Au quartier-général à Milan, le 1er prairial an 4 (20 mai 1796).
_Au citoyen Barthelemi, ambassadeur de la république, à Bâle._
Nous sommes maîtres de la Lombardie, Les troupes de la république,
quoiqu'en petit nombre et dénuées de tout, ont surmonté tous les
obstacles; les ennemis se sont retirés à Mantoue; demain notre corps de
troupes sera ici. Je me presse de courir, et vous prie de me faire part
des mouvemens de l'armée impériale dans la Bavière et dans la Souabe.
L'empereur peut-il affaiblir son armée du Rhin pour renforcer celle
d'Italie? Quelles troupes pourrait-il encore envoyer dans le Tyrol?
Je vous prie, citoyen ministre, de me faire part, là-dessus, des
renseignemens que vous avez, et d'envoyer de tous côtés des agens, afin
que vous puissiez m'instruire, avec précision, des forces que l'on
ferait filer en Italie.
Je suis très-flatté, citoyen ministre, que cette circonstance m'ait
procuré le plaisir de vous assurer, etc.