La vérité, la liberté, quel but! L’Europe contemporaine n’est pas encore
arrivée à ce but. Le monde n’a pas encore poussé l’Évangile assez loin
pour le connaître comme vérité, à plus forte raison pour en tirer la
liberté. Les immenses régions lumineuses déjà conquises sont éparses
comme sciences séparées, ne sont pas encore rassemblées comme vérité,
ramenées à Dieu et à l’âme, au devoir, comme source et instrument de
liberté. Mais je ne cesse de dire que nous sommes en cette crise, et que
«les aigles» cherchent à s’assembler. Les sciences convergent, et c’est
dans la science du Devoir qu’elles semblent vouloir s’unir. Beaucoup
d’esprits l’entrevoient et le veulent. Gloire aux héroïques ouvriers de
l’esprit qui, précédant leur siècle, dévouvriront le grand passage vers
la terre promise, le passage, par la vérité, à la justice et à la
liberté! Voilà le devoir du génie.