La maternelle Providence a voulu que ce premier devoir intellectuel, la
poursuite des vertus de l’esprit, fût beaucoup plus accessible à tout
homme, riche ou pauvre, que l’acquisition de la science. Lisez les
admirables pages de Channing sur l’éducation personnelle de l’ouvrier.
La science elle-même, d’ailleurs, quand on le voudra bien, sera beaucoup
moins inaccessible à la masse des hommes qui travaillent, qu’on ne le
saurait croire à la vue de l’état pédantesque où vivent encore nos
sciences. L’exposition des sciences en langue vulgaire est l’un des plus
pressants devoirs intellectuels des grands esprits et des amis de
l’humanité.