Note 269: _Willelm. Gemet. hist., lib. 4, cap. 18._

Note 270: _Counars et Alurés._ Le latin dit: «Edwardum et Alvredum,

Godwini longo post tempore dolis interremptum.»

Note 271: _Ci-après._ Guillaume de Jumièges dit: «Mathildis de quâ

sermo in posteris orietur.» Ce qui semble différent.

Note 272: Ici notre auteur traduit la chronique d'Ademar de

Chabanois, dont on trouve un extrait dans le tome 8 des Historiens de

France, p. 235.

Note 273: _Au péril de mer._ Adémar do Chabanois fait sur ce nom la

remarque suivante qui rappelle la topographie des romans de la Table

ronde: _Et in ea Normannia quæ anteà vocabatur Marcha Franciæ et

Britanniæ, monasterium Sancti-Michaelis, etc_.

[274]En ce temps mourut Hues, l'archevesque de Rouen. Après luy fu Robert,

qui fu fils le duc Richart[275].

Note 274: _Willelm. Gemet. hist., lib. IV, cap. 19._ (Voy. Historiens

de France, tome X, p. 184.)

Note 275: Et de _Gunnor_.

Li secuns fu à lettres mis:

Robert ot nun, bien fu apris;

Arcevesque fu de Ruen

Emprès l'arcevesque Huen.

(Wace. Vers 5408.)

[276]Ne demoura puis granment que le roy Lothaire assembla grans osts et

voult à soi retraire le roïaume Lothaire qui au temps le roy Loys son père

eut esté soustrait au royaume. Jusques à Ais-la-Chapelle ala où l'empereur

Othes et sa femme estoient. Lors, si les surprist que il s'embati sur eulx

au palais, à celle heure que il se devoient asseoir au mangier. Au palais

entra sans contredit de nulluy. L'empereur et sa gent et sa femme vuidèrent

le palais et s'enfuyrent; et cil burent et mangièrent ce qu'il y avoit

appureillié; et Lothaire et sa gent robèrent le palais et toute la

province; puis s'en retourna en France sans suite de ses ennemis et sans

contredit.

Note 276: _Ex chronico Hugonis Floriacensis._ (Histoire de France,

tome 8, p. 323.)

L'empereur Othes, qui moult fu dolens de ce que Lothaire l'eut ainsi

surprins, rassembla ses osts. En France entra et vint devant la cité de

Paris. Devant la cité fu occis un sien neveu et maint autre de sa geut. Les

forbours de la cité ardirent et gastèrent. Vanté s'estoit l'empereur Othes

que il ficheroit sa lance en la porte de Paris; et le roy Lothaire se

pourchaça[278] et appela en son ayde Hues-le-Grant, qui duc estoit de

France, et Henry, le duc de Bourgoingne. Sur Othes et sur sa gent

coururent; et la gent Othes ne les purent souffrir, si se mistrent à la

fuite et cil les enchascèrent jusques à Soissons et par force les firent

flatir en la rivière d'Aigne. Et pour ce que du royaume ne savoient pas les

gués, se noïèrent, et plus en y eut de noïés que d'occis, si que la rivière

redonda par-dessus les rives pour la plenté des corps noïés; et pour ce ne

laissa pas Lothaire à eulx chascier; ains les enchauça continuelment trois

jours et trois nuis jusques à une rivière qui court de lez Argonne[272] et

moult en y eut d'occis en celle chace. A tant retourna le roy à grant

victoire, et l'empereur Othes s'enfuy à grant confusion; né puis ne fu si

hardi que retournast en France, ains s'accorda au roy et fist paix, en

celle année meisme, en la cité de Rains. Et luy dona le roy en bénéfice le

roiaume Lothaire, contre la volenté Hues-le-Grant et Henry, le duc de

Bourgoingne, et de tous les barons; et ce fu une chose qui trop durement

courouça les barons de France.

Note 277: _Se pourchaça._ Se donna du mouvement, se mit en quête. De

même dans _Garin Le Loherain_, tomc 1er, p. 180:

«Sire, dist-il, entendez envers mi:

_Porchasciés_ s'est Fromons, ce m'est avis;

Il a tant fait que il a feme prins.»

Note 278: Hugues de Fleury dit: «Usque ad fluvium quod fluit juxta

_Ardennam_ sive _Argonnam_.»

[279]En ce temps fu Gautier, doyen de l'abbaïe St-Germain, dessoubs Hues le

duc de France. Après luy fu un autre qui avoit nom Auberis; mais

Hues-le-Grant, qui tendoit à plus grant chose, laissa l'abbaïe qui moult

estoit jà dommagiée et venue à néant, en temporalité et en spiritualité,

par le deffaut de pasteur et de gouverneur. Et le vaillant Galles la prist

après en cure, par la prière du roy Lothaire et le duc Hues meisme qui

moult de biens y fist.

Les grandes chroniques de France (3/6) selon que elles sont conservées en l'Eglise de Saint-Denis · 第 134 / 369 题