1_: deux jours et trois nuiz. Fo 67 vo.
P. 65, l. 12: conquisent.--_Ms. de Rome_: Avant i ot plus de lors gens
navrés et bleciés que des François, car, à parler par raison et à
considerer toutes coses, Mortagne dalés Tournai est trop forte place;
et pour ces jours elle estoit pourveue de bonnes gens d'armes, sage et
conforté, et ne fust à garder plus perilleuse forterèce assés de
deffense que ceste ne soit. Fo 65.
P. 65, l. 16: ville.--_Ms. d'Amiens_: et dedens trois jours apriès
fuissent devant Saint Amand, car il y seroit ossi. Ces nouvelles oïes
en l'ost de Vallenchiennes, il se partirent et deslogièrent et
tourssèrent tout et missent à voie; mès au partir il violèrent et
desrompirent trop diviersement l'abbeie de Castiaux, dont ce fu pitéz.
Fo 49 vo.
P. 65, l. 27 et 28: trois mille.--_Mss. A 15 à 17_: quatre mille. Fo
70.
P. 66, l. 1: veoir.--_Ms. d'Amiens_: car moult les hayoit pour le cause
de l'abbeie de Hanon qu'il avoient ars. Fo 49 vo.
P. 66, l. 4: d'och.--_Ms. d'Amiens_: cousins à l'evesque de Cambrai,
Guillaumme d'Ausoire. Et estoit chils de chiaux de Mirepois et
senescaus de Carkasonne, et là envoiiéz en garnison de par le roy de
France. Fo 49 vo.--_Ms. de Rome_: mesire Pière de Charcasonne. Fo 65.
P. 66, l. 16: l'abbeye.--_Ms. d'Amiens_: reliques et aournemens de
moustier, Fo 49 vo.
P. 67, l. 2: bidau.--_Ms. d'Amiens_: bidau et Geneuois ne s'en
faisoient que truffer, et torquoient de leurs capperons lez murs de le
ville, quant li arbalestrier avoient trait. Fo 49 vo.--_Ms. de Rome_:
et ne faisoient compte des Hainnuiers et par especial des
Valenchiennois. Fo 65.
P. 67, l. 13: d'armes.--_Ms. d'Amiens_: à plus de douze cens lances. Fo
50.
P. 67, l. 14: au lés.--_Ms. d'Amiens_: derière l'abbeie. Fo 50.
P. 68, l. 23: fuison.--_Ms. de Rome_: car chil qui entré estoient,
entrues que li premier se conbatoient, alèrent ouvrir les portes de la
ville. Si entrèrent ens li Valenchiennois, et tout chil qui entrer i
vodrent, par le pont de Scarp, et li aultre par la porte de Tournai. Fo
95 vo.
=§ 130.= P. 69, l. 13: occis.--_Ms. de Rome_: dont il en desplaisi
grandement au conte de Hainnau, et euist volentiers veu que on l'euist
pris sus et retenu en vie. Fo 65 vo.
P. 69, l. 16: destruite.--_Ms. de Rome_: et se s'en sauvèrent
pluisseurs qui se boutèrent par derrière en le Scarp en nefs et en
batiaus, et lors fenmes et lors enfans, et s'en vinrent à sauveté à
Mortagne. Fo 65 vo.
P. 69, l. 19 et 20: parardirent.--_Ms. de Rome_: fustèrent toute la
ville et le parardirent, et abatirent et destruisirent biaucop des
offecines et mancions de l'abeie, et descouvrirent le moustier qui tout
estoit couvers de plonc, et rompirent le clochier et abatirent et
brisièrent les cloces qui estoient excellentement bonnes, et tout
cargièrent sus chars et sus charètes. Fo 65 vo.
P. 69, l. 28: sis cens.--_Ms. de Rome_: cinq cens. Fo 67.
P. 69, l. 31: Scarp au dessous de Hanon.--_Mss. A 7 à 10, 23 à 33_:
Scarp au dessus de Hannon. Fo 66.--_Mss. A 1 à 6, 11 à 14, 18 à 22_:
l'Escaut au dessus de Hanon. Fo 71 vo.
P. 70, l. 7: parfons.--_Ms. de Rome_: liquel estoient impossible à
passer sans batiaus. Fo 67.
