Walter Scott et le pittoresque dans le récit et le dialogue.
Notre littérature avant le XIXe siècle, avons-nous dit, n'offrait, dans la
description, qu'un nombre fort restreint de pages pittoresques. On
pourrait presque en dire autant du récit. Et cependant nous sommes un
peuple de conteurs. Il se peut que la _Chanson de Roland_ ne soit pas une
fort belle épopée: en revanche, quelques passages du _Roman de Renart_ et
des _Fabliaux_ ne sont pas éloignés d'être des chefs-d'oeuvre; il y a au
XVIe siècle toute une foule de contes fort intéressants; ils n'ont pas
manqué à l'époque suivante, et Lesage et Voltaire ont porté le genre à sa
perfection. Netteté et finesse, observation juste et piquante, sentiment
extraordinairement délié du ridicule, ont toujours été nos qualités
ordinaires. Mais en dépit ou plutôt en raison même de ces qualités, le
pittoresque nous échappe. C'est qu'il a sa source dans l'imagination et
que, malgré tout, la raison est toujours notre faculté dominante. Notre
littérature est essentiellement une littérature d'«honnêtes gens». Elle en
a le ton, le sentiment et le respect des convenances. Quand il cause dans
un salon, un homme du monde évite certaines images, dont le goût de ses
amis et la délicatesse de ses voisines pourraient être surpris ou
froissés. Comme il modère sa voix et adoucit ses gestes, il tempère et
adoucit son imagination. Il lui est permis d'avoir de la verve: elle ne
sera jamais ni trop copieuse, ni trop plantureuse. Il suffit de faire
pétiller dans le récit quelques traits d'esprit qui ne seront guère que de
fines remarques malicieuses; les mots hardis qui dépeignent et font voir,
les familiarités brusques et les vivacités expressives, les comparaisons
imprévues, un comique dru, trivial ou bouffon plutôt que délicat et exquis,
voilà ce que la littérature ne pouvait pas avoir avant le XIXe siècle, et
voilà au contraire ce qu'elle a le plus recherché et aimé depuis. Il ne
fallait rien moins qu'une révolution sociale pour amener une révolution du
goût. Il fallait aussi que l'imagination française prît longuement contact
avec l'imagination étrangère. Ici encore, un des auteurs qu'elle aima
particulièrement, et qu'elle imita, fut Walter Scott. Le choix était
heureux.
Rarement en effet avait-on mis dans l'art de conter plus d'imagination, de
fantaisie, de vivacité dramatique. C'est moins un récit qu'une série de
tableaux. Tout s'anime, tout se colore; c'est comme un fourmillement de
vie perpétuel. Cette manière une fois connue, toute autre paraît froide et
incolore par comparaison.
Il est difficile malheureusement d'en apporter des exemples et des
preuves. Ce sont des scènes entières, des chapitres ou même des séries de
chapitres qui seraient à citer tout au long: il n'y faut pas songer. Mais
qu'on relise le début de _Quentin Durward_. La jolie succession de
tableaux dont chacun laisse dans l'imagination l'impression la plus nette
et la plus vivante! Voyez le jeune et fier Écossais s'avancer
intrépidement sur la rive de la Somme à la recherche d'un gué. Deux hommes
qui lui paraissent de bons bourgeois, cheminent paisiblement de l'autre
côté de la rivière. Il les interpelle, et sur le conseil de l'un d'eux il
entre dans l'eau. Mais la rivière est assez profonde et il lui faut nager
vigoureusement. A peine arrivé sur le bord, il éclate: «Chien discourtois,
pourquoi ne m'avez-vous pas répondu quand je vous ai demandé si la rivière
était guéable?» et il porte la main à son épieu. L'intervention de Louis
XI le calme à peine, et la conversation s'engage, alerte, franche, toute
pleine de vie et de bonne humeur, narquoise avec le roi, quelquefois
impatiente avec le jeune étourdi à l'humeur ombrageuse. Et comme il dévore,
sous les yeux amusés du malin souverain de Plessis, le plantureux
déjeuner qu'Isabelle vient de lui servir! Il mange, il boit, il bavarde,
admire la beauté de la jeune fille, s'inquiète des façons et des regards
tour à tour ardents ou sombres de son hôte inattendu, et le tout avec tant
de vivacité et de naturel que le récit devient tableau et que rapidement
la narration fait place au dialogue. L'imagination et le sentiment de la
réalité ont tout envahi; l'écrivain n'a pas pu rester longtemps maître de
ses personnages; ils se sont mis à vivre pour leur compte, d'une vie
particulière et comme indépendante de la volonté de celui-là même qui les
a créés.
