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Ma tante et mon père étaient dehors de la porte à écouter les pas des

sbires qui entraînaient Hyeronimo dans la nuit; je m'habillai dans

l'ombre, mais, quand je me vis à moitié habillée, avec mes cheveux

longs et bouclés, mal retenus par l'aiguille à la pointe de clou au

sommet de la tête, avec ma veste brodée de vert sur la poitrine, mes

bras nus sortant de ma chemise, mes manches de drap tombant vides le

long de mon corps, ma jupe courte, mes pieds nus dans mes sandales

pailletées qui me couvraient à peine les ongles des doigts, j'eus

peur, et je me dis: «Que vas-tu faire? On te ramassera à la porte de

la ville ou dans la boue des rues comme une balayure de fille, et l'on

te jettera dans un égout de Lucques pour y pourrir avec celles qui ont

vendu leur honneur, et à quoi lui serviras-tu alors, soit pour la vie

soit pour la mort? Tu auras déshonoré son nom et celui de ta mère,

voilà tout!

Mon Dieu! que faire? Et je me mis à pleurer et à prier Dieu en

retombant, la tête sur mon lit, noyée dans mes larmes.

En la relevant pour me renverser en arrière, dans mon désespoir, voilà

qu'une idée me frappe le front, comme une chauve-souris quand la

lumière de la lampe l'éveille et lui fait frôler les ailes contre mes

cheveux.

Cours familier de Littérature - Volume 21 · 第 209 / 222 题