A la page 42 de sa brochure: _La liberté dans le Mariage_, M. E. de
Girardin dit avec beaucoup de raison: «L'homme naît de la femme. Donc
tout ce qui profitera à la femme sera profitable à l'homme.
«Combattre et vaincre pour elle, c'est combattre et vaincre pour lui.»
Inspiré par ces excellents sentiments, le célèbre publiciste a recherché
les causes de l'esclavage et de la dégradation de la femme, et les moyens
de les paralyser.
_Tout enfant a pour père le mari de la mère_: tel est, selon M. de
Girardin, le principe de ces deux grandes injustices: servage de la femme
mariée; inégalité des enfants devant la loi qui les divise en légitimes
et illégitimes.
Pour que les enfants soient égaux, pour que la femme soit affranchie du
joug de l'homme, il faut, dit l'auteur, substituer le régime de la
maternité à celui de la paternité; modifier le Mariage, et rendre la
femme indépendante par l'institution et l'universalisation du douaire.
Laissons du reste M. de Girardin exposer lui-même sa doctrine. «Il faut,
dit-il, choisir entre ces deux régimes:
«Entre le régime de la paternité _présumée qui est le régime de la loi_,
et le régime de la maternité, _portant elle-même sa preuve, qui est le
régime de la nature_; celui-ci conforme à la vérité incontestable,
celui-là condamné par la statistique incontestée. Le régime de la
paternité, _c'est l'inégalité des enfants devant la mère et devant la
loi, c'est la femme possédée et ne se possédant pas_;..... ce n'est plus
l'esclavage légal de la femme, _mais c'est encore le servage conjugal_.»
(Liberté dans le mariage, p. 66.)
«Sans l'égalité des enfants devant la mère, l'égalité des citoyens devant
la loi _n'est qu'une imposture_, car évidemment et incontestablement,
cette égalité n'existe pas pour 2,800,000 enfants, qui arbitrairement
qualifiés d'illégitimes, sont mis hors du droit commun en violation de la
loi naturelle.» (_Id._, p. 44.)
Selon M. de Girardin, les conséquences logiques du régime de la maternité
seraient:
L'abolition du mariage civil;
Le nom seul de la mère donné à l'enfant;
L'héritage placé seulement dans la ligne maternelle.
«Le mariage, dit-il, est un acte purement individuel et, comme
célébration, un acte purement religieux.» (_Id._ p. 64.)
«Le mariage est un acte de la foi, non de la loi; c'est à la foi à le
régir; _ce n'est pas à la loi à le régler_.
«Dès que la loi intervient, elle intervient _sans droit_, sans nécessité,
_sans utilité_.
«Pour un abus qu'elle a la prétention d'écarter, _elle en fait naître
d'innombrables qui sont pires_, et dont ensuite la société souffre
gravement, sans se rendre compte de la cause qui les a produits.» (_Id._,
p. 12.)
«La liberté légale dans le mariage, c'est l'amour durable dans le ménage;
l'indissolubilité dans le mariage, c'est l'amour habituel hors du
ménage.» (_Id._, p. 51.)
Au sujet de l'héritage et de la dot, l'auteur s'exprime ainsi:
«Hériter à la mort de sa mère, parce que maternité et certitude sont deux
termes équipollents, et recevoir du vivant de son père, parce que
paternité et doute sont deux termes inséparables, telle est la loi vraie
de la nature.» (_Id._, p. 52.)
Dans la pensée de M. de Girardin, la femme a les mêmes droits que l'homme
à la liberté et à l'égalité; les sexes sont égaux, non par la
_similitude_, mais par l'_équivalence_ des facultés et des fonctions,
l'homme produit, acquiert, la femme administre, épargne: c'est donc à
l'homme de pourvoir aux frais du ménage. Son devoir, en s'unissant à une
femme, est de lui constituer un douaire inaliénable, qui lui permette de
remplir convenablement ses fonctions maternelles, et de se soustraire aux
vices qui résultent fréquemment de la misère et de l'abandon.
