«Vérone, ce 3 décembre 1822.
«Le moment de quitter Vérone approche et je n'ai point de lettre de
vous. Il faut donc aller à vous, puisque vous ne voulez pas venir à
moi. M. de Bourgoing, dont j'ai été charmé, vous remettra cette
lettre. Il vous dira que je compte partir du 10 au 12, et être vers
le 20 à Paris. Au milieu des grands événements de l'Europe, je n'ai
qu'une pensée; il faudra pourtant que nous prenions une résolution
à Paris. Il est impossible de vivre comme cela. Vous aurez vu M. de
Montmorency. J'ai hérité de ses succès ici. On dit qu'il se prépare
des orages pour le ministère, mais ce sera des orages royalistes,
car les élections ont tué vos amis les libéraux.
«À bientôt. Ce mot me console de tout.»