_Machines à vapeur._--La théorie de la machine à vapeur n'avait jamais
été présentée que d'une manière inexacte jusque vers 1837; aussi les
résultats des calculs ne concordaient-ils jamais avec ceux de
l'expérience, qu'à condition d'être multipliés par un certain
coefficient numérique, variant de 0,5 à 0,6 suivant l'état d'entretien,
et le système de construction de la machine. La théorie nouvelle,
proposée il y a quelques années par M. de Paudour, n'est nullement
sujette à cet inconvénient, et ses conséquences sont parfaitement
d'accord avec celles de l'expérience. Il vient de la soumettre à une
nouvelle épreuve décisive, en comparant les résultats auxquels elle
conduit avec ceux que l'on observe directement sur l'effet et utile des
machines de Cornouailles à simple effet: les différences constatées sont
sans importance.
La navigation à vapeur est destinée à prendre un si grand accroissement,
qu'il est de la plus haute importance pour les constructeurs de machines
à vapeur et de maires d'avoir un moyen simple et exact de mesurer le
travail de ces machines, servant de moteurs aux bâtiments, et la
résistante que ceux-ci éprouvent dans leur marche. Un moyen vient d'être
fourni par M. Cailledon, dont le travail a été le sujet d'un rapport
très-favorable de M. Coriolis.