éminent de la Révolution française. En 1789, il fut député du Tiers
aux États généraux, et il contribua par son éloquence aux succès de
la Constituante.
MIRAFLORÈS (don Manuel, marquis DE), 1792-1867. Issu d'une famille
de marchands (Pando) enrichie dans les guerres du dix-huitième
siècle, il fut anobli et reçut la grandesse. Il fut ambassadeur à
Londres, et, en 1834, y signa le fameux traité de la Quadruple
Alliance. En 1846, il devint grand chambellan de la reine Isabelle,
et, en 1864, président du Conseil des ministres. Littérateur
éminent, il fut membre de l'Académie d'histoire de Madrid.
MIRAFLORÈS (la marquise DE), 1795-1867. Doña Vicenta Monina y
Pontejos, héritière et nièce du fameux comte de Florida-Blanca, elle
épousa, en 1814, le marquis de Miraflorès.
MODÈNE (le duc DE), 1779-1846. François IV de Modène était fils de
l'archiduc Ferdinand d'Autriche; il épousa la princesse
Marie-Béatrice, fille de Victor-Emmanuel, roi de Sardaigne.
MOLÉ (le comte Mathieu), 1781-1855. Issu d'une famille parlementaire;
il remplaça en 1813 le duc de Massa comme ministre de la Justice,
et reçut alors le titre de comte de l'Empire; il se rallia à
Louis-Philippe, fut nommé pair, et reçut en 1830 le ministère des
Affaires étrangères. En 1840, il fut nommé membre de l'Académie
française.
MOLÉ (la comtesse), morte en 1845. Mlle Caroline de la Briche,
rencontra, dans le salon de sa mère, le jeune comte Molé, qu'elle
épousa en 1798. La comtesse Molé a publié, sous le voile de
l'anonyme, plusieurs ouvrages traduits de l'anglais.
MOLLIEN (le comte François), 1758-1850. Habile financier, il fut
nommé, en 1806, ministre du Trésor. Louis XVIII l'appela en 1819 à
la Chambre des pairs.
MOLLIEN (la comtesse), 1785-1878. Mlle Juliette Dutilleul, épouse de
François Mollien. Mme Mollien, personne attachante et distinguée,
fut dame du palais de la Reine Marie-Amélie.
MONSON (lord), 1809-1841. Fils du premier mariage de lady Warwick,
il ne laissa point d'enfants et son héritage passa son cousin.
MONSON (lady), Theodosia, fille de Latham Blacker, épousa en 1832
lord Monson.
MONTESPAN (la marquise DE), 1641-1707. Françoise-Athénaïs de
Rochechouart; favorite de Louis XIV.
MONTMORENCY (Raoul, baron DE), 1790-1862. Il prit le titre de duc en
1846, à la mort de son père. Il épousa Euphémie de Harchies, dont il
n'eut pas d'enfants; il était frère de la princesse de
Bauffremont-Courtenay et de la duchesse de Valençay.
MONTMORENCY (la duchesse DE), 1774-1846. Anne-Louise-Caroline de
Matignon; mère de Raoul de Montmorency, de la princesse de
Bauffremont et de la duchesse de Valençay.
MONTPENSIER (la duchesse DE), 1627-1693. Anne-Marie-Louise
d'Orléans, connue sous le nom de la Grande Mademoiselle, était la
fille unique de Gaston d'Orléans. Elle fut plusieurs fois au moment
de faire les alliances les plus brillantes, sans y jamais réussir; à
quarante-deux ans, elle conçut une passion violente pour un simple
gentilhomme, le comte de Lauzun, qu'elle épousa secrètement. Elle
avait pris une part très vive à la Fronde.
MONTROND (le comte Casimir DE), 1757-1843. Ami de M. de Talleyrand
et habitué de sa maison. Napoléon Ier, à son retour de l'île d'Elbe,
l'expédia à Vienne, où siégeait le Congrès, avec la mission de
persuader M. de Talleyrand de se tourner vers lui, mais M. de
Talleyrand fut inflexible et resta fidèle à Louis XVIII.