Si l'on objecte à M. de Girardin que le salaire de l'ouvrier est
insuffisant pour satisfaire à ce devoir: Eh bien, répond le généreux
publiciste, relevez le prix du salaire, en éloignant des travaux
industriels les femmes et les enfants qui l'abaissent par la concurrence
faite aux hommes. Et si cette mesure ne suffit pas pour équilibrer les
recettes et les dépenses, vous augmenterez le salaire, car «il n'y a pas
une considération au nom de laquelle j'admette, que pour ne pas diminuer
le profit de tels hommes, d'autres hommes seront éternellement condamnés
à l'insuffisance du salaire; et que, pour mettre telles femmes à l'abri
du viol, d'autres femmes seront nécessairement vouées à la prostitution.»
(_Id._, p. 26.)
M. de Girardin, comparant le sort de l'épouse sous les deux régimes
s'exprime ainsi:
«Sous le régime de la paternité, l'épouse comblée des biens de la
fortune, fléchit sous le poids d'une oisevité qui, le plus souvent,
enfièvre et égare son imagination. Elle ne sait que faire pour employer
son temps. La femme ne fait rien, parce que l'homme fait tout.
«L'épouse qui n'a pas apporté de dot et qui n'a pas reçu de douaire,
fléchit sous le poids d'un travail contre nature qui l'oblige, par
économie, de se séparer de son enfant peu de jours après lui avoir donné
la naissance, et de le mettre en nourrice loin d'elle, moyennant cinq ou
six francs par mois; d'aller travailler d'un côté lorsque son mari
travaille de l'autre; et de ne se rejoindre que le soir, en rentrant
chacun de l'atelier qui les a tenus éloignés de leur ménage toute la
journée: si c'est là ce qu'on appelle la famille, _cela vaut-il en
conscience le bruit qu'on en fait_?
«Sous le régime de la maternité, au contraire, plus la femme est riche,
moins elle est désœuvrée; car non seulement elle a ses enfants à
nourrir, à élever, à instruire, à surveiller, mais encore elle a à
administrer sa fortune qui sera la leur.
«Conserver cette fortune, l'accroître encore; voilà de quoi occuper ses
loisirs, calmer son imagination, la refréner. C'est à tort qu'on suppose
que les femmes sont peu aptes à la gestion des affaires; elles y
_excellent_ pour si peu qu'elles s'y appliquent, ou qu'elles y aient été
exercées. (_Id._ p. 35 et 36.)
«Assez longtemps l'homme a été la personnification de la guerre, de
l'esclavage, de la conquête; c'est au tour de la femme d'être la
personnification de la paix, de la liberté, de la civilisation.
«Dans ce régime nouveau (_celui de la maternité_) chacun des deux a sa
part; à l'homme le travail, le génie de l'entreprise; à la femme
l'épargne et l'esprit de prévoyance.
«L'homme spécule, la femme administre;
«L'homme acquiert, la femme conserve;
«L'homme apporte, la femme transmet;
«La dot demeure l'attribut du père, l'héritage devient le privilége de la
mère;
«Chacun des deux exerce ainsi la fonction qui lui est _naturelle_, et
conformément à l'essence des choses.» (_Id._ p. 53 et 54.)
Plusieurs femmes se sont demandé si M. de Girardin reconnaît le droit
politique aux femmes. Il n'en dit rien dans son ouvrage: _La liberté dans
le mariage_, ni dans sa _Politique universelle_. Mais quand un homme
écrit que:
«La femme, s'appartenant et ne relevant que de sa raison, a les mêmes
droits que l'homme à la liberté et à l'égalité;
«Que le suffrage universel doit être _individuel_ et _direct_;
«Que tout porteur d'une assurance générale a droit d'y prendre part;»
Il est clair qu'on peut en induire, sans de grands efforts de logique,
que la femme _libre_ et _égale_ à l'homme,
La femme comprise dans l'universalité,
La femme ayant, comme l'homme, sa police d'assurance, a le droit, comme
l'homme, d'être électeur, éligible et de voter _individuellement et
directement_.
