[Footnote 15: Le Thé, le Mémorial et la Quotidienne étaient trois
journaux royalistes qui paraissaient à cette époque.]
Au quartier-général à Milan, le 29 messidor an 5 (17 juillet 1797).
_Au chef de l'état-major._
Le commandant de Lombardie doit agir dans la Lombardie et à Milan, comme
s'il n'y avait à Milan que deux ou trois cents hommes pour garder la
citadelle; car il est possible que, d'un instant à l'autre, il se trouve
effectivement réduit à ces seules troupes pour garder la citadelle: dès
lors, toutes les gardes à Milan, même les gardes de nos établissemens,
même celles des spectacles, doivent être de la garde nationale.
Il est également inutile que la police envoie tous les jours un rapport
au commandant de la place; elle sera seulement tenue de lui donner des
renseignemens toutes les fois qu'il lui en demandera.
La demande qu'a faite l'adjudant-général de la légion lombarde, des
registres du commandant de la place, n'est pas fondée; il doit faire ses
registres à part. J'approuve fort que le commandant de la Lombardie ait
des agens secrets qui l'instruisent de tout ce qui se passe à Milan et
dans les autres places de la Lombardie; mais cette police doit être
secrète et n'avoir pour but que de connaître ce qui se tramerait.