MONTROND (la comtesse DE), 1769-1820. Aimée de Coigny, qui inspira à
Chénier _la Jeune Captive_, avait épousé en premières noces le duc
de Fleury et divorça pour épouser le comte de Montrond.
MORELL (la baronne DE). Mlle de Mornay, sœur du marquis et du comte
de Mornay, épousa le général baron de Morell, qui commandait, en
1834, l'École de cavalerie de Saumur.
MORELL (Mlle Marie DE), née en 1818, connue pour sa beauté, était la
fille du général baron de Morell; elle épousa le marquis d'Eyragues,
qui a rempli divers postes diplomatiques sous le règne de
Louis-Philippe.
MORELLET (l'abbé André), 1727-1819. Lié d'amitié avec les hommes les
plus éminents de son siècle, l'abbé Morellet se distingua surtout
par son esprit fin et railleur. Il fut un laborieux collaborateur de
l'_Encyclopédie_ et du dictionnaire de l'Académie, dont il sauva les
archives pendant la Révolution.
MORNAY (le comte Charles DE), 1803-1878. Pair de France, ambassadeur
en Suède, frère du marquis Jules de Mornay, député de l'Oise. Dévoué
à la monarchie de Juillet, il fut élevé à la Pairie en 1845 et fait
grand officier de la Légion d'honneur. En 1848, il rentra dans la
vie privée.
MORNINGTON (lady), 1742-1831. Anne, fille aînée du vicomte
Duncannon, épousa en 1759 le comte Mornington. Un de ses fils fut le
célèbre duc de Wellington.
MORTEMART (Mlle Alicia DE), 1800-1887. Fille du duc de Mortemart et
de sa seconde femme, née de Cossé-Brissac, elle épousa en 1823 le
duc Paul de Noailles.
MORTIER (le maréchal), duc de Trévise, 1768-1835. Fit avec
distinction les campagnes de la République et de l'Empire. Député et
pair de France en 1834, il accepta le ministère de la Guerre avec la
présidence du Conseil. Il fut tué par l'explosion de la machine
infernale de Fieschi, aux côtés mêmes de Louis-Philippe.
MOSKOWA (le prince de la), 1803-1857. Fils aîné du maréchal Ney, il
entra d'abord au service de Suède et ne revint en France qu'après la
révolution de Juillet. Il fut fait pair de France sous
Louis-Philippe. Il avait épousé la fille de Jacques Lafitte.
MOTTEUX (M.). Il était, à Londres, un habitué de Holland-House, et
très bien vu chez le prince de Talleyrand. Très liée avec lady
Cowper (plus tard lady Palmerston), il laissa toute sa fortune à son
second fils.
MONT-EDGECUMBE (lord Richard), 1764-1839. Un des intimes du roi
Guillaume IV d'Angleterre; il avait épousé, en 1789, une fille du
comte de Buckinghamshire.
MULGRAVE (lord), 1797-1863. Constantin-Henry Phipps, plus tard lord
Normanby. Il fit partie du ministère whig de lord Melbourne, fut
gouverneur de la Jamaïque, puis lord-lieutenant d'Irlande. En 1846,
il fut envoyé à Paris comme ambassadeur, puis en Toscane.
MUNIER DE LA CONVERSERIE (le général comte), 1766-1837.
MUNSTER-LEDENBURG (le comte Ernest-Frédéric-Herbert DE), 1766-1839.
Il contribua, comme envoyé de l'électeur de Hanovre, roi
d'Angleterre, à former plusieurs coalitions contre la France. Il fut
ministre de Hanovre à Londres.
MUNSTER-LEDENBURG (la comtesse DE), 1783-1858. Wilhelmine-Charlotte,
comtesse de Lippe, sœur du duc de Schœnburg-Lippe, épousa en 1814
le comte de Munster-Ledenburg.
MUSSET (Alfred DE), 1810-1857. Poète français, fils d'un chef de
bureau au ministère de la Guerre; il fut le condisciple du duc
d'Orléans au collège Henri IV et devint son ami.