P. 70, l. 11: l'aigue.--_Ms. de Rome_: Si entrèrent dedens et avoient
amené des arbalestriers et des hollandois piquenaires, liquel sont et
vaillent moult à un assaut. Chil qui estoient ens ès batiaus sus l'aige
qui venoit de la rivière de Scarp, qui vient de Douai et qui là qourt,
se missent sus la cauchie qui va de la porte à l'abeie; et petit à
petit tant passèrent que il furent plus de cent parmi les
arbalestriers. Fo 67.
P. 70, l. 14: Bacho de le Wière.--_Mss. A 11 à 14_: Bachon de la
Bruière. Fo 69.
P. 70, l. 21: pris.--_Ms. de Rome_: Et se rendi messires Amés de
Warwaus prisonniers au dit conte, et auqun gentilhomme qui là estoient,
et li monne aussi; mais le demorant il furent ochis ou jetté en la
rivière. Fo 67.
P. 70, l. 22: ossi.--_Ms. de Rome_: Dont ce fu damages; mais en gerre
il n'i a nulle pité ne merchi; et li varlet qui poursievent les gens
d'armes, font plus à la fois, qant il se voient au desus de lor
emprise, que on ne lor conmande. Fo 67.
=§ 131.= P. 71, l. 6: famine.--_Mss. A 11 à 14_: pour quoy il les
pensoit plus tost avoir par affamer que par assaulx. Fo 69.
P. 71, l. 11: Avoech.--_Ms. d Amiens_: .... il y avoit un grant
parlement entre le duc de Braibant, le duc de Guerlles, le comte de
Jullers, le marquis de Blancquebourch et aucuns seigneurs d'Engleterre,
sus l'estat que je vous diray. Li communauté des bonnes villes de
Braibant, especialement Brouxelles, Louvain, Malinnes, Anwers, Nivelle,
Jourdongne et Liere, se volloient partir comment qu'il fust, et
estoient enssi que tout tannet. Et s'estoient complaint au duc leur
seigneur en disant que ce n'estoit mies vie d'estre si longement à ost
devant une ville sans autre cose faire, et que là il sejournoient à
trop grant fret, et que briefment il s'en partiroient par congiet ou
sans congiet. De quoy li dus, qui fu moult sages homs, leur avoit
respondu que vollentiers il en parleroit as autres seigneurs et au
consseil le roy d'Engleterre, pour qui il estoient là assamblet. Si
leur avoit remoustré, ensi que dessus est dit, li dus, quant li comtes
de Haynnau entra ou parlement. Si sambla as seigneurs, especialement au
consseil le roy englèz, que li Braibenchon ne se volloient mies
acquitter trop souffissamment, qui jà parloient dou retour. Et fu chilx
conssaux jettéz sus le comte de Haynnau et priiés que il en volsist
dire sen entente. Et il en respondi tout pourveeuement «que on leur
donne ce congiet de partir, se partir voellent, mès on leur face
commandement que nuls n'enporte ses armures, mès les mettent jus et les
raportent deviers lez marescaus.» Chils parlers fu tenus, et leur fist
li dus de Braibant ceste responsce de par le roy d'Engleterre et tous
les plus grans seigneurs de l'ost. Et quant il oïrent che, si se turent
et furent tous virgongneus, et leur sambla que on se truffoit d'iaux.
Si n'en parlèrent oncques puisedi si descouvertement. Fo 49 vo.
P. 71, l. 26: Hodebourch.--_Mss. A 1 à 7, 18 à 29_: Rodebourch,
Radebourch, Rodebourg. Fo 72.--_Mss. A 8 à 10_: Rendebourch. Fo 65
vo.--_Mss. A 11 à 14_: Rodembourch. Fo 69 vo.--_Mss. A 15 à 17, 30 à
33_: Randebourch. Fo 71 vo.
P. 71, l. 28: Ernoul.--_Mss. A 23 à 29_: Noel. Fo 83.
P. 71, l. 28: Bakehen.--_Mss. A 11 à 17_: Kakehan. Fo 69 vo.--_Ms. de
Rome_: et Jehans ses frères. Fo 67.
