LXXIX

L'aveugle, après avoir bu une goutte de mon _rosoglio_ dans ma gourde,

reprit le récit juste où la veuve l'avait interrompu. . . . . . . . .

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--Quand Hyeronimo remonta de Lucques le soir, bien avant dans la nuit,

à la cabane, il nous raconta que les messieurs de Lucques avaient été

pleins d'honnêteté et de caresses pour lui pendant tout le chemin,

qu'ils s'étaient arrêtés dans toutes les _osteries_ des gros villages

qu'ils avaient rencontrés pour s'y rafraîchir d'un verre de vin, d'une

grappe de raisin, d'un morceau de _caccia-cavallo_, sorte de fromage

dur et brillant, comme un caillou du Cerchio, et que partout on

l'avait forcé de se mettre à table avec eux et de boire comme un

homme, jusqu'à ce que les yeux lui tournassent dans la tête et la

langue dans la bouche, comme pour le faire babiller à plaisir sur Fior

d'Aliza, sa cousine; sur Léna, sa tante; sur l'aveugle et sur sa

famille.

Le capitaine des sbires lui-même, un peu aviné, ne tarissait pas, nous

dit-il, sur la beauté de Fior d'Aliza sortant tout échevelée de la

grotte aux chèvres, s'essuyant les pieds à l'herbe, et les bras à la

laine des petits agneaux qu'elle venait de laver. «Encore un ou deux

printemps,» disait-il tout bas.

Cours familier de Littérature - Volume 21 · 第 155 / 222 题