N
NANTES (Mlle DE), 1673-1743. Quatrième enfant de Louis XIV et de
Mme de Montespan, légitimée par lettres patentes du roi, et mariée
en 1785 au duc de Bourbon.
NAPLES (la princesse Marie DE), 1820-1861. Elle épousa en 1850,
Charles de Bourbon, comte de Montemolin.
NAPOLÉON Ier, Empereur des Français, 1769-1821. Deuxième fils de
Charles Bonaparte et de Lætitia Ramolino. Marié en premières noces
avec Joséphine Tascher de la Pagerie, veuve du général de
Beauharnais, il divorça en 1810 et épousa Marie-Louise,
archiduchesse d'Autriche, dont il eut un fils.
NASSAU (Guillaume-Georges-Auguste, duc DE), 1732-1839.
NECKER (Jacques), 1732-1804. Banquier genevois qui devint directeur
des finances de France sous Louis XVI. Il fut le père de Mme de
Staël.
NECKER (Mme), 1739-1794. Suzanne Curchot, fille d'un pasteur
calviniste suisse, épousa Jacques Necker. Elle fut célèbre par sa
beauté, son esprit, sa bienfaisance.
NEELD (lady Caroline), morte en 1869. Fille du comte de Shaftsbury,
elle épousa en 1831 Joseph Neeld, comte de Grittelton.
NEMOURS (le duc DE), 1814-1896. Louis-Charles d'Orléans, un des
fils du roi Louis-Philippe; il épousa une princesse de
Saxe-Cobourg-Cohari.
NESSELRODE (le comte DE), 1780-1862. D'une famille originaire de
Westphalie, dont une branche s'était établie en Livonie, il entra
dans la diplomatie russe; il fut attaché à différentes ambassades,
notamment à celle de Paris, puis devint chancelier de l'empire de
Russie.
NESSELRODE (la comtesse DE), morte en 1849; elle était la fille du
comte Gourieff, qui fut ministre des finances russes.
NEY (Michel), 1769-1815. Duc d'Elchingen, prince de la Moskowa,
maréchal de France; il se couvrit de gloire dans les guerres de la
Révolution et de l'Empire. Napoléon l'avait surnommé _le brave des
braves_. Créé pair de France par Louis XVIII, il se déclara pour
Napoléon aux Cent-Jours; à la seconde Restauration, il fut condamné
à mort par la Cour des Pairs et fusillé.
NICOLAS Ier, Empereur de Russie, 1776-1855. Troisième fils de Paul
Ier, il monta sur le trône en 1825, succédant à son frère Alexandre
Ier, et après que son frère, le grand-duc Constantin, y eut renoncé.
NOAILLES (le duc Paul DE), 1802-1885. Il prêta serment au
gouvernement de Louis-Philippe et prit souvent la parole dans des
discussions importantes de la chambre des Pairs. La révolution de
1848 le rendit à la vie privée, et il s'occupa dès lors de travaux
littéraires. Il entra à l'Académie en 1849.
NOAILLES (la duchesse DE), voir MORTEMART.
NOAILLES (la vicomtesse DE), 1792-1851. Charlotte-Marie-Antoinette,
fille du duc de Poix, épousa son cousin, le vicomte Alfred de
Noailles, qui mourut en 1812 au passage de la Bérésina.
NOAILLES (Mlle Sabine DE), 1819-1870. Mariée en 1846 à Lionel
Wildrington Standish.
NORFOLK (le duc DE), 1791-1856; il épousa, en 1814,
Charlotte-Sophie, fille du duc de Sutherland. Guillaume IV lui
conféra l'ordre de la Jarretière en 1834.
NORTHUMBERLAND (la duchesse DE), morte en 1848; elle était née
Louisa Stuart Wartley.
O
O'CONNELL (Daniel), 1775-1847. Il s'affilia de bonne heure aux
associations qui avaient pour but l'émancipation de l'Irlande. En
1823, il posa les bases d'une association catholique qui s'étendit
dans toute l'Irlande. Membre de la Chambre des communes, il y
établit une puissante influence, amena le triomphe des whigs et
vota, avec eux, la réforme parlementaire; il obtint l'abolition des
lois vexatoires pour les Irlandais.