Or, comme M. de Girardin n'est pas de ceux qui reculent devant les
conséquences de leurs principes, nous sommes portée à croire qu'il admet
pour la femme l'exercice du droit politique.
On me racontait qu'en 1848, un de ces tristes personnages qui n'ont ni
assez d'intelligence pour être conséquents, ni assez de justice pour
comprendre les opprimés, pérorait devant M. de Girardin, contre les
prétentions qu'avaient certaines femmes d'entrer dans la vie politique.
Pourquoi pas? aurait demandé M. de Girardin. Croyez-vous que Mme de
Girardin déposerait dans l'urne électorale un vote moins intelligent que
celui de son valet de chambre?
Si cette anecdote est vraie, l'opinion du publiciste sur le droit
politique de la femme n'est pas douteuse.
_La liberté dans le Mariage_ a soulevé, parmi les collets montés, une
tempête d'indignation plus ou moins vraie; pendant quelque temps il a
fallu du courage pour se déclarer hautement champion (féminin) de
l'auteur.
Abolir le Mariage! s'écriaient les unes en se voilant la face d'un air
pudibond.
Faire de l'Amour une spéculation! s'écriaient d'autres qui, apparemment,
avaient conservé leur sainte innocence et leur sainte ignorance
baptismales.
Voyons, Mesdames, leur disait-on, trêve à la délicatesse et à la
sentimentalité de convention. Que les hommes se laissent prendre à notre
masque, rien de plus simple; mais entre femmes, à quoi bon jouer la
comédie?
M. de Girardin ne supprime pas réellement le Mariage; il le transforme
sous quelques rapports, et le laisse intact sous le point de vue
religieux. Donc, si son système prévalait, vous pourriez vous marier
devant les ministres de vos cultes respectifs, absolument comme la chose
avait lieu il y a quelque soixante-dix ans, et vous ne seriez pas plus
scrupuleuses que vos grand'mères qui se croyaient alors suffisamment
mariées.
D'autre part, en supprimant le Mariage civil, l'auteur n'interdit pas
telles ou telles stipulations particulières: donc, pour peu que vous ayez
la religion du Code, il vous serait loisible de stipuler dans votre
contrat notarié:
1º Que vous serez soumises à vos maris;
2º Que vous leur laisserez administrer votre fortune, même contrairement
à vos intérêts et à ceux de vos enfants;
3º Que, sans leur autorisation, vous ne pourrez ni plaider, ni rien
entreprendre, ni rien vendre, ni rien recevoir, ni rien donner;
4º Que vous renoncez, tant qu'ils vivront, à toute autorité sur vos
enfants; qu'ils pourront, s'ils le veulent, vous les enlever; vous
reléguer loin d'eux, les faire élever par qui bon leur semblera, même
par leur maîtresse; enfin les marier contrairement à votre volonté;
5º Que vous leur reconnaissez le droit de porter ailleurs leur amour,
leurs soins, leur fortune et la vôtre, pourvu que la chose ne se passe
pas sous votre toit;
6º Qu'enfin vous leur reconnaissez le droit si, délaissées, vous vous
attachez à un autre, de vous traîner devant un tribunal, de vous
déshonorer, de vous faire emprisonner avec les voleuses et les
prostituées; que même, en pareille occurrence, vous les déclarez
excusables de vous tuer.
Oui, Mesdames, vous pourriez stipuler tout cela, car M. de Girardin ne
conteste à personne le droit de manquer de dignité et d'être imbécile; de
quoi donc alors vous plaignez-vous?
Vous reprochez à M. de Girardin de faire de l'amour une spéculation!
Voudriez-vous bien me dire ce que sont aujourd'hui la plupart des
mariages où l'on a l'impudeur de spéculer même sur la mort! où l'on
demande combien une jeune fille a de dot, d'_espérances_ et _quel âge ont
les parents_!
