RAYNEVAL (Maximilien DE), 1778-1836. Diplomate français. Secrétaire

d'ambassade à Lisbonne, puis à Saint-Pétersbourg, il fut nommé,

sous la Restauration, consul général à Londres, puis,

successivement, sous-secrétaire d'État aux Affaires étrangères,

ambassadeur à Berlin, en Suisse, à Vienne, à Madrid, et partout il

rendit d'éminents services qui lui valurent le titre de comte et la

Pairie.

RÉAL (le comte), 1765-1834. Procureur au Châtelet avant la

Révolution, conseiller d'État après le 18 Brumaire, préfet de

police durant les Cent-Jours, il fut proscrit par la seconde

Restauration et ne revint en France qu'en 1818. En 1830, il eut une

fonction auprès du préfet de police, puis vécut dans la retraite.

RÉCAMIER (Mme), 1777-1849. Julie Bernard épousa à seize ans un

riche banquier de Paris, M. Récamier. Spirituelle et bonne, elle

sut réunir dans son salon, sous le Consulat et l'Empire, une foule

de personnages distingués. Exilée de Paris, elle y rentra après la

chute de Napoléon Ier. Mme Récamier se retira en 1819 à

l'Abbaye-aux-Bois, où elle continua à recevoir toutes les

célébrités de l'époque.

RÉGENT (LE), Philippe d'Orléans, 1674-1723; il gouverna la France

pendant la minorité du Roi Louis XV.

RÉMUSAT (le comte Charles DE), 1797-1875. Écrivain et homme

politique français, membre de l'Institut, ancien ministre.

RETZ (le cardinal DE), 1614-1679, Jean-François-Paul de Gondi, joua

un rôle célèbre dans les troubles de la Fronde, qui le força à

s'exiler jusqu'à la mort de Mazarin. Il a laissé des _Mémoires_ qui

sont un des chefs-d'œuvre de la langue française.

RICHMOND (le duc DE), 1799-1860. Charles Lennox; officier anglais,

lord-lieutenant du comté de Sussex; dans le ministère réformiste de

1830, il devint directeur général des postes. Il avait épousé lady

Paget, fille du marquis d'Anglesea.

RIGNY (Henri-Gauthier, comte DE), 1783-1835. Entré dans la marine en

1798, il prit part aux campagnes du premier Empire, fut fait

contre-amiral sous la Restauration, et en 1827 se conduisit

brillamment à Navarin; il reçut alors, avec le titre de comte, la

préfecture maritime de Toulon; il devint ministre de la Marine en

1831, puis ministre des Affaires étrangères et ensuite ambassadeur à

Naples.

RIPON (lord), 1781-1859. Il fut chancelier de l'Échiquier en 1833.

Il appartenait au parti tory, mais passa plus tard aux whigs.

ROBESPIERRE (Maximilien), 1758-1794. Avocat et conventionnel; il

régna par la terreur, au moyen du Comité du salut public, mais la

réaction le fit périr sur l'échafaud.

ROBSART (Amy), 1532-1560. Elle épousa, en 1550, Robert Dudley, comte

de Leicester, et s'en sépara bientôt. Un jour, elle fut trouvée

morte, sans qu'on pût savoir si elle avait elle-même mis fin à ses

jours, ou si Leicester l'avait fait périr dans l'espoir d'épouser la

Reine Élisabeth. Amy Robsart est l'héroïne du roman de Walter Scott,

_le Château de Kenilworth_.

RODIL (le marquis DE), 1789-1853. Don José Ronion Rodil s'engagea

dans le bataillon nommé _des cadets littéraires_ en 1808 au moment

de l'invasion française en Espagne. En 1816 il s'embarqua pour les

colonies insurgées de l'Amérique du Sud, et acquit de la renommée

dans la défense de Callao. Il rentra en Espagne en 1825, et, en

1833, vint en aide, en Portugal, au roi dom Pedro, contre dom Miguel

et don Carlos. En 1836, il fut, pour peu de mois, ministre de la

Guerre. De 1840 à 1843, sous la régence d'Espartero, il fut

président du Conseil du dernier ministère.

