«Vérone, ce 19 novembre 1822.
«M. de Montmorency nous quitte après-demain, et j'espère le suivre
dans une quinzaine de jours, si vous ne me mandez pas que vous
venez en Italie. M. de Bourgoing[63] ne m'a rien apporté de vous.
Il m'a dit que vous étiez revenue de la campagne, mais que vous
étiez allée à Angervilliers. Que j'ai de choses à vous dire et que
j'ai grand besoin de vous revoir! C'est un supplice de ne pouvoir
s'expliquer. Ce supplice heureusement va finir, et dans une
quinzaine de jours vous m'attendrez ou je vous attendrai. Je ne
vous parle point de Vérone. J'y suis très-bien à présent, mais j'ai
eu d'abord des difficultés à vaincre. Vous savez que je m'y
attendais. À jamais à vous.»