BONAPARTE.

Au quartier-général à Milan, le 30 floréal an 5 (19 mai 1797).

_Au directoire exécutif._

Je vous envoie, citoyens directeurs, une convention militaire faite avec

un officier de l'état-major du roi de Sardaigne, pour régler différens

objets de police relativement à ses troupes. Je ne vous l'ai pas

envoyée, parce que j'ai attaché fort peu d'importance à cette

transaction, qui n'est qu'une opération purement militaire. Les troupes

sont toujours restées à Novare; elles ne sont jamais sorties des états

du roi, et tout est encore, jusqu'à cette heure, _in statu quo_. Il est

cependant nécessaire de ménager le roi de Sardaigne, afin que si jamais

la négociation traîne en longueur, on puisse se servir de ses troupes

pour donner une inquiétude de plus à l'empereur. Ce roi est au reste

fort peu de chose, et, dès l'instant que Gênes, la France et le Milanez

seront gouvernés par les mêmes principes, il sera très-difficile que ce

trône puisse continuer à subsister; mais il s'écroulera sans nous, et

par le seul poids des événemens et des choses.

Œuvres de Napoléon Bonaparte, Tome I. · 第 756 / 899 题