OLIVIER (l'abbé Nicolas-Théodore), né en 1798; il fut curé de
Saint-Roch à Paris, et en 1841 évêque d'Évreux.
OMPTEDA (baron Charles-Georges D'), 1767-1857. Diplomate hanovrien;
ministre d'État et chef de cabinet en Hanovre en 1823, il fut,
depuis 1831, accrédité à Londres auprès du roi Guillaume IV. Il
démissionna à la mort de ce souverain.
OMPTEDA (la baronne D'), 1767-1843. Frédérique-Christine, comtesse
de Schlippenbach; elle avait épousé en premières noces le comte de
Solms-Sonnenwald, et en deuxièmes noces, elle épousa le baron
d'Ompteda.
ORANGE (le prince Guillaume D'), 1793-1849; il monta en 1840 sur le
trône de Hollande. Il avait épousé en 1816 Anna Paulowna.
ORANGE (la princesse D'), voir à $1.
ORLÉANS (le duc D'), 1741-1793. Louis-Philippe-Joseph, connu sous
le nom de PHILIPPE-ÉGALITÉ, fit, toute sa vie, une opposition
systématique à la Cour et devint, en 1787, le chef de tous les
mécontents. Député aux États-généraux, il devint membre du Club des
Jacobins, ce qui ne l'empêcha pas d'être guillotiné.
ORLÉANS (le duc D'), 1810-1842. Ferdinand, fils aîné du roi
Louis-Philippe et de la reine Marie-Amélie. Il servit sous le
maréchal Gérard en Belgique, commanda des campagnes en Algérie; il
mourut d'un accident de voiture, près de Paris.
ORSAY (le comte Alfred D'), 1801-1852; surnommé le _Roi de la
Mode_. La beauté était héréditaire chez les d'Orsay. Le comte
Alfred avait la vocation du _dandysme_ et alla de bonne heure à
Londres, regardée alors comme le conservatoire de l'élégance
masculine. Élégant, artiste, il se ruina et mourut misérablement
d'une maladie de la moelle épinière.
OSSULSTON (lord), né en 1810, il épousa la fille du duc de
Manchester et devint, en 1859, lord Tankerville.
P
PAHLEN (le comte Pierre). Né en 1775. Général russe; il prit une
part glorieuse aux campagnes de 1812, 1813, 1814; il fut
ambassadeur de Russie à Paris de 1835 à 1841; fut ensuite nommé
membre du conseil de l'Empire et Inspecteur général de la cavalerie.
PALAFOX (don José DE), 1780-1847. L'intrépide défenseur de
Saragosse; il accompagna en 1808, à Bayonne, la famille royale
d'Espagne, comme officier, et s'évada dès qu'il vit Ferdinand VII
retenu prisonnier. Il souleva l'Aragon et, après une vigoureuse
défense dans Saragosse, força les Français à s'en éloigner, mais ils
revinrent à la charge avec toutes leurs forces et le contraignirent
à capituler. Palafox contribua puissamment à rétablir Ferdinand VII
sur le trône. S'étant, en 1820, prononcé pour la Constitution, il
fut disgracié et vécut, depuis lors, dans la retraite:
Marie-Christine, à son avènement comme Régente, le créa duc de
Saragosse et grand d'Espagne.
PALMELLA (duc P. de Souza-Holstein DE), 1786-1850. Homme d'État
portugais. Il fut régent de Portugal en 1830 et fit prévaloir la
cause de doña Maria sur celle de dom Miguel. Il fut un des
plénipotentiaires du Congrès de Vienne en 1815.
PALMERSTON (lord), 1784-1865. Homme d'État anglais. Élu aux Communes
en 1807, il fut lord de l'Amirauté en 1808, secrétaire à la Guerre
de 1809 à 1828, secrétaire d'État aux Affaires étrangères de 1830 à
1841, puis de 1846 à 1851; ministre de l'Intérieur de 1852 à 1855,
lord de la Trésorerie de 1855 à 1858, et de 1859 jusqu'à sa mort.