P. 71, l. 29: Renauls.--_Ms. B 3_: Arnault. Fo 63 vo.
P. 71, l. 29: Conrars.--_Ms. B 3_: Colas.
P. 71, l. 30: d'Asko.--_Ms. de Rome_: Ce furent li doi chevalier qui
estoient parti de Bouçain, ensi que chi desus est dit, et qui ruèrent
jus entre Frane et Nostre Dame ou Bos, les saudoiiers de Mortagne. Fo
67.
P. 71, l. 30: Bastiens.--_Mss. A 11 à 14_: Jahan. Fo 69 vo.
P. 71, l. 31: Barsies.--_Mss. A 1 à 6, 18 à 22_: Warsie. Fo 72.--_Mss.
A 11 à 14_: Warwasie.--_Mss. A 23 à 33_: Bastres. Fo 83.
P. 71, l. 31 et 32: Stramen de Venoue.--_Ms. B 3_: Stranjen de
Veemone.--_Mss. A 23 à 29_: Stranjen de Beurne. Fo 83.
P. 72, l. 7: de Haynau.--_Ms. de Rome_: Et là furent li sires de
Goumegnies, li sires de Mastain, li sires de Vertain, messires Henris
de Huffalise, et Gilles et Tieris et Ostelars de Soumain. Fo 67.--_Ms.
B 6_: Des Haynuiers y estoient messires Florens de Biaurieu, messires
Olyfars de Ghistelle, le sire de Gommegnies, le sire de Semeries, le
sire de Floyon, le sire de Sars et pluisseurs aultres. Fo 160.
P. 72, l. 9: Biaurieu.--_Mss. A 1 à 6, 11 à 14, 18 à 22_: Beaugeu. Fo
72.
P. 72, l. 9: Baras.--_Mss. A 11 à 14_: Bertran. Fo 69 vo.
P. 72, l. 16: trois cens.--_Mss. A 11 à 14_: Si estoient environ quatre
cens hommes d'armes, tous bien montez et armez. Fo 69 vo.
P. 72, l. 24 et 25: Keukeren.--_Mss. A 1 à 6, 11 à 14_: Kakeren,
Kakeranth.--_Mss. A 20 à 22_: Baquehem. Fo 108.--_Ms. B 3_: Kerqueren.
Fo 64.
P. 72, l. 24 et 25: Thielemans.--_Ms. de Rome_:... messire Henri
d'Uffalise. Fo 67.
P. 72, l. 25: Sansi.--_Mss. A 1 à 10, 15 à 33_: Saussi. Saussy, Sausy,
Saucy.--_Mss. A 11 à 14_: Thiebault du Saussoy.
P. 73, l. 1: se partirent.--_Ms. B 6_: sans che que le conte de Haynau
ne messire Jehan de Haynau ses oncles en sceust riens. Fo 160.
P. 73, l. 10: Montmorensi.--_Ms. de Rome_: mesires Carles. Fo 67
vo.--_Mss. A 11 à 14_: monseigneur Mahieu de Montmorancy et monseigneur
Jehan de Saint Saulieu; mais en ces entrefaittes qu'ilz se departoient
de leur guait, un pou devant soleil levant, vindrent ces Allemans en
leurs gardes. Fo 69 vo.
P. 73, l. 24: car.--_Ms. de Rome_: ses chevaus li falli. Fo 67 vo.
P. 73, l. 27 et 28: Jakelot de Thians.--_Mss. A 1 à 6_: Jaquelés de
Chans. Fo 72 vo.--_Mss. A 11 à 14_: Jaquemes des Champs. Fo 70.--_Mss.
A 20 à 22_: Jacques de Thibaux. Fo 108 vo.
=§ 132.= P. 74, l. 29: ossi.--_Ms. de Rome_: dont il fu depuis moult
blamés, quant il laissa son compagnon, messire Carle de Montmorensi. Fo
67 vo.
P. 75, l. 4: coureur.--_Ms. d'Amiens_: li sires de Randerodene et
messires Ernoulz ses filz et messires Henris de Kenkeren ung
missenairez et messires Thielemant de Sanssi, messires Oliffars de
Gistelles et messires li Allemans, bastars de Haynnau et messires
Robers Glummes adonc escuier. Fo 50.
