Au quartier-général à Brescia, le 13 fructidor an 4 (30 août 1796).
_Au chef de l'état-major._
Il arrive quelquefois que le défaut de transport empêche le soldat de
toucher sa ration de pain de vingt-quatre onces et qu'il n'en touche que
douze: il est juste, lorsque cela arrive, de l'indemniser en lui donnant
l'équivalent en argent. En conséquence, le général en chef ordonne qu'il
sera, dans ce cas, donné un sou et demi par douze onces. L'inspecteur
des vivres de la division devra donner un certificat, qui sera visé par
le commissaire des guerres, par le chef d'état-major de la division, et
par le général commandant le camp. Le quartier-maître, à la fin de la
décade, présentera le certificat à l'ordonnateur en chef, qui le fera
solder.