Les renseignements les plus complets et les plus intéressants ont été
donnés par M. Alfred Sirven dans un volume publié: _Les Prisons
politiques_[1].
Sainte-Pélagie est particulièrement affecté aux détenus pour dettes (la
contrainte par corps subsistant pour les dettes envers l'État) et les
condamnés politiques. Un pavillon particulier, dit des _Princes_, est
réservé aux condamnés pour délits de presse.
Bien des illustrations ont passé à Sainte-Pélagie; contentons-nous de
citer Béranger, P.-L. Courier, Armand Carrel, Lamennais, Proudhon, M. de
Girardin, Laurent Pichat, Vermorel, Eug. Pelletan.
[1] Chez Lebigre-Duquesne. 1 vol., 3 fr.
Cette prison se trouve rue de la Clé, non loin de l'hôpital de la Pitié.