Et les passages où éclatent de pareilles qualités abondent dans l'oeuvre
du romancier. C'est, dans _Ivanhoe_, l'arrivée du prieur et du templier
dans la clairière où Gurth et Wamba échangent leurs réflexions et leurs
plaintes; le festin du soir chez Cédric; la passe d'armes d'Ashby; la
torture du pauvre Isaac dans la prison de Front-de-Boeuf; surtout
l'attaque et la ruine du château, avec l'épisode si comique à la fois et
si touchant de Wamba déguisé en moine pour sauver son maître. De même,
lisez dans l'_Abbé_ la scène de l'auberge où Roland Graeme et Adam
Woodcock sont si lestement caressés par la houssine du plus délibéré et du
plus hardi des pages; elle est merveilleuse de vie et de relief. L'auberge
et son tumulte, propos joyeux et quolibets politiques, impertinente
assurance du page et air piteux que finissent par prendre ses victimes, le
conteur a tout vu et il inonde tout de lumière. Rien d'ailleurs qui
convienne mieux à son talent que ces larges scènes populaires; il les
traite avec une verve et une sûreté incomparables.
«Holliday, dit Bothwell à un dragon qui était venu s'asseoir
à la même table que lui, n'est-il pas bien étrange de voir
tous ces rustres passer ici la soirée à boire, sans qu'ils
aient pensé à porter la santé du roi?
«Vous vous trompez, j'ai entendu cette espèce de chenille
verte proposer la santé de Sa Majesté.
«Oui-da? Eh bien, Tom, il faut les faire boire à celle de
l'archevêque de Saint-André; et qu'ils la boivent à genoux,
encore!
«Bonne idée, pardieu! s'écria Inglis; et si quelqu'un s'y
refuse, nous l'emmènerons au corps de garde, nous lui ferons
monter le cheval né d'un gland, et nous lui attacherons
une paire de carabines chaque pied, pour l'y tenir en équilibre.
«Bien dit, Tom; et pour procéder avec ordre, je vais
commencer par ce rustre en bonnet bleu qui se tient seul
dans son coin.»
Bothwell se leva aussitôt, et mettant son sabre sous son
bras, pour soutenir l'insolence qu'il méditait, il se plaça en
face de l'étranger que Niel avait signalé dans les avis adressés
à sa fille; prenant ensuite le ton solennel et nasillard d'un
prédicateur puritain: «J'ai, lui dit-il, une petite requête à
présenter à Votre Gravité, c'est de remplir ce verre de la
boisson que les profanes appellent eau-de-vie, et de le vider
à la santé de Sa Grâce l'archevêque de Saint-André, le digne
primat d'Écosse, après vous être levé de votre siège et vous
être baissé jusqu'à ce que vos genoux touchent la terre.»
Chacun attendait la réponse: les traits durs et farouches
de l'étranger, ses yeux presque louches et d'une expression
sinistre, la force évidente de ses membres, quoiqu'il ne fût
que de moyenne taille, annonçaient un homme peu disposé à
entendre la plaisanterie et à souffrir impunément une insulte.
«Et si je ne satisfais pas à votre impertinente requête,
dit-il, qu'en pourra-t-il résulter?