PALMERSTON (lady), 1787-1869. Elle était sœur de lord Melbourne, et
avait épousé, en premières noces, lord Cowper; en secondes noces,
elle épousa lord Palmerston.
PALMYRE (Mlle). La plus grande couturière de Paris sous
Louis-Philippe.
PÂRIS. Second fils de Priam et d'Hécube; c'est lui qui décerna à
Vénus la pomme de discorde, choix qui suscita contre Troie la haine
de Junon et de Minerve.
PARRY (sir William Edward), 1790-1855. Navigateur anglais, connu par
ses expéditions au Pôle Nord. Il était hydrographe à l'Amirauté et
accompagna Ross dans son premier voyage de découvertes.
PASQUIER (Étienne, duc), 1767-1862. Nommé par Napoléon maître des
requêtes, puis conseiller d'État, il se rallia aux Bourbons en 1814,
fut, en 1815, chargé des Sceaux; plus tard membre de la Chambre des
pairs, il en reçut la Présidence sous Louis-Philippe. Il fut élevé à
la dignité de Chancelier en 1837.
PASSY (Hippolyte-Philibert), 1793-1880. Homme politique français,
membre de l'Institut. Élu député en 1830, il fut appelé en 1834 dans
le Cabinet éphémère du duc de Bassano. En 1838, il remplaça le
prince de Talleyrand comme membre de l'Académie des sciences morales
et politiques.
PASTA (Judith), 1798-1865. Chanteuse italienne, d'origine juive.
En 1821 elle vint à Paris et s'y fit une grande renommée. En 1849
elle se retira, dans sa belle maison de campagne, près du lac de
Côme.
PAYS-BAS (le Roi DES). Voir à $1.
PAYS-BAS (le prince Frédéric DES), 1797-1881. Amiral de la flotte.
En 1825, il avait épousé la princesse Louise de Prusse.
PAYS-BAS (la princesse Frédéric DES), 1808-1870. Louise, princesse
de Prusse, fille du roi Frédéric-Guillaume III.
PEDRO Ier (dom), 1798-1834. Empereur du Brésil et roi de Portugal,
père de la reine doña Maria de Portugal.
PEEL (sir Robert), 1788-1850. Homme d'État anglais. Élu aux Communes
en 1809, il fut ministre de l'Intérieur en 1822. Conservateur pour
tout ce qui touchait au système politique, il se montra libéral en
ce qui concernait la législation criminelle et l'administration. Il
fit partie de plusieurs ministères et sut, en 1848, rétablir
l'équilibre financier, que les whigs avaient laissé avec un déficit
de 30 millions, par la mesure de l'_income-tax_, en ouvrant de
nouvelles sources de revenus par l'abolition des lois de prohibition
sur les céréales.
PEEL (lady), morte en 1849. Julie, fille du général sir John Floyd
Bart, épousa, en 1820, sir Robert Peel.
PÉPIN, 1780-1836. Épicier de la place de la Bastille, à Paris, Pépin
fut élu capitaine de la garde nationale après les journées de
juillet 1830; impliqué dans l'attentat Fieschi en 1835, il fut
arrêté, condamné à mort et exécuté.
PERIER (Casimir), 1777-1832. Il entra en 1817 dans la vie politique.
Après 1830, il fut élu président de la Chambre des députés, et, peu
après, ministre sans portefeuille. En 1831, il fut président du
Conseil et gouverna en homme ferme et résolu. Il succomba aux
atteintes du choléra à la suite d'une visite faite avec le duc
d'Orléans à l'Hôtel-Dieu.
PÉRIGORD (le duc DE), 1788-1879. Augustin-Marie-Élie-Charles de
Talleyrand-Périgord, Grand d'Espagne de première classe.
PÉRIGORD (la duchesse DE), 1789-1866. Marie-Nicolette, fille du
comte de Choiseul-Praslin, épousa, en 1807, le duc de Périgord.
PÉRIGORD (le comte Alexandre DE), plus tard duc de Dino, 1813-1894.
