Au quartier-général à Milan, le 19 prairial an 4 (7 juin 1796).
_A M. le prince de Belmonte-Pignatelli._
L'armistice que nous avons conclu hier sera, je l'espère, le préambule
de la paix. Les négociations doivent commencer le plus tôt possible, et
dès-lors, quoique les troupes tardent à arriver à leurs cantonnemens, je
ne crois pas que ce puisse être une raison de guerre, dès l'instant que
l'ordre de S. M. le roi de Naples serait parvenu, et que le corps de
troupes serait en marche pour se rendre à sa destination.