«Ce qu'il en résultera, mon bien-aimé? dit Bothwell avec
le même accent de raillerie, c'est que, primo, je tirerai
ta protubérance nasale; secundo, bien-aimé, j'appliquerai
mon poing sur tes organes visuels; et tertio, enfin, bien-aimé,
je ferai tomber le plat de mon sabre sur les épaules du réfractaire.
«En vérité! dit l'étranger. Passez-moi le verre»;--et
donnant à sa physionomie et au son de sa voix une expression
singulière: «Je porte la santé de l'archevêque de Saint-André,
bien digne de la place qu'il occupe en ce moment (il venait
d'être assassiné). Puisse chaque prélat d'Écosse être
bientôt comme le très-révérend James Sharpe!
«Eh bien, dit Holliday d'un air de triomphe, il a subi l'épreuve.
«Oui, mais avec un commentaire, remarqua Bothwell;
je ne comprends pas ce que veut dire ce whig tondu.»
On comprend que les futurs romantiques aient été immédiatement séduits.
D'autant que la narration dans les «Waverley Novels» a d'autres qualités
de verdeur, de familiarité énergique et savoureuse, d'où naît un
pittoresque particulier... Nous aurons justement occasion d'en parler en
étudiant le dialogue de Walter Scott.
C'est sa plus grande originalité et son triomphe, la partie de son art
dans laquelle on ne lui a jamais connu d'autre rival que Shakespeare: ce
qui est beaucoup dire, et ce qui est exact. Nous l'avons fait remarquer,
il y glisse tout de suite d'une pente naturelle et irrésistible, et il s'y
établit avec la conscience d'y régner en souverain incontesté. Il arrive
même assez souvent à ses personnages de parler uniquement pour le plaisir
de parler, sans que leur bavardage ait aux yeux du lecteur d'autre excuse
que sa verve et son intérêt.
Il est vrai que ce sont ici qualités éminentes. La matière du dialogue
peut être insignifiante, la manière en est toujours d'un attrait
singulier. Walter Scott sait faire parler tout le monde, prendre tous les
tons, et en même temps qu'il observe les moeurs et les convenances propres
à chaque caractère, il garde toujours cette vivacité, cette _humour_, ce
mouvement et cette vie, qui sont proprement un charme. C'est comme une
flamme légère qui court sur toutes les répliques pour les faire étinceler
et reluire. Et rien d'artificiel ou de concerté; pas de cliquetis
d'antithèses, d'une admirable force dramatique parfois dans leur concision
et leur brusque détente, mais toujours trop visiblement arrangées pour
l'effet; au contraire, partout une facilité, une aisance merveilleuses, un
courant largement étalé, d'une allure pleine, heureuse, et où la clarté se
joue en vives étincelles. Par malheur il est encore impossible d'en donner
des exemples; mais rien ne sera facile au lecteur comme de combler cette
lacune forcée. Aussi bien, de ce dialogue, est-il préférable d'indiquer la
nouveauté la plus saisissante.
Elle consiste à mettre sur les lèvres des duchesses et des marquises, des
princes et des rois, les propos familiers et gaillards, les comparaisons
hardies et pittoresques, qui donnent tant de piquant et de saveur à la
conversation des aventuriers et des aubergistes, des gardiens de pourceaux
et des outlaws. Ce n'est pas assez de dire que le langage d'Elisabeth par
exemple ou de Louis XI est plein d'animation et de vie; qu'il a une
légèreté, une allure dont n'approchèrent jamais nos romanciers, et moins
encore nos poètes tragiques: les rois parlent ici comme leurs sujets, les
reines comme leurs chambrières, et ils sont tout aussi près de la bonne et
simple nature que Giles Gosling ou Michel Lambourne.