ROGERS (Samuel), 1763-1855. Poète anglais. Il avait des habitudes de

sarcasme qui n'épargnaient personne, malgré de la générosité et de

la bouté.

ROLAND (Mme), 1754-1793. Manon Phlipon, femme d'une haute

intelligence et épouse d'un conventionnel. Elle mourut sur

l'échafaud.

ROMERO-ALPUENDE. Député espagnol. Il était un libéral outré, une

tête exaltée; son rôle fut peu important.

ROSS (sir John), 1777-1856. Fils du Rév. André Ross et capitaine de

la marine royale anglaise, il se rendit célèbre par deux expéditions

dans les mers polaires arctiques qu'il fit avec sir Edward Parry en

1818 et 1819. Sir John Ross fit sa seconde expédition à ses frais,

trouva le pôle magnétique boréal, perdit son navire, et ce ne fut

que le quatrième hiver qu'un vaisseau de Hull vint le délivrer et le

ramena en Angleterre.

ROTHSCHILD (Nathan), 1777-1826. Troisième fils de Mayer-Anselme

Rothschild, fondateur de la célèbre maison de banque, il était chef

de la maison de Londres.

ROTHSCHILD (Mme Salomon DE), 1774-1855, épouse de Mayer-Anselme

Rothschild, qui fonda à Vienne une succursale et partagea avec son

frère Anselme les affaires d'Allemagne. Vers 1835, ayant abandonné à

son fils la direction des affaires de Vienne, Salomon de Rothschild

vint, avec sa femme, rejoindre à Paris son frère James.

ROUSSIN (l'amiral), 1781-1854. Capitaine de vaisseau en 1814, il

rectifia les cartes des côtes de l'Afrique et du Brésil;

contre-amiral en 1822, il fit partie en 1824 du conseil d'amirauté;

en 1831, il commanda l'escadre chargée d'exiger du Portugal la

réparation des insultes faites aux résidents français, il força

l'entrée du Tage, réputée inexpugnable et obtint tout ce qu'il

demandait. A la suite de cette glorieuse expédition, Louis-Philippe

l'éleva à la Pairie avec le titre de baron, en 1832.

ROYER-COLLARD (Pierre-Paul), 1763-1845. Philosophe et homme d'État

français; il fut avocat, député au conseil des Cinq-Cents en 1797.

Sous le premier Empire, il renonça à la politique, pour ne s'occuper

que de ses études philosophiques et il fut reçu à l'Académie

française en 1827. M. Royer-Collard habitait Châteauvieux, près de

Valençay, et était très lié avec le prince de Talleyrand et la

duchesse de Dino.

RUBINI (Jean-Baptiste), 1795-1854. Célèbre chanteur italien. Les

opéras de Bellini lui doivent une grande part de leurs succès.

RUSSELL (lord William), 1799-1846. Diplomate anglais; il fut,

pendant quelques années, ambassadeur à Berlin; il avait épousé

Élisabeth Rawdon, nièce du marquis de Hastings.

RUSSELL (lord John), 1792-1878. Homme d'État anglais, troisième fils

du duc de Bedford; il fut un des auteurs du célèbre Bill de réforme;

en 1831 il fut ministre de l'Intérieur, des Colonies; chef du

cabinet whig, ministre des Affaires étrangères en 1859, et, de

nouveau, chef du cabinet après la mort de lord Palmerston.

RUSSIE (l'Empereur DE), voir Nicolas 1er.

S

SACKFIELD. Nom de famille des ducs de Dorset.

SAINTE-ALDEGONDE (la comtesse DE), 1793-1869. Elle était née de

Chavagnes. Créole d'origine, elle épousa Augereau, duc de

Castiglione, qui mourut en 1816. En 1817, elle se remaria avec le

comte de Sainte-Aldegonde; elle eut deux filles, dont la seconde

épousa Alexandre de Périgord, duc de Dino.

SAINTE-AULAIRE (le comte Louis Beaupoil DE), 1778-1854. Il fut

chambellan de Napoléon Ier, préfet sous Louis XVIII et député; après

1830, il fut un des plus habiles appuis de la monarchie de Juillet.

Il fut, successivement, ambassadeur à Rome, à Vienne et à Londres,

et fut élevé à la Pairie.