Second fils du duc de Talleyrand et de la princesse Dorothée de
Courlande. Alexandre de Périgord servit d'abord dans la marine, mais
abandonna bientôt cette carrière; en 1849, il fit la campagne du
Piémont contre l'Autriche, dans l'état-major du Roi Charles-Albert,
et, pendant la guerre de Crimée, il fut attaché au corps d'armée
sarde comme commissaire français. Il avait épousé Mlle Valentine de
Sainte-Aldegonde.
PÉRIGORD (Mlle Pauline DE), 1820-1890. Fille du duc de Talleyrand et
de l'auteur de la _Chronique_ que nous publions. Elle épousa, en
1839, le marquis Henri de Castellane, dont elle devint veuve en
1847. Depuis lors, elle vécut retirée du monde; et adonnée à la
pratique des plus hautes vertus; elle demeurait, la plus grande
partie de l'année, dans son domaine de Rochecotte, dans la vallée de
la Loire.
PERSIL (Jean-Charles), 1785-1870. Magistrat et homme d'État
français. Nommé député en 1830, il attaqua aussitôt le ministère
Polignac en protestant contre les ordonnances. Il fut ministre de la
justice en 1834, mais ayant eu des divergences avec M. Molé, il
démissionna. En 1839, il entra à la Chambre des pairs et prit la
direction de l'Hôtel des Monnaies. Napoléon III le nomma membre du
conseil d'État.
PETER (Mme), dame anglaise, fort connue dans la société de Londres
vers 1835 et amie de plusieurs hommes d'État.
PETIT (le général), 1772-1856. Il fit avec distinction les campagnes
de la République et de l'Empire. C'est lui qui reçut, à
Fontainebleau, avec la dernière accolade de l'Empereur, ces adieux
touchants qui s'adressaient à toute l'armée. Il fut fait Pair de
France en 1838.
PIRON (M.), 1802-1865. Fils d'un propriétaire du Nivernais, il reçut
une bonne éducation et occupa une situation considérable dans
l'administration des postes. Ses fonctions l'avaient fait entrer en
rapport avec le personnel des postes anglaises, et il connaissait
bien l'Angleterre. En 1834, M. Dupin, Nivernais lui aussi, l'emmena
avec lui pendant son voyage à Londres, afin de lui servir de guide
dans la société anglaise, où Piron avait d'anciennes relations,
entre autres avec le duc de Richmond (ancien ministre des Postes de
son pays) et lord Brougham. La mort prématurée d'un fils qui était
tout son orgueil fut un tel coup pour M. Piron, qu'il en mourut
aussi, terrassé par une attaque quelques semaines plus tard.
PITT (William), 1759-1806. Il suivit les traces de son père, célèbre
homme d'État anglais. Il manifesta, après la Révolution française,
une grande haine à la France et soudoya contre elle trois
coalitions. Il fut un très habile administrateur.
PLANTAGENET. Dynastie qui occupa le trône d'Angleterre, depuis Henri
II jusqu'à l'avènement de Henri VII. Au quatorzième siècle, elle se
sépara en deux branches rivales, d'où naquit la guerre des Deux
Roses.
PLYMOUTH (lady), 1792-1864. Elle était fille du duc de Dorset, et
épousa en premières noces, en 1811, lord Plymouth. Devenue veuve,
elle épousa William Pitt, lord Amherst. Elle mourut sans laisser
d'enfants.
POIX (la duchesse-princesse DE), 1785-1862. Mélanie de Périgord,
fille du duc de Talleyrand et de Mlle de Senozan, épousa en 1809 le
comte Just de Noailles, prince de Poix. La duchesse de Poix avait
été dame du palais de la duchesse de Berry.
POLIGNAC (Jules-Armand, prince DE), 1780-1847. Président du conseil
et ministre des Affaires étrangères à la fin du règne de Charles X.
Il signa, le 29 juillet 1830, les fameuses ordonnances qui amenèrent
la révolution et la déchéance de la branche aînée des Bourbons.