P. 76, l. 6: prisons.--_Ms. de Rome_: De celle aventure furent li
François si esbahi que il perdirent lor arroi, et n'avoient pas gens
parellement as Alemans et Hainnuiers, car la grignour partie sievirent
la banière le signeur de Saint Sauflieu. Et furent les gens le signeur
de Montmorensi tout espars; petit en i ot de mors. Fo 67 vo.
P. 76, l. 9: Kenkeren.--_Ms. d'Amiens_: Henris de Kenkeren. Fo 50.
P. 76, l. 10: Sausi.--_Ms. d'Amiens_: ... messires Ernaux de
Bakehen,... messires Florens de Biaurieu, messires Baras de le Haye. Fo
50.
P. 76, l. 12: homme d'armes.--_Ms. d'Amiens_: escuier. Fo 50 vo.
P. 76, l. 15: prisonniers.--_Ms. de Rome_: Et furent rescous messires
Oulfars de Ghistelle et li doi esquier qui pris estoient; et
retournèrent en l'oost devant la chité de Tournai. Fo 67 vo.
=§ 133.= P. 76, l. 26 et 27: Or vous.--_Ms. de Rome_: Ensi se portoient
les cevauchies et les enbusqes et rencontres entre ces deus hoos, le
siège estant devant Tournai. Et pour ce que Jaques d'Artevelle, à
poissance de Flamens, se tenoit devant Tournai avoecques les aultres
signeurs, nouvelles vinrent en l'ost, qant li rois de Franche fu venus
à Bouvines, que les gens d'armes qui estoient establi ens ès garnisons
de Saint Orner, d'Aire, de Tieruane et des forterèces françoises
marcissans sus les frontières de Flandres, enteroient en la vallée de
Cassiel, et destruiroient le pais, Berghes, Bourbourc, Miessines,
Werevi, Popringhe et tout le plat pais de là environ, se il n'estoit
que on lor fust au devant. Pour ce furent ordonné messires Robers
d'Artois et mesires Henris de Flandres à partir de l'oost, et à prendre
vint mille Flamens, et aler ou val de Cassiel, et requellier encores
tous honmes portans armes dou tieroit dou Franc et de Flandres, car
tout n'estoient pas au siège de Tournai. Si en seroit li pais plus fors
et plus doubtés.
Sus cel estat, li dis mesires Robers d'Artois et mesires Henris de
Flandres s'en vinrent en la valée de Cassiel, et là se logièrent; et
fissent un arrière mandement qui s'estendi par tout le pais de
Flandres, et pour garder les entrées de Flandres. Si vinrent de tous
lés là Flamens et se logièrent, et se trouvèrent bien quarante mille et
plus. Avint ensi que compagnon, en une hoost qui sejourne, sont de
grant volenté; il se quellièrent et missent ensamble bien trois mille
Flamens, et sus l'entente que pour gaegnier et aler fuster le pais
environ Aire, Tieruane et Saint Omer; et se departirent de l'oost et
des aultres une vesprée, sans point parler à lors chapitainnes, et
vinrent sus un ajournement ens ès fourbours de Saint Omer et les
ardirent, et abatirent les moulins qui estoient au dehors. Chil qui
estoient dedens Saint Omer s'estourmirent, et là se tenoient bonne
chevalerie d'Auvergne et de Limosin, premierement li conte Beraut
daufin d'Auvergne, et (li) conte de Clermont son frère, le signeur de
Merquel, le signeur de la Tour, le signeur de Montgascon, le signeur
d'Achier, le signeur d'Açon, le signeur d'Alaigre, le signeur de Saint
Aupisse, le signeur de Pière Bufière, et se trouvoient bien trois cens
lances, chevaliers et esquiers. Si s'avisèrent que il se meteroient sus
les camps et poursieveroient ces Flamens, et manderoient ceuls qui
estoient en garnison en Tieruane que il leur venissent au devant, entre
Aire et Arques, et ausi à ceuls de la garnison d'Aire et de Saint
Venant que il isissent et se mesissent sus le camps, et qant il
seroient tout ensamble, il courroient sus à lor avantage ces Flamens.