SAINTE THÉRÈSE, 1515-1582. D'une riche et noble famille d'Avila,

dans la Vieille Castille, Thérèse réforma l'ordre des Carmélites,

et, inspiré par elle, saint Jean de la Croix réforma celui des

Carmes. Elle fut canonisée en 1621. Ses nombreux écrits la firent

appeler par les papes Grégoire XV et Urbain VIII un docteur de

l'Église.

SAINT LEU ou saint Loup, 573-623. Archevêque de Sens depuis 609, il

se distingua par sa charité. Le roi Clotaire II, trompé par de faux

rapports, l'exila en Picardie en 613, mais mieux instruit, il le

rappela l'année suivante et le combla d'honneurs.

SAINT-LEU (la duchesse DE), voir à BEAUHARNAIS (Hortense DE).

SAINT-PAUL (Vergibier DE), général français; il commandait les

troupes de l'Indre en 1834.

SAINT-PRIEST (le comte Alexis DE), 1805-1851. Fils du comte de

Saint-Priest, gouverneur d'Odessa et d'une princesse Galitzin. Il ne

vint en France qu'en 1822, et s'y fit beaucoup remarquer par son

goût pour les lettres; très lié avec le duc d'Orléans, il entra dans

la diplomatie en 1833 et devint ministre de France au Brésil, à

Lisbonne, à Copenhague. Il fut nommé pair de France en 1841 et

membre de l'Académie française en 1849. Il avait épousé Mlle de La

Guiche.

SALISBURY (la marquise DE), 1750-1835. Marie-Amélie, fille du

marquis de Devonshire. Elle s'était mariée en 1773 et fut brûlée

dans l'incendie de Hatfield-House.

SALVANDY (le comte DE), 1795-1856. Il fit, comme militaire, les

campagnes de 1813 et 1814, et se retira du service sous la

Restauration, pendant laquelle il occupa plusieurs fonctions auprès

de Louis XVIII; il démissionna en 1823 et se tourna vers la

littérature. Nommé député après 1830, il devint ministre de

l'Instruction publique de 1837 à 1839, ambassadeur à Madrid en 1841,

à Turin en 1843, et, en 1845, de nouveau ministre de l'Instruction

publique jusqu'en 1848. Il était membre de l'Académie française

depuis 1835.

SAMPAÏO (Antonio-Rodriguez), 1806-1882. Journaliste et homme d'État

portugais qui défendit toujours les idées libérales.

SAND (George), 1804-1876. Aurore Dupin, baronne Dudevant, fut, sous

le pseudonyme de George Sand, un des meilleurs écrivains du

dix-neuvième siècle.

SARAÏVA (Antonio-Ribeira), 1800-1890. Diplomate portugais. Pendant

la régence de dom Miguel, il fut envoyé en mission secrète en

Espagne et en Angleterre. Partisan fanatique du pouvoir absolu, il

ne retourna plus en Portugal après la chute du prétendant, et

demeura à Londres jusqu'à sa mort.

SARMENTO (M. DE). Diplomate portugais, représentant de dom Pedro à

Londres lors des conférences après 1830.

SAUZET (Paul), 1800-1877. Avocat au barreau de Lyon, il fut élu

député en 1834, et deux ans plus tard, nommé ministre de la Justice

dans le ministère Thiers.

SAXE (Maurice, comte DE), 1695-1750. Maréchal de France, il se

couvrit de gloire pendant la guerre de la succession d'Autriche, et,

en récompense de ses services, le roi Louis XV lui donna le château

de Chambord et 40,000 livres de rente. Il était le fils naturel

d'Auguste II, électeur de Saxe, et de la comtesse Aurore de

Kœnigsmark.

SAXE-MEININGEN (Bernard, duc DE), 1800-1882. Frère de la reine

Adélaïde d'Angleterre. En 1866, il abdiqua en faveur de son fils, le

duc Georges II.

SCHEFFER (Ary), 1785-1858. Peintre français, d'une famille

originaire d'Allemagne. Il était très protégé par le Roi

Louis-Philippe et sa famille.

