Au quartier-général à Verone, le 22 thermidor an 4 (9 août 1796).
_À la municipalité de Milan._
Lorsque l'armée battait en retraite, que les partisans de l'Autriche et
les ennemis de la liberté la croyaient perdue sans ressource; lorsqu'il
était impossible à vous-mêmes de soupçonner que cette retraite n'était
qu'une ruse, vous avez montré de l'attachement pour la France, de
l'amour pour la liberté; vous avez déployé un zèle et un caractère qui
vous ont mérité l'estime de l'armée, et vous mériteront celle de la
république française.
Chaque jour votre peuple se rend davantage digne de la liberté; il
acquiert chaque jour de l'énergie: il paraîtra sans doute un jour avec
gloire sur la scène du monde. Recevez le témoignage de ma satisfaction,
et du voeu sincère que fait le peuple français pour vous voir libres et
heureux.