IV. ENTERRÉE VIVE.

Il y a, dit Plutarque, auprès de la porte Colline, à Rome, un caveau

étroit où on descendait par une petite ouverture, et où l'on mettait un

lit, une lampe allumée et une légère provision de tout ce qui était

nécessaire pour se nourrir.

Toute vestale qui manquait à son voeu de chasteté, qui même était

soupçonnée d'une faiblesse, était enterrée vive.

On mettait la malheureuse vestale condamnée dans une litière bien fermée

et couverte de toutes parts, afin qu'on ne pût pas entendre ses cris.

Quand la litière était arrivée au lieu du supplice les licteurs

enlevaient les voiles qui l'enveloppaient et l'ouvraient. Le pontife

après avoir fait certaines prières à voix basse et levé ses mains au

ciel, faisait sortir la vestale toute voilée; il la plaçait sur

l'échelle par laquelle on descendait dans le caveau; puis il se retirait

avec les autres prêtres. On enlevait l'échelle et le caveau était

refermé.

Peines, tortures et supplices · 第 45 / 104 题