SÉBASTIANI DE LA PORTA (le maréchal), 1775-1851. Originaire de la

Corse, il se distingua à l'armée d'Italie. En 1806, envoyé comme

ambassadeur à Constantinople, il décida le sultan Selim à déclarer

la guerre aux Russes et dirigea les opérations qui contraignirent la

flotte anglaise à repasser les Dardanelles. Après Waterloo, il fut

un des commissaires désignés pour traiter la paix. Sous

Louis-Philippe, il fut ministre des Affaires étrangères, puis

ambassadeur à Naples et à Londres. Il avait épousé Fanny de Coigny,

qui mourut en 1807 en donnant le jour à une fille, qui épousa le duc

de Praslin.

SEFTON (lord), 1772-1838. Créé pair et baron en 1831. Il avait

épousé une fille de lord Craven.

SEFTON (lady), morte en 1851. Marie-Marguerite, fille de lord

Craven, épousa en 1791 lord William Sefton.

SÉGUIER (le comte), 1768-1848. Émigré pendant la Révolution, il

rentra en 1800 et, grâce à Cambacérès, se fit une belle carrière

dans la magistrature sous l'Empire. En 1815, Louis XVIII le fit pair

de France et le chargea d'instruire le procès du maréchal Ney. Il se

rallia à Louis-Philippe en 1830.

SÉGUR (Louis-Philippe, comte DE), 1753-1833. Il prit part à la

guerre d'Amérique en 1781, fut ambassadeur à Saint-Pétersbourg,

vécut de sa plume pendant la Révolution, fut appelé ensuite au Corps

législatif par le Premier Consul et devint grand maître des

cérémonies de la cour impériale. Depuis 1803, il était membre de

l'Académie française, et Louis XVIII l'avait fait pair.

SÉMONVILLE (le marquis DE), 1754-1839. Il fut chargé d'abord de

plusieurs missions à l'étranger. Pair de France en 1814, il reçut le

premier le titre de grand référendaire de la Cour des Pairs et ne se

démit de ses fonctions que sous Louis-Philippe en 1834.

SÉVIGNÉ (la marquise DE), 1626-1696. Marie de Rabutin-Chantal, une

des femmes les plus distinguées du dix-septième siècle, célèbre par

les lettres qu'elle écrivait à sa fille, Mme de Grignan. Elle avait

été mariée en 1644 au marquis de Sévigné, qui, tué en duel, la

laissa veuve à vingt-cinq ans.

SGRICCI (Thomas), 1788-1836. Célèbre improvisateur italien et grand

érudit. Il révéla sa prodigieuse facilité de versification à un bal

masqué, où, costumé en Pythonisse, il rendit ses oracles en vers,

avec une promptitude et une aisance admirables.

SHAFTSBURY (Cropley-Ashley), 1768-1851, membre de la Chambre des

lords, il épousa Anne, fille du duc de Marlborough.

SIDNEY (lord, John-Robert), né en 1805. Il était lord-chambellan, et

épousa en 1832, Emily-Caroline, fille du marquis d'Anglesey.

SIDNEY (lady Sophie), morte en 1837. Lady Fitzclarence, fille

naturelle du roi Guillaume IV d'Angleterre, épousa en 1825

Philippe-Charles Sidney, baron de l'Isle et de Dudley.

SIEYÈS (l'abbé), 1748-1836. Il fut vicaire général de Chartres, et

l'un des grands politiques de son temps. Il fit comprendre la

puissance du Tiers, et amena plusieurs des mesures les plus

importantes de la Révolution. Il fit partie du conseil des

Cinq-Cents, fut fait sénateur et comte par Napoléon.

SOBIESKI (Jean III), Roi de Pologne, 1629-1696. Un des héros

nationaux de son pays; il vainquit les Turcs et délivra Vienne

assiégée par Kara-Mustapha.

SOMERSET (le ducDE), 1773-1855. Édouard Saint-Maur, baron Seymour;

il avait épousé lady Hamilton.

SOPHIE D'ANGLETERRE (la princesse), 1777-1848. Une des filles du roi

George III d'Angleterre; elle ne se maria jamais.

