BONAPARTE.

Au quartier-général à Castiglione, le 2 thermidor an 4 (20 juillet

1796).

_Au citoyen Miot, ministre de la république à Florence._

J'ai reçu, citoyen ministre, vos différentes lettres relatives à

l'occupation de Porto-Ferrajo par les Anglais. Tant qu'il y avait

espoir de pouvoir résoudre le grand-duc à mettre cette place en état de

résister, vous avez bien fait de lui parler ferme; aujourd'hui je crois

comme vous que les menaces seraient impuissantes et inutiles. Je crois

qu'il faut qu'il n'en soit plus question, ne laisser transpirer aucune

marque de ressentiment, et attendre que les circonstances et les ordres

du gouvernement nous mettent à même d'agir, non pas de parler.

Je vous prie de surveiller ce qui se fait à Livourne, et de m'en donner

souvent des nouvelles. Si les circonstances s'opposent à ce que vous

vous rendiez de suite à Rome, faites-le moi savoir, afin que je prenne

d'autres mesures.

Œuvres de Napoléon Bonaparte, Tome I. · 第 483 / 899 题