Tout ensi conme il le proposèrent, il le fissent, et s'asanblèrent
dedens Saint Omer, et s'armèrent et montèrent as cevaus, et enmenèrent
les arbalestriers et bien mille aultres honmes avoecques euls, et
issirent hors de Saint Omer, et prissent à la couverte le cemin dou
mont de Herfaut. Qant li chevalier et li esquier qui en Tieruane se
tenoient furent segnefiiet de ceuls de Saint Omer, li sires de Brimeu,
li sires de Boubert, li sires de Saint Pi, li sires de Reli, li sires
de Sanci et pluisseur aultre qui là se tenoient, il s'armèrent et
montèrent as chevaus, et issirent de Tieruane, et se missent sus les
camps. Li Flamenc, qui ne voloient aultre cose que pillier le pais, et
puis retourner et estre au soir en l'oost de lors gens, vinrent à
Arques, une grose ville à demi lieue de Saint Omer, et le pillièrent et
robèrent toute, et se cargièrent de ce que il i trouvèrent de dras et
de jeuiaus; et puis à lor departement, il boutèrent le feu dedens, et
en ardirent plus de la moitié, et abatirent les moulins. Et tout ce
veoient li François qui estoient sus les camps, et avoient jà trouvé
l'un l'autre chil de Saint Omer et chil de Tieruane, et se trouvoient
quatre cens lances et douse cens honmes de piet. Chil Flamenc, qui
avoient ceminet toute la nuit et à l'endemain jusques à haute tierce,
estoient tout lasset, et vinrent sus un village que on appelle la
Cauchie et là s'arestèrent; et dissent que il mengeroient et se
reposeroient, et puis il se retrairoient viers Cassiel, car il ne se
sentoient de nului poursievi. Qant il furent là venu ou dit village, li
pluisseur se desarmèrent et se traissent par ostels, et se boutèrent en
gragnes, en maisons et en jardins, et n'estoient en doubte de nului.
Evous venus ces François en deus batailles, et avoient vint banières,
et ordonnèrent lors arbalestriers tout devant, et s'en vinrent en cel
vilage que on dist la Cauchie à frapant à l'esporon, et trouvèrent ces
Flamens, les auquns sus la rue, les aultres tous desarmés, et les
pluisseurs qui buvoient et mengoient.
Qant chil chevalier et esquier furent là venu, et casquns escria son
cri, chil Flamenc furent si esbahi que onques il ne tinrent conroi ne
ordenance, mais tournèrent tous les dos, et se sauvèrent qui sauver se
peurent; et en i ot bien ocis ou village que en cace sus les camps dix
huit cens, et li demorans retournèrent à grant mescief tout desbareté.
Fo 68.
P. 77, l. 3: Cassiel.--_Ms. d'Amiens_: de le castelerie de Cassiel. Fo
51.
P. 77, l. 6: à Saint Omer.--_Ms. d'Amiens_: de Saint Omer. Fo 51.
P. 77, l. 10: Montagut.--_Ms. d'Amiens_: d'Auviergne. Fo 51.
P. 77, l. 10: Rocefort.--_Ms. d'Amiens_: .... li sires d'Achier et tout
grant baron d'Auvergne. Fo 51.
P. 77, l. 12: Aire.--_Ms. d'Amiens_: se tenoient Artisien, li sires
d'Aubegny, li sires de Sanci, li sires d'Avelui, li sires de Creki, li
sires de Kikenpoi, li sires d'Avesquierke, li sires d'Ennekins, li
sires de Reli et li sires de Bassentin. Fo 51.
P. 77, l. 14: Flamens.--_Ms. d'Amiens_: et li Flammencq ossi sus yaux.
Fo 51.
P. 77, l. 17: trois mille.--_Mss. A 1 à 10, 18 à 33_: quatre mille. Fo
73 vo.
P. 77, l. 27: six.--_Mss. A 11 à 14_: sept. Fo 71.
P. 77, l. 27: deus cens.--_Mss. A 11 à 14_: trois cens. Fo 71.
P. 77, l. 27 et 28: bacinés.--_Ms. d'Amiens_: lanches. Fo 51.
P. 77, l. 28: cinq cens.--_Ms. d'Amiens_: sis cens. Fo 51.--_Mss. A 11
à 14_: et environ huit cens bidaux, taffes et petaulx. Fo 71.