SOULT (Nicolas-Jean de Dieu) 1769-1852. Il fit toutes les campagnes

de la Révolution et de l'Empire: la prise de Kœnigsberg lui valut

le titre de duc de Dalmatie; exilé sous la seconde Restauration, il

s'attacha au gouvernement de 1830 et prit à deux reprises le

ministère de la Guerre et la présidence du Conseil.

SPRING-RICE (sir Thomas), 1790-1866. Il fut élevé à la pairie en

1839 sous le titre de lord Monteagle de Brandon. Il fut

sous-secrétaire à l'Intérieur en 1827, puis secrétaire de la

Trésorerie, et, en 1834, secrétaire des Colonies. En 1835, il devint

chancelier de l'Échiquier. Il était membre de la Société royale et

de la Société astronomique.

STAËL (Mme DE), 1766-1817. Née Necker. Célèbre par ses talents et

son exil.

STAËL (la baronne de), Adélaïde Vernet, petite-fille du professeur

suisse Pictet, épousa, en 1826, le baron Auguste de Staël, fils de

la célèbre Mme de Staël.

STANLEY (Édouard-Geoffroy), 1799-1869. Homme d'État anglais, plus

connu sous le nom de _comte de Derby_ qu'il prit en 1831. Il fut

sous-secrétaire d'État aux Colonies en 1827, puis premier secrétaire

pour l'Irlande de 1830 à 1833, ministre des Colonies en 1833; il fit

passer le bill de l'émancipation des esclaves. En 1858, il pacifia

les Indes et en réorganisa l'administration. Il avait épousé, en

1825, la seconde fille de lord Skelmersdale.

STANLEY (Édouard-Jules, baron), 1801-1869. Membre du Parlement

anglais depuis 1831, il fut sous-secrétaire d'État, sous-secrétaire

aux Affaires étrangères et maître général des Postes. Il avait

épousé en 1826 la fille du vicomte Dillon.

STEVENS (Catherine), 1794-1872. Cantatrice anglaise très admirée,

qui se fit entendre à Covent-Garden, puis à Drury Lane. Elle rentra

dans la vie privée en 1815 et épousa, en 1838, le comte d'Essex.

STRATFORT CANNING (sir), 1788-1880. Cousin du célèbre Canning et

diplomate anglais. Il fut ministre plénipotentiaire en Suisse,

assista au Congrès de Vienne en 1815, fut élu ambassadeur auprès de

la Porte ottomane en 1851, jusqu'à 1858, époque de sa retraite. La

Reine l'avait nommé vicomte de Redcliffe.

STUART DE ROTHESAY (lady), 1789-1867. Fille de lord Hardwick, elle

s'était mariée en 1816.

SURREY (le comte DE), 1815-1860. Fils aîné du duc de Norfolk, il fut

député au Parlement en 1837 et se posa en catholique zélé. En 1839

il épousa une fille de lord Lyons, et, en 1856, à la mort de son

père, il prit le titre de duc de Norfolk.

SUSSEX (Auguste-Frédéric, duc DE), 1773-1843. Un des fils du Roi

George III d'Angleterre. Il fut grand maître de la Maçonnerie dans

ce pays.

SUCHET (Marie), 1820-1835. Fille du maréchal Suchet, duc d'Albuféra.

Amie intime de Mlle Pauline de Périgord, elle mourut prématurément.

SUTHERLAND (la duchesse DE), morte en 1868. Fille de lord Carlisle,

elle épousa, en 1823, le duc de Sutherland. La duchesse fut

_mistress of the robes_ de la Reine Victoria.

T

TAHMASP-KOULI-KHAN. Nadir-Shah, roi de Perse, 1688-1747. Conducteur

de chameaux, puis brigand, il entra au service de Tahmasp II, mit

les affaires du Prince dans l'état le plus florissant et battit les

Turcs, puis il fit déposer Tahmasp et se fit, après une régence,

proclamer schah de Perse. Il marcha contre les Afghans rebelles et

attaqua l'empire du Grand Mogol; la Perse, opprimée, le détestait et

il fut tué par ses propres généraux.

TALLEYRAND-PÉRIGORD (le cardinal DE), 1636-1821.