Répondez, femmes:
Est-il vrai que l'immense majorité des filles séduites sont mises, par la
honte et la pauvreté, hors d'état d'élever leurs enfants?
Que, ce que vous nommez une première faute, pousse la plupart d'entre
elles à faire trafic de leurs charmes?
Que l'immense majorité des hommes oublient, après la passion satisfaite,
et la femme qu'ils ont égarée, et l'innocente créature qui leur doit la
vie?
Est-il vrai que le hideux et cruel égoïsme des hommes et la confiance
insensée des femmes donnent, chaque année, un nombre effrayant d'enfants
dits illégitimes, dont une grande partie peupleront les prisons, les
bagnes, les maisons de tolérance?
Est-il vrai, enfin, que ce même égoïsme et cette même confiance sont
cause que des milliers d'existences humaines sont criminellement
étouffées?
Et si toutes ces hontes, toutes ces douleurs, tous ces crimes sont vrais;
S'il y a tant de filles séduites, désolées;
S'il y a tant d'enfants abandonnés;
S'il y a tant d'infanticides;
Si la loi ne protége pas la femme trompée, rendue mère;
Si cette loi n'oblige le séducteur à aucune réparation;
Si l'opinion publique laisse à la victime toute la honte;
Pourquoi reprochez-vous à un homme de rappeler à la jeune fille que de
l'amour peut sortir la maternité?
De lui dire que, d'avance, elle doit pourvoir à l'avenir de l'enfant qui
peut naître, afin de ne point le jeter à la charité publique, et de ne
pas risquer elle-même de descendre dans ces sentines immondes qui sont la
honte et la dégradation de notre sexe?
Vous reprochez donc à un homme de prendre notre parti contre les passions
égoïstes et brutales de son sexe, et contre l'impunité que leur accordent
les lois?
Vous lui reprochez donc de prendre en main le parti de la morale et de la
santé, contre la dégradation de l'âme et du corps?
Une jeune fille, dites-vous, stipuler la vente de sa personne! Quelle
différence essentielle trouvez-vous entre cette sorte de contrat, et ceux
qui se font aujourd'hui devant notaire à l'occasion des mariages?
Est-ce que la plupart d'entre vous, mesdames, n'avez pas _acheté_ vos
maris par tant de dot, tant de rentes, tant d'_espérances_? Et si
Messieurs vos maris n'ont pas trouvé honteux de se _vendre_, et si vous
mêmes ne les en estimez pas moins, pourriez-vous bien me dire d'après
quel principe vous jugeriez honteux qu'une jeune fille en fit autant pour
élever ses enfants et vivre sans se prostituer?
Pour moi, je ne le vois pas du tout.
Mesdames, vous êtes de grandes enfants: les hommes feignent d'avoir du
dédain pour la femme qui songe à son intérêt dans l'amour... parce qu'ils
veulent, si c'est possible, garder leur argent, voilà tout.
Est-ce à dire que j'admette toutes les idées de M. de Girardin? Non.
J'admets avec lui que la femme ne peut être libre et l'égale de l'homme,
en tant qu'épouse, que par la transformation du mariage.
Que, dans l'état d'insécurité où elle se trouve quant au salaire et à la
maternité hors du mariage, la femme _fait bien_ de prendre des mesures
pour que l'homme ne se décharge pas sur elle des obligations de la
paternité.
J'admettrais volontiers que l'enfant ne portât que le nom de sa mère, si
les hommes n'y répugnaient pas tant.
L'enfant, appartenant à tous deux, devrait porter les deux noms, et
choisir à sa majorité celui des deux qu'il préfère; ou bien les filles
devraient porter le nom de la mère et les fils celui du père lors de la
majorité.
J'admets volontiers l'égalité des enfants devant la mère et la loi; car
la bâtardise est un non-sens devant la nature et une iniquité sociale.