P. 78, l. 1: Arkes.--_Mss. A 1 à 6, 20 à 22_: Ardres. Fo 73 vo.
P. 78, l. 14: dis huit cens.--_Ms. d'Amiens_: de trois mille à dis huit
cens. Fo 51.
=§ 134.= P. 79, l. 19: compte.--_Ms. d'Amiens_: Et ne furent à nul
seur, ne pour parolle ne pour priière que messires Robers d'Artois ne
messires Henry de Flandres leur pewissent dire ne faire, jusquez à tant
qu'il se trouvèrent à Ippre, à Popringe et ens leur pays bien avant. Fo
51.--_Ms. de Rome_: Nient mains, tous jours il tenoient leur rieule sus
la fourme que dit vous ai; et n'i demora, avant que il fust jours,
ville ne hamiel à deslogier. Et se trouvèrent li doi chevalier, un
petit apriès solel levant, ensi que tout seuls, sus les camps. Fo 68
vo.
P. 79, l. 24: recordèrent.--_Ms. de Rome_: au roi d'Engleterre, au duch
de Braibant, au duch de Gerlles, au conte de Hainnau et as signeurs. Fo
68 vo.
P. 79, l. 26: esmervilliet.--_Ms. d'Amiens_: Et quant chil de Saint
Omer, d'Aire et de Saint Venant entendirent le deslogement des
Flammens, et coumment en grant haste il s'en aloient, si se partirent
des villes voisinnes et vinrent en ceste meisme plache, et trouvèrent
encorres grans remannans de tentes, de très, de pavillons, de harnois
et de carois. Si prisent et toursèrent tout et en menèrent en leurs
villes, et y eurent grant prouffit. Fo 51 vo.
=§ 135.= P. 79, l. 28: Chils sièges.--_Ms. de Rome_: Li sièges devant
la chité de Tournai dura assés longement onse sepmainnes, trois jours
mains, et tous les jours i avoit fais d'armes ou escarmuce, auquel lés
que ce fust. Par dedens avoit avoecques messire Godemar dou Fai, qui un
lonch temps en avoit eu le gouvrenement, bonne chevalerie et sage, tels
que le conte de Fois, le conte de Conmingnes, le conte d'Ermignach, le
seigneur de Labret, le conte de Qarmain, le signeur de Copane, le
signeur de Qorasse, le signeur de Qoo, le signeur de Barrage, le
signeur de Taride, le signeur de Pincornet et maint aultre, Gascons,
Foisois, Bernès et Labrisiens. Et chil signeur avoient la souverainne
ordenance de la chité; et n'en songnoient les prevos et les jurés et
les honmes de la ville ensi que noient, car la amministration de toutes
coses estoit reservée à ceuls desus dis.
Li rois d'Engleterre, à grant poissance et grant coustage, tenoit là
son siège, car li Alemant n'en faisoient riens, fors que pour l'argent,
et voloient estre paiiet de quinzainne en quinzainne; et estoient là
contournées et enbutes toutes les rentes et revenues d'Engleterre, tant
en l'estat dou roi tenir, que en paiant les Alemans. Li contes de
Hainnau, li dus de Braibant et li dus de Gerles servoient le roi
d'Engleterre à leurs coustages, et messires Jehans de Hainnau aussi;
mais tout li aultre, reservé les Flamens, voloient bien sçavoir
pourquoi et conment il estoient là venu. Et couvint le roi
d'Engleterre, ensi que je fui enfourmés, enprunter à Jaquemon
d'Artevelle, son compère, et à tout le pais de Flandres chienqante
mille mars, monnoie d'Engleterre, avaluée au paiement de Flandres et
d'Engleterre: ce furent deus cens mille florins; et tout fu contourné
en son estat et au paiier ses saudoyers. Et de l'enprunt que li rois
d'Engleterre fist et dou prest aussi, il bailla lettres autentiques,
seelées dou seel le roi et de pluisseurs barons d'Engleterre qui là
estoient, en tesmongnant et en aprouvant les lettres à veritables; mais
Jaquemes d'Artevelle, qui avoit toute la poissance de Flandres en sa
main, i estoit tous pour le roi d'Engleterre; et ne li prioit en secré
et en especialité d'aultre cose que il se vosist tenir tous quois, sans
partir, en Flandres, et vivre des rentes et revenues dou pais et des
aides que on li feroit, et espargnier les revenues d'Engleterre pour
poursievir sa gerre. Et qant li rois d'Engleterre remoustroit ces
proumesses à son consel que Jaques d'Artevelle et li pais de Flandres
de bonne volenté li offroient, li plus de son consel s'enclinoient à ce
que il le presist, et que sa gerre en seroit plus forte et plus belle.