POLIGNAC (princesse DE). Née miss Barbara Campbell, Écossaise; très
belle et très riche mais sans naissance; elle dut abjurer le
protestantisme et se convertir au catholicisme pour épouser le
prince de Polignac. Elle mourut en 1819.
PONIATOWSKI (le prince Joseph), 1762-1803. Général polonais; il
servit dans la légion polonaise sous les ordres de Napoléon Ier, fut
fait maréchal de France à Leipzig et périt dans les eaux de
l'Ulster. Sa bravoure chevaleresque l'avait fait surnommer _le
Bayard polonais_.
PONSONBY (lord), 1770-1855. Beau-frère de lord Grey, il fut
ambassadeur à Constantinople de 1822 à 1827.
PORCHESTER (lord), 1800-1849. Henry-John-Charles, comte de
Carnarvon; il épousa en 1830 la fille de lord Molyneux.
POTOCKI (le comte Stanislas), 1757-1821. Il combattit contre la
Russie en 1792, quitta la Pologne en 1793, devint, lors de la
création du grand-duché de Varsovie par Napoléon Ier, sénateur
palatin et chef du conseil d'État. Maintenu aux affaires par
l'empereur Alexandre Ier, lors de la formation du nouveau royaume de
Pologne, le comte Potocki fut nommé ministre des Cultes et de
l'Instruction publique, puis président du conseil d'État.
POZZO DI BORGO (le comte), 1764-1842. Originaire de Corse, il servit
différentes puissances, et, en dernier lieu, la Russie. Il fut un
des représentants de l'empereur de Russie au Congrès de Vienne, et
plus tard, ambassadeur.
PRINCE NOIR (LE), 1330-1376. Édouard, Prince de Galles, surnommé le
Prince Noir pour la couleur de son armure; il était fils d'Édouard
III et de Philippa de Hainaut, et s'immortalisa par ses exploits. Il
mourut avant son père, mais un de ses fils monta sur le trône sous
le nom de Richard II.
PROTÉE. Dieu marin qui changeait de forme à volonté.
PRUDHON (Pierre), 1760-1822. Peintre français; il passa plusieurs
années à Rome où il se lia avec Canova; ce fut lui que choisit
Napoléon Ier pour donner des leçons à l'impératrice Marie-Louise.
PRUSSE (le prince Louis DE), 1773-1796. Frère du Roi
Frédéric-Guillaume III, il avait épousé la princesse Frédérique de
Mecklembourg-Strélitz, sœur de la reine Louise de Prusse.
Q
QUÉLEN (le comte DE), 1778-1839. D'une famille de Bretagne, il
entra de bonne heure dans les ordres; le cardinal Fesch le
distingua, se l'attacha comme secrétaire; devenu sous la
Restauration coadjuteur du cardinal de Talleyrand-Périgord, il lui
succéda en 1821, comme archevêque de Paris. En 1831, une
insurrection saccagea l'archevêché. Lors du choléra de 1832, Mgr de
Quélen montra le plus admirable dévouement. Ses mandements et
plusieurs oraisons funèbres, écrites avec élégance, lui valurent
l'entrée de l'Académie française.
R
RADNOR (lord William), 1779-1869. Membre du Parlement anglais et
ami de lord Brougham. Il se maria trois fois; en 1814 avec la fille
du duc de Montrose, en 1837 avec Émily Bagot et enfin avec Fanny
Royd-Rice.
RAMBUTEAU (Claude-Philibert Barthelot, comte DE), 1781-1869.
Chambellan de Napoléon Ier en 1809, pair de France en 1835, membre
de l'académie des Beaux-Arts en 1843. En 1833, Louis-Philippe
l'avait nommé préfet de la Seine et il conserva ce poste durant
quinze ans.
RAMBUTEAU (la comtesse DE). Fille du comte Louis de Narbonne, elle
épousa, en 1809, le comte de Rambuteau.
RAPHAEL SANZIO, 1483-1520. Célèbre peintre de l'École romaine de la
Renaissance.
RAULLIN (M.). Fils d'un employé au ministère des Affaires
étrangères que le prince de Talleyrand estimait. Il fut conseiller
d'État.