Mais ce que je n'admets pas, c'est l'idéal que M. de Girardin s'est formé
des fonctions respectives de chaque sexe;
C'est l'exclusion de la femme des carrières actives;
C'est l'universalisation du douaire;
C'est enfin l'éducation familiale.
Dire que l'homme représente le travail, le génie de l'entreprise, qu'il
spécule, acquiert, apporte; que la femme représente l'épargne, l'esprit
de prévoyance, qu'elle administre, conserve, transmet, c'est établir une
série qui ne me paraît rien moins que conforme à la nature des choses,
puisqu'il est notoire qu'un grand nombre de femmes font ce que M. de
Girardin attribue à l'autre sexe, et _vice versa_.
Les fonctions, pour être convenablement remplies, doivent être le
résultat des aptitudes: or, la nature, excepté en ce qui touche la
reproduction de l'espèce, ne paraît pas les avoir sériées selon les
sexes. Depuis l'origine des sociétés, nous avons tenté de le faire; mais
l'histoire est là pour nous révéler, qu'en agissant ainsi, nous ne sommes
parvenus qu'à tyranniser les minorités vigoureuses qui donnent un démenti
à de telles prétentions. Or, M. de Girardin, admettant _à priori_ une
série fausse, est conduit, sans s'en apercevoir, à préparer des chaînes
pour toutes les femmes que la nature n'a pas faites en vue de l'ordre de
convention qu'il voudrait voir se réaliser.
Exclure la femme des carrières actives pour la confiner dans les soins de
l'intérieur, c'est tenter une chose impossible, fermer la voie au
progrès, replacer la femme sous le joug de l'homme. C'est tenter une
chose impossible, parce qu'il y a des industries qui ne peuvent être
exercées que par les femmes; parce que beaucoup de femmes qui ne se
marieraient pas ou seraient sans fortune, veuves et sans ressources, ne
pourraient rester honorables qu'en se livrant à une activité qui
cependant leur serait interdite. Ne voir la femme que dans le ménage est
un point de vue restreint qui retarde l'avènement de sa liberté.
C'est fermer la voie au progrès, parce qu'il y a des fonctions sociales
qui ne seront bien remplies que quand les femmes y participeront, et des
questions sociales qui ne seront résolues que quand la femme sera placée
près de l'homme pour les élaborer. C'est replacer la femme sous le joug
de l'homme, parce qu'il est dans la nature humaine de prétendre dominer
et maîtriser celui auquel on fournit le pain de chaque jour.
Vouloir faire passer le douaire à l'état d'institution, c'est prétendre
restaurer l'un des plus tristes aspects du passé, au moment où l'humanité
est en marche vers l'avenir; celui qui nous montre la femme achetée par
l'homme. L'universalisation du douaire serait donc un attentat à la
liberté et à la dignité morale de la femme. Enfin, prétendre que chaque
mère doit elle-même faire l'éducation de ses enfants, nous paraît offrir
autant d'impossibilité que de danger social.
Si toute femme bien constituée est apte à mettre au monde des enfants et
à les nourrir de son lait, bien peu sont capables de développer leur
intelligence et leur cœur, parce que l'éducation est une fonction
spéciale qui requiert une aptitude particulière dont ne peuvent être
douées toutes les mères.
Ensuite l'éducation de famille perpétue la divergence des opinions, des
sentiments, entretient les préjugés, favorise le développement de la
vanité, de l'égoïsme, et tend, par ce fait, à paralyser le sentiment le
plus noble, le plus civilisateur: celui de la solidarité universelle.
Assurément, à l'heure qu'il est, plusieurs motifs peuvent justifier
l'éducation de famille, mais, pour le bien de l'humanité, il est à
désirer que les parents qui sont en communion sur les idées nouvelles
réunissent leurs enfants pour les former à la vie sociale, au lieu de les
élever chacun à part.
Je soumets cette ébauche de critique à M. de Girardin dans l'intérêt du
principe qu'il a toujours défendu: _La dignité individuelle et la liberté
humaine_.