«Par la mort! Geordie,--déclare Jacques Ier à l'orfèvre Heriot,--il
n'y a pas un de ces manants qui sache seulement comment on doit
présenter une supplique à son souverain... D'abord, voyez-vous,
il faut vous approcher de nous de cette manière, en vous couvrant
les yeux de la main, pour montrer que vous savez que vous êtes en
présence du vice-roi du ciel.--Bien, Geordie, voilà qui est fait
avec grâce.--Ensuite, vous vous agenouillez, et vous faites comme
si vous vouliez baiser le pan de notre habit, la boucle de nos
souliers ou quelque chose de semblable.--Très bien exécuté.
Tandis que nous, en prince débonnaire et ami de nos sujets, nous
vous en empêchons, en vous faisant signe de vous relever.--Non, non,
vous n'obéissez pas; et comme vous avez une grâce à demander,
vous restez dans la même situation, vous fouillez dans votre poche,
vous tirez votre supplique, et vous nous la mettez respectueusement
dans la main[20].»
[Note 20: _Les Aventures de Nigel_, chap. V. Toute la scène est à lire: le
naturel en est exquis.]
Voilà un roi transformé pour deux minutes, et sans croire déchoir, en
maître de cérémonies.
Sans plus de façon, Elisabeth compare Leicester à un directeur de théâtre
et se plaint de la malpropreté des bottes de Tressilian, «dont l'infection
a failli l'emporter sur les parfums de lord Leicester.» Elle reçoit les
chevaliers Tressilian et Blount, et voici les réflexions que la noble
cérémonie lui inspire: «Sussex a sans doute perdu l'esprit, pour nous
désigner d'abord un fou comme Tressilian, et puis un rustre comme son
second protégé. Je t'assure, Rutland, que, lorsqu'il était genoux devant
moi, grimaçant et faisant la moue _comme s'il avait eu la bouche pleine de
soupe brûlante,_ j'ai eu peine à me retenir de lui donner un bon coup sur
la tête, au lieu de lui frapper sur l'épaule.»
Ces propos et ces remarques de commère sur des lèvres royales! Ces jurons
dans la bouche d'une reine, et d'une reine qui cultive l'euphuisme! Car
elle jure, «par la mort de Dieu!... de par la lumière de Dieu!... par
l'âme du roi Henry!» C'était bien la nature, cette fois, et même la nature
en déshabillé. Mais ces libertés n'étaient point pour effaroucher des
jeunes gens à qui la froideur et la convention du dialogue classique
devenaient de jour en jour plus odieuses. Walter Scott donnait la main à
Shakespeare; son exemple autorisait les expressives familiarités qui
s'épanouiront bientôt dans _Henri III et sa cour_, _Charles VII chez ses
grands vassaux_, _Ruy Blas_ ou _le Roi s'amuse_. Pourquoi les rois
parleraient-ils un langage dans le roman et un autre langage dans un
drame? Craint-on que les spectateurs s'en effarouchent? Mais la plupart
sont des lecteurs assidus des «Waverley Novels» et ils ont perdu tous
leurs anciens scrupules, ou à peu près.
Un de leurs romans favoris a dû être _Quentin Durward_, parce que c'est un
roi de France qui en est le héros. Or le langage de Louis XI ne rappelle
que de fort loin les élégances des Agamemnon, des Ninus ou des Artaxerce.
«Je suis un vieux saumon, dit-il à Olivier, et je ne mords point à
l'hameçon du pêcheur parce qu'il est amorcé de cet appât qu'on appelle
honneur.» Il congédie Tristan: «Eh bien, compère, marchez en avant et
faites-nous préparer à déjeuner au bosquet des mûriers, car ce jeune homme
fera autant d'honneur au repas qu'une souris affamée en ferait au fromage
d'une ménagère.» Au roi qui lui a demandé quel était son pays, l'écossais
a répondu: Glen Houlakin. «Glen quoi? s'écria maître Pierre; avez-vous
envie d'évoquer le diable en prononçant de pareils mots?» Faut-il allécher
le jeune étranger pour le décider à s'enrôler dans la garde écossaise? Les
grasses et succulentes comparaisons, dignes de Rabelais et de La Fontaine!
