Au quartier-général à Milan, le 4 thermidor an 5 (22 juillet 1797).
_À monsieur Damian Priocca, ministre de S.M. le roi de Sardaigne._
Je ne vois aucun inconvénient, monsieur, à ce que vous fassiez passer
sur la ligne de démarcation les troupes que vous jugerez nécessaires
pour maintenir le bon ordre et la tranquillité dans les états de S.M.
J'ai donné les ordres les plus positifs pour que nos garnisons des
différentes villes qui sont dans nos mains ne se mêlent en aucune
manière des affaires intérieures.
Ne doutez pas, monsieur, de la part que je prendrai toujours à ce qui
pourra être agréable à S.M., et du désir que j'ai de faire quelque chose
qui puisse contribuer à la tranquillité de ses états.
M. Borghèse m'a parlé du désir qu'avait S.M. de pouvoir faire quelques
achats de blé dans les états occupés par les troupes françaises, je m'y
prêterai avec plaisir.