Et qant, sus cel estat, li rois d'Engleterre en parloit au duch de
Gerlles, son serourge, au duch de Braibant, son cousin germain, et au
conte de Hainnau, son frère, il li consilloient tout le contraire et li
remoustroient par pluisseurs raisons que il se meteroit en grant
aventure et peril; car qant il quideroit estre le mieuls d'euls, uns
rumours et uns debas s'esmouveroit à Bruges ou à Gant ou à Ippre de ses
gens as Flamens, selonc ce que Flamenc sont chaut et merancolieus: «il
ociroient tout soudainnement et vous aussi, et puis remanderoient lor
signeur. Il vous soufisse à avoir ce que vous en avés. Tenés les à
amour et ce Jaque d'Artevelle, entrues que il est en sa poissance. Vous
les auerés millours à estre en sus de vous que si proçains, et si serés
hors dou peril, car nuls sires ne se doit trop comfiier en commun
estragne. De trop petit on piert lor grasce et lor amour. Encores vit
lors sires et a un fil. Par ce fil, mais que li rois de France lor
voelle renvoiier, se poront il un de ces jours retourner et ocire ce
d'Artevelle, et trop de soutilleté il a en France. Mais qui poroit
faire une cose, vous avés une fille, Isabiel: se li Flamenc pooient
tant faire par sens et par pratique que il reuissent lor fil; et puis
uns mariages se fist de vostre fille à ce fil, les aliances dou mariage
poroient estre bonnes et moult vous deveroient valoir ou temps à
venir.» Li rois d'Engleterre s'inclina à ce consel et ne prist nul
autre.
Or vous voel je nonmer les contes et les barons qui furent au siège de
Tournai avoecques le roi d'Engleterre, et liquel passèrent la mer
avoecques li: premierement les prelas, l'evesque de Lincole et
l'evesque de Durem; le conte Derbi, le conte d'Arondiel, le conte de
Norhantonne, le conte de Herfort, le conte de Warvich, le conte de
Douvesière, le conte d'Ormont et le conte de Wincestre; barons: le
signeur de Persi, le signeur de Lusi, le signeur de Noefville, le
signeur de Helinton, le signeur de Felleton, le signeur de Braseton, le
signeur Espensier, mesire Renault de Gobehen, mesire Richart de
Stanfort, mesire Thomas de Hollandes, le signeur de Basset, le signeur
de Bercler, le signeur Fil Warin, le signeur Fil Watier, le signeur de
Biaucamp, mesire Jehan de Biaucamp, mesire Rogier de Biaucamp, le
signeur de Hastinges, le signeur de Ferrières, le signeur de Moutbrai,
le signeur de Multon, le signeur de Ware, le signeur de Lanton, le
signeur de Graa, messire Richart la Vace, le signeur de Courtenai, le
signeur de Illecombe, cornillois, le signeur de Talebot, et tant que il
estoient vint et huit barons et diis contes. Je n'ai pas nonmé le conte
de Pennebruq et le conte de Heustidonne qui ausi i estoient. Encores
avoecques tout ce, se la bataille euist esté devant Tournai des deus
rois et de lors aliiés, ensi que on esperoit que elle deuist estre, il
estoient issu hors d'Engleterre avoecques le roi pluissours chevaliers
et signours qui euissent bouté lors banières hors, et avoient lor estat
tout pourveu grant et estofé, et ne desiroient aultre cose. Aussi tout
li signeur, qui là au dit roi d'Engleterre compagnie faisoient, au plus
estofeement conme il pooient, il i estoient, tant de banières, de
pennons, de monteures, de trefs, de tentes, de carroi et de toutes
coses qui à une hoost apertient et est necessaire as gens d'armes.