IX

Encore un mot sur le devoir envers le corps. Souvenez-vous de ces trois

paroles: «1º La sagesse, dit l’Ancien Testament, ne peut pas habiter

dans un corps que le péché corrompt[64]. 2º Lorsque votre intention est

simple et droite, dit l’Évangile, tout votre corps est éclairé, et il

devient pour vous comme un réflecteur de lumière[65]. 3º La beauté du

visage dans un âge avancé est comme la lampe qui luit sur le chandelier

saint[66].» N’oubliez pas que c’est l’homme tout entier, âme et corps,

qui agit en tout, même dans l’œuvre morale et intellectuelle. Enfin

n’oubliez pas que la sainte communion catholique se donne pour protéger

et soutenir l’âme et le corps: _Ad tutamentum mentis et corporis._

[64] Sagesse, I, 4.

[65] Luc, XI, 36.

[66] Lucerna splendens super candelabrum sanctum, species faciei super

ætatem stabilem. (Eccli., XXVI, 22.)

X

Mais revenons à l’âme. Le choix fait, la mort écartée et la vie posée en

principe par la droiture de l’intention, il faut, pour que cet acte

fondamental de l’éducation personnelle donne ses fruits, il faut agir et

travailler, et déployer ses forces. C’est le moment. «Prends de la

force, et deviens homme,» dit alors la conscience: _Confortare et esto

vir._ Cette parole est dite à tout homme à l’entrée de la vie, comme au

prophète à l’entrée de la terre promise. Il s’agit en effet

d’entreprendre, et cela par nous-mêmes, l’éducation de l’intelligence et

l’éducation de la volonté. Il s’agit de conquérir la vérité, la liberté.

Les Sources · 第 108 / 138 题