupaient le nez des femmes adultères.
En Mingrélie, quand un homme surprend sa femme en adultère, il a le
droit de contraindre le galant à payer un cochon: d'ordinaire, il ne
prend pas d'autre vengeance, et tous trois mangent ensemble le cochon.
Les Mogols fendent une femme infidèle en deux.