Au quartier-général à Scheifling, le 16 germinal an 5 (5 avril 1797).
_À la municipalité de Brescia et à celle de Bergame._
J'ai reçu, citoyens, la lettre que vous vous êtes donné la peine de
m'écrire: il ne m'appartient pas d'être juge entre le peuple de votre
province et le sénat de Venise; mon intention cependant est qu'il n'y
ait aucune espèce de trouble ni de mouvement de guerre, et je prendrai
toutes les mesures pour maintenir la tranquillité sur les derrières de
l'armée.
Les troupes françaises continueront de vivre avec le peuple de Brescia
dans le même esprit de neutralité et de bonne intelligence, et je
désire, dans toutes les occasions, pouvoir vous donner des preuves de
l'estime que j'ai pour vous.