«Ils n'ont pas besoin (les archers), comme les Bourguignons, d'aller le
dos nu, afin de pouvoir se remplir le ventre. Ils sont vêtus comme des
comtes et font ripaille comme des abbés.» Il interrompt brusquement le
plus grave des entretiens: «Mais au diable cette conversation! Le sanglier
est débusqué. Lâchez les chiens, au nom du bienheureux saint Hubert. Ah!
Ah! Tralala li ra la...»
Et quand il est prisonnier à Péronne, voici le ton de ses monologues: «Si
jamais je puis me tirer de ce danger, j'arracherai à la Balue son chapeau
de cardinal, dût la peau de son crâne y rester attachée... La conjonction
des constellations! oui, la conjonction! Galeotti m'a conté des sornettes
dignes d'être adressées à une tête de mouton bouillie, et j'ai été assez
idiot pour me persuader que je les comprenais!» Les futurs romantiques ont
dû savourer ces détails avec délices. Du merveilleux dialogue de Walter
Scott, c'était ce que, dans le roman--et au théâtre,--ils pouvaient le
mieux imiter. Chez Vigny, Mérimée, Balzac et Hugo, nous aurons à signaler
plus d'une de ces imitations.
Ainsi se contractaient peu à peu des habitudes nouvelles, ainsi lentement
se formait un art nouveau. Toute une révolution s'opérait dans le goût; et
ces familiarités dans le dialogue, ces comparaisons pittoresques,
empruntées de préférence au règne animal ou aux objets les plus vulgaires,
et que nous retrouverons déjà chez les premiers disciples en France de
Walter Scott, n'en sont pas l'indice le moins caractéristique[21]. La
nouveauté devait en être séduisante; on l'admira tout de suite et on
l'imita, et dans la forme même qui en rendait l'imitation à la fois plus
aisée et plus féconde. On fit des romans historiques avec fureur, et,
pendant quelques années, les écrivains français--parmi lesquels des hommes
de génie--ne se réclamèrent que de Walter Scott. Un genre nouveau
s'organisa. Mais en s'organisant, ce n'était rien moins--et on doit
commencer à l'entrevoir--que le romantisme lui-même qu'il aidait à se
déterminer et dont il préparait le rapide triomphe: le livre suivant
essaiera de mieux l'établir.
[Note 21: Elles sont nombreuses dans Walter Scott, aussi nombreuses que,
chez Chateaubriand, les comparaisons nobles ou majestueuses. «Ta
conversation, dit Varney à Foster, a un piquant qui surpasse le caviar,
les langues de boeuf salées, enfin tous les excitants qui peuvent relever
la saveur du bon vin.» (_Kenilworth_.)--«Parfait! parfait! répondit
Lambourne: d'honneur, ta cuisse en manière de bâton, au milieu de cette
touffe de bougran tailladé et de gaze de soie, ne ressemble pas mal à la
quenouille d'une ménagère dont le lin est à moitié filé.» (_Ibid_.)--«Mais
bah! le méchant petit diable nageait comme un canard... Par la
Saint-Nicolas, prenez garde à vous, maintenant qu'il est plus haut qu'un
baril de harengs.» (_Guy Mannering_).--«Toi gentilhomme! dit Silias; un
gentilhomme comme j'en ferais un d'une cosse de fève, avec un couteau
rouillé.» (_L'Abbé_).--Dans le même roman, la jolie tirade d'Adam Woodcock
(XII) sur les femmes, «ces jolies oies sauvages», serait à lire en entier;
et nous terminerons ces citations--qui pourraient être interminables--par
ce fragment de dialogue des _Puritains_: «Vous nous avez apporté un joli
plat de gibier, général! Voici un corbeau qui va croasser, un coq prêt à
combattre; et un... comment nommerai-je le troisième, général?--Sans
métaphore, Monsieur, je vous prie de le regarder comme un homme auquel je
m'intéresse particulièrement.» Il y a là tout un côté de l'art romantique.
Qu'on pense au «vieil as de pique», d'_Hernani.]
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