Alexandre-Angélique, second fils de Daniel de Talleyrand-Périgord et

de Marie de Chamillart, dame du palais de la Reine, embrassa l'état

ecclésiastique, fut nommé aumônier du Roi, grand-vicaire à Verdun,

et, en 1766, coadjuteur de l'archevêque de Reims auquel il succéda

en 1777. Député aux États-Généraux de 1789, il lutta contre les

innovations et émigra. Conseiller de Louis XVIII à Mittau, Mgr de

Périgord devint, en 1808 son grand aumônier, fut inscrit le premier

sur la liste des pairs en 1814, et obtint en 1817 le chapeau de

cardinal et l'archevêché de Paris.

TALLEYRAND (le prince DE), 1754-1838. Charles-Maurice de

Talleyrand-Périgord, prince de Bénévent, duc de Dino, pair, grand

chambellan de France, membre de l'Institut. Boiteux par accident de

naissance, il fut destiné à l'Église quoique l'aîné de sa famille.

Elève de Saint-Sulpice, il y fit ses études ecclésiastiques et fut

d'abord connu sous le nom d'abbé de Périgord; en 1788, il fut évêque

d'Autun; en 1789, membre des États généraux; il fut plus tard obligé

de se réfugier en Amérique; de retour en 1797 il fut nommé ministre

des Affaires étrangères par le Directoire, et, pendant huit ans,

dirigea la politique extérieure de la France. En qualité de

vice-grand-électeur de l'Empire, il put, en 1814, convoquer le Sénat

et faire proclamer la déchéance de l'Empereur. Il représenta Louis

XVIII au Congrès de Vienne. En 1830, Louis-Philippe le nomma

ambassadeur à Londres. Son dernier acte politique fut la conclusion

de la Quadruple Alliance entre la France, l'Angleterre, l'Espagne et

le Portugal.

TALLEYRAND (la princesse DE), 1762-1835. Fille du capitaine de

vaisseau Werlée et de Laurence Allany, elle était née dans les Indes

sur la côte de Coromandel; à quinze ans, elle épousa, à Calcutta, un

employé civil, George Grant, mais divorça un an après. Vers 1780,

Mme Grant s'embarqua pour l'Europe, s'établit à Paris, et épousa le

prince de Talleyrand en 1802. Après sa séparation d'avec son mari,

elle se retira à Auteuil. Elle mourut en 1835 et fut enterrée à

Montparnasse, avec cette inscription: _Veuve de M. Grant, plus tard

civilement mariée avec le prince de Talleyrand_.

TALLEYRAND-PÉRIGORD (la baronne DE), 1800-1873.

Charlotte-Alix-Sarah, épouse du baron Alexandre-Daniel de

Talleyrand, conseiller d'État, dont elle eut trois enfants.

TALLEYRAND-PÉRIGORD (le comte Edmond DE), 1787-1872. Duc de Dino

depuis 1817 et duc de Talleyrand depuis la mort de son père en 1838.

Il épousa, en 1809, la princesse Dorothée de Courlande. Brave

officier, bon camarade, cité avec éloges parmi les aides de camp du

major-général Berthier, il fit les campagnes de la Grande-Armée. Il

était commandeur de l'ordre de Saint-Louis, grand-officier de la

Légion d'honneur, grand-croix de l'ordre de Saint-Ferdinand

d'Espagne. Il passa les quarante dernières années de sa vie à

Florence, où il mourut.

TALMA (François-Joseph), 1766-1826. Célèbre tragédien. Napoléon

l'aimait beaucoup et paya plusieurs fois ses dettes.

TANKERVILLE (lady), morte en 1865. Fille du duc Antoine de Gramont,

elle épousa en 1806 lord Tankerville.

TAYLOR (sir Herbert), 1775-1839. D'abord officier, il devint

secrétaire particulier du duc d'York, dont il était l'ami, et passa

en cette même qualité auprès du roi George III; il fut chargé de

plusieurs missions délicates en Suède et en Hollande. Il avait

épousé la fille d'Edouard Disbrowe.

TERCEIRE (le duc DE). Marquis de Villaflor, 1790-1860, général

portugais; il s'était mis à la tête des partisans de dom Pedro,

l'aida à chasser dom Miguel. Il avait épousé, en deuxièmes noces, la

fille du marquis de Loulé.

TESTE (Jean-Baptiste), 1780-1852. Jurisconsulte français. Député en

1831, il fit partie des libéraux. En 1839, il devint ministre de la

Justice, en 1840 des Travaux publics. En 1843, il fut nommé pair de

France et président de la Cour de cassation, mais la fin de sa vie

fut attristée par un lamentable procès dans lequel il fut compromis.

THIARD DE BUSSY (le comte DE), 1772-1852. Général français.

Chambellan de Napoléon en 1884, il le suivit comme aide de camp dans

les campagnes de 1805 à 1807, mais démissionna ensuite. Louis XVIII

le nomma maréchal de camp. Devenu député en 1815, il siégea presque

sans interruption jusqu'en 1848, puis fut, pendant une année,

ministre en Suisse.

THIERS (Adolphe), 1797-1877. Homme d'État et historien français. Il

débuta à Paris dans le journalisme, fonda le _National_ en 1830,

devint ministre en 1832 et président du Conseil en 1836 et 1840.

Comme député, il s'opposa vainement à la guerre de 1870. Président

de la République en 1871, il attacha son nom à la libération du

territoire.

THIERS (Mme), 1815-1880. Élise Dosne n'avait que seize ans

lorsqu'elle épousa M. Thiers, auquel elle apporta une grosse

fortune.

THORWALDSEN (Barthélemy), 1769-1844. Célèbre sculpteur danois. Fils

d'un pauvre marin de Copenhague, il fit de longs séjours en Italie

où il travailla beaucoup. Il a fondé, à Copenhague, un musée et a

laissé son immense fortune à cet établissement.

TORENO (le comte José DE), 1786-1843. Homme d'État espagnol, député

aux Cortès depuis 1811, il provoqua l'abolition de l'Inquisition. En

1834, il fut nommé ministre des Finances, puis président du

Conseil avec le portefeuille des Affaires étrangères; il se retira

de la vie publique en 1835.

TRAJAN (l'empereur), né en Espagne en 52, il fut empereur à Rome de

98 à 117. Il fut vainqueur des Daces et des Parthes, et excellent

administrateur.

TRÉVISE (duc DE), voir à MORTIER.

TULLEMARE (lady), morte et 1848, elle s'était mariée en 1821.

C'était la sœur du duc d'Argyll.

TYSZKIEWICZ (la princesse), 1765-1834. Marie-Thérèse, fille du prince

André Poniatowski, second frère du Roi; elle épousa le comte Vincent

Tyszkiewicz, mais garda son titre de princesse. Son mari était

référendaire du grand-duché de Lithuanie. La Princesse était très

liée avec le prince de Talleyrand. Elle habita presque toujours la

France et est enterrée à Valençay.

V

VALENÇAY (le duc DE), 1811-1898. Louis de Talleyrand-Périgord, duc

de Talleyrand et de Valençay, duc de Sagan après la mort de sa

mère. Fils du duc Edmond de Talleyrand et de la princesse Dorothée

de Courlande; chevalier de la Toison d'or d'Espagne et de l'Aigle

noir de Prusse. Il épousa d'abord, en 1829, Alix, fille du duc de

Montmorency, puis la comtesse de Hatzfeld, fille du maréchal de

Castellane. Le duc de Valençay était le fils aîné de la duchesse de

Dino.

VALENÇAY (la duchesse DE), 1810-1858. Alix, fille du duc de

Montmorency et de Caroline de Matignon.

VALOIS (les), famille issue des Capétiens, qui monta sur le trône

de France en 1328 avec Philippe VI, pour finir avec Henri III en

1576.

VAN DYCK (Antoine), 1599-1641. Peintre flamand, élève de Rubens; il

voyagea en Italie, en Hollande, en France, en Angleterre où il fut

appelé par le roi Charles Ier et se fixa.

VANTADOUR (la duchesse DE), 1799-1863. Fille du comte d'Aubusson la

Feuillade et de son premier mariage avec Mlle de Refouville, elle

épousa le duc de Lévis et de Vantadour.

Chronique de 1831 à 1862, Tome 1 (de 4